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Blog de mes curiosités

Articles avec #musique catégorie

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Amour, #opérette, #Europe, #Patrimoine
"Mam'zelle Nitouche" d'Hervé - Opéra de Toulon ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

"Mam'zelle Nitouche" d'Hervé - Opéra de Toulon ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Au commencement, il y eut le désormais incontournable Palazzetto Bru Zane qui proposa à Pierre-André Weitz la mise en scène des Chevaliers de la Table ronde de Louis-Auguste-Florimond Ronger dit Hervé. Contemporain d'Offenbach, Hervé est considéré come un des pères de l'opérette et pourtant le public n’a retenu de lui que Mam’zelle Nitouche, popularisée par le cinéma et  que le même Pierre-André Weitz décide de mettre en scène également.

Mam'zelle Nitouche est une opérette ou comédie-vaudeville en trois actes et quatre tableaux sur un livret d’Henri Meilhac et Albert Millaud mise en musique par Hervé et créée au Théâtre des Variétés à Paris le 26 janvier 1883. Elle suit les frasques de l'organiste Célestin, professeur de musique au couvent des Hirondelles qui se transforme en Floridor (Hervé se prénomme Louis-Auguste-Florimond), compositeur à succès de musique légère la nuit. Une de ses élèves la jeune Denise de Flavigny devient à son tour Mam'zelle Nitouche, chanteuse à succès séduisant sous ce déguisement son propre fiancé, le lieutenant des dragons Fernand de Champlatreux.

Comme l’a déclaré un jour Jalil Lespert lors du tournage de Pas sur la Bouche d’Alain Resnais, face à ce type d’ouvrage, « il faut en faire des caisses ». Et Pierre-André Weitz ne s’en est pas privé. Prenant appui sur une tournette qui permettra tout au long du récit de jongler avec les trois lieux de l’action : le pensionnat, la scène et ses coulisses, elle symbolise ce tourbillon de la vie ; elle deviendra d’ailleurs le carrousel, le manège de la vie sur laquelle les personnages apparaitront et disparaitront. 

Et pour imprimer du rythme à l’ensemble, Pierre-André Weitz joue à plein avec les dualités omniprésentes dans l’ouvrage : double vie de Célestin, double vie de Denise de Flavigny, double vie de Fernand de Champlatreux qui, quoique fiancé se retrouve au cabaret, dualité frère-sœur (Mais c’est mon frère, ma sœur ! s’exclame la supérieure), dualité renforcé par le duo Olivier Py/Miss Knife jouant le double rôle de Loriot et de la Supérieure empruntant au passage voix et diction à l’inénarrable Micheline Dax.

Ce personnage haut en couleur tranche avec la rigueur de Sandrine Sutter dont chacun regrette que le rôle ne soit pas un rôle chanté quoique ses talents de comédienne en fassent une sœur revêche et rigoriste à souhait. Damien Bigourdan omniprésent dans ses deux rôles de Célestin et Floridor se démène sur scène tandis que  Lara Neumann dans le rôle-titre et Samy Camps en Fernand de Champlatreux complètent avec beaucoup de charme et d’énergie un plateau dynamique à souhait. 

Rien n’est négligé, l’ensemble du plateau bouge, chante, boit, rit, danse avec une frénésie communicative multipliant les effets et les excès pour le plus grand bonheur d’une salle qui ne demandait qu’à rire. Seul  Jean-Pierre Haeck à la baguette n’a pas dû s’amuser follement, menacé jusqu’à la dernière minute par une grève potentielle des musiciens qui aurait contraint le public à entendre la musique dans une réduction à deux pianos.

Accueilli par des ouvreuses cocardées et par un coq sur scène, la proposition présentée comme un opéra révolutionnaire, n’aura finalement pas livré tous ses secrets laissant le spectateur à ses conjectures.

Opéra de Toulon  - "Mam'zelle Nitouche" d'Hervé - Damien Bigourdans, Lara Neumann, Samy Camps et Olivier Py ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comOpéra de Toulon  - "Mam'zelle Nitouche" d'Hervé - Damien Bigourdans, Lara Neumann, Samy Camps et Olivier Py ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
Opéra de Toulon  - "Mam'zelle Nitouche" d'Hervé - Damien Bigourdans, Lara Neumann, Samy Camps et Olivier Py ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comOpéra de Toulon  - "Mam'zelle Nitouche" d'Hervé - Damien Bigourdans, Lara Neumann, Samy Camps et Olivier Py ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Opéra de Toulon - "Mam'zelle Nitouche" d'Hervé - Damien Bigourdans, Lara Neumann, Samy Camps et Olivier Py ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Epoque moderne, #Epoque contemporaine, #Europe
Auditorium Rainier III - OPMC - Anne-Sophie Mutter ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Auditorium Rainier III - OPMC - Anne-Sophie Mutter ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Sont-ils venus pour la grande violoniste Anne-Sophie Mutter ? Sont-ils venus pour le Concerto pour violon n°1 KV 207 de Wolfgang Amadeus Mozart ? Sont-ils venus pour la Symphonie n° 9  D. 944, La Grande de Franz Schubert ? Seraient-ils venus pour Sur le même accord, Nocturne pour violon et orchestre d’Henri Dutilleux ? Toujours est-il qu’il n’y a plus aucune place à la location depuis des semaines pour le concert exceptionnel d’Anne-Sophie Mutter avec l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo sous la direction de Lawrence Foster.

Les amoureux de la musique de notre temps auront été ravis d’entendre  Sur le même accord, Nocturne pour violon et orchestre d’Henri Dutilleux, commande de l’Orchestre Philharmonique de Londres, composé au début de notre siècle, dont Anne-Sophie Mutter est dédicataire. Cette pièce, créée le 28 avril 2002 au Royal Festival Hall de Londres par Anne-Sophie Mutter elle-même et le London Philharmonic Orchestra sous la direction de Kurt Masur, n’est pas une première en Principauté car interprétée par David Lefebvre et l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo sous la baguette de Lawrence Foster il y a cinq ans.

Pour récompenser les amoureux de la musique patrimoniale qui ont attendu bien sagement pendant ces dix minutes contemporaines, deux valeurs sûres :  le Concerto pour violon n°1 KV 207 de Wolfgang Amadeus Mozart et la Symphonie n° 9  D. 944, La Grande de Franz Schubert. Comme le violon a l’air d’une simplicité extrême avec Anne-Sophie Mutter. C’est le secret des Grand-e-s de nous faire apparaître comme simples des gestes qui ont demandé des années de travail assidu et acharné. Quoiqu’elle joue, le calme visiblement imperturbable d’Anne-Sophie Mutter, sa parfaite maîtrise impressionnent une grande partie du public tout en laissant certains autres de marbre.

Sans doute l’interprétation de la symphonie de Franz Schubert a-t’elle été remarquablement dirigée par Lawrence Foster et brillamment interprétée par l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo mais placée en seconde partie après une telle prestation, elle a semblé passer inaperçue ; Anne-Sophie Mutter avait mis au prélable presque tout le monde Sur le même accord.

Auditorium Rainier III - OPMC - Anne-Sophie Mutter ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comAuditorium Rainier III - OPMC - Anne-Sophie Mutter ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comAuditorium Rainier III - OPMC - Anne-Sophie Mutter ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Epoque contemporaine, #Amérique latine, #Europe
Théâtre Michel Daner - Beausoleil - ATriango ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Théâtre Michel Daner - Beausoleil - ATriango ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Dans le cadre de ses activités, l’association pour la Promotion et le Développement de l’Accordéon et du Bandonéon, rarement à court d’idées, a accueilli salle Michel Daner à Beausoleil le samedi 30 septembre 2017 l’ensemble ATriango pour un concert intitulé Aux Couleurs du Pays. Ce trio composé d’Ariane Granjon au violon, Javier Estrella aux percussions et de Max Bonnay à l’accordéon et au bandonéon est original à plus d’un titre.

La première originalité de ce trio tient à sa composition même. Si le public est habitué aux ensembles piano, cordes et accordéon/bandonéon, l’alliance des percussions avec le violon, l’accordéon et le bandonéon est nettement plus rare. Partant de ce constat, rares sont les œuvres écrites pour ce type de formation et c’est donc à un gigantesque travail d’arrangement préalable qu’a dû se livrer le trio.

La seconde originalité de la soirée est venue du programme lui-même ; Aux couleurs du pays aurait pu s’appeler également Aux couleurs des époques tant la proposition est un voyage dans le temps et dans l’espace. Dans l’espace d’abord car si certains compositeurs sont latino-américains (Astor Piazzola, Paquito D’Rivera), d’autres sont issus d’Espagne (Manuel de Falla) et même d’Europe de l’Est (Bohuslav Martinu, Igor Stravinsky) quand d’autres encore ont un pied en Amérique latine, un pied en Europe (Gustavo Beytelmann, Lalo Zanelli). Mais le temps s’invite aussi dans ce voyage entre compositeurs nés au XIXème siècle (Manuel de Falla, Igor Stravinsky) et compositeurs encore en activité (Paquito D’Rivera, Gustavo Beytelmann, Lalo Zanelli).

Enfin la dernière originalité du trio et de ce concert réside en sa capacité à faire entendre un programme exigent, en l’interprétant magistralement tout en accompagnant le public pas à pas soit en présentant les compositeurs soit en distillant une histoire de la musique, des instruments ou du trio lui-même. Et encore merci pour cette triple originalité.  

Théâtre Michel Daner - Beausoleil - ATriango ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comThéâtre Michel Daner - Beausoleil - ATriango ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comThéâtre Michel Daner - Beausoleil - ATriango ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Théâtre Michel Daner - Beausoleil - ATriango ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié dans : #Musique, #Epoque contemporaine, #Danse
Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo - Grimaldi Forum ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo - Grimaldi Forum ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Cinq jours après le Concert de Gala des Amis de l'Orchestre avec  Evgeny Kissin au Piano sous la direction de Lawrence Foster, le concert d’ouverture de la saison de l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo  lui répondait avec un autre pianiste de renom : Boris Berezovsky sous la direction du Maître des lieux : Kazuki Yamada. La saison 2017-2018 de l’Orchestre philharmonique de la Principauté s’annonçait donc sous les meilleurs auspices.

Le programme proposé par Boris Berezovsky comprenait le Concerto n°1 pour piano de Frantz Liszt et Totentanz, l’une des pièces les plus difficiles du répertoire. Consciencieusement installé, le public attendait donc ce moment en toute confiance, la réputation de Boris Berezovsky n’étant plus à faire. Et pourtant… certains, peu nombreux il est vrai, ont frémi dès les premières mesures : l’entame est plutôt brouillonne, pas inintéressante mais brouillonne. Fort heureusement, très rapidement,  à peine quelques mesures plus loin, Boris Berezovsky avait repris le total contrôle de son concert et nous réservait une prestation qui restera dans les annales de l’orchestre.

Pour ceux qui commencent à connaître Kazuki Yamada, rien d’étonnant que la prestation lisztienne de Boris Berezovsky soit encadrée par deux chefs d’œuvres de la musique française que le maestro a ramenée avec lui lors de sa nomination. En forme de mise ne bouche,  Gigues la première des trois Images pour orchestre écrites par Claude-Achille Debussy au début du siècle fascine toujours plus de cent ans après sa création. Les amateurs de musique française et de Claude Debussy en particulier ont simplement regretté qu’Iberia et Rondes de Printemps les deux autres Images n’aient pas accompagné Gigues.

Comme les Images pour orchestre sont les dernières œuvres de Claude Debussy avant les compositions destinées au ballet, Daphnis et Chloé, symphonie chorégraphique pour chœur et orchestre de Maurice Ravel semblait s’imposer naturellement pour compléter un programme riche en surprises.  Si Kazuki Yamada aime la musique française, elle lui  sied à ravir et ce concert d’ouverture l’a une nouvelle fois démontré.

Et ces trente seconde d’angoisse n’auront donc servi qu’à épicer deux heures de pur bonheur.

Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comOrchestre Philharmonique de Monte-Carlo ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comOrchestre Philharmonique de Monte-Carlo ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Musique, #Amérique du Nord
" Patti Cake$ "  de Geremy Jasper ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

" Patti Cake$ " de Geremy Jasper ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Elle rêve. Mais à quoi peut rêver Patricia Dombrowski, alias Patti Cake$, 23 ans, serveuse dans un bar miteux dans sa petite ville du New Jersey ? Mais de devenir une star pardi ! Et pas n’importe quelle star, une star qui se jette dans le public en délire qui l’acclame sous le feu des projecteurs. Ce qui pourrait n’être qu’une entame banale finit pourtant par symboliser le film tout entier.   

En plus d’être évidemment serveuse dans un bar évidemment miteux, Patti Cake$ doit s’occuper de sa grand-mère à la santé évidemment chancelante dont la couverture santé ne tient qu’à un évident fil. De plus, elle doit supporter une mère chanteuse évidemment ratée et évidemment instable. Et certains critiques parlent encore d’un film qui piétine les clichés…

Tant d’évidences pourraient être un prétexte à montrer l’Amérique sans le rêve, l’Amérique sans le  « way of live », les États-Unis des déclassés, les États-Unis qui n’ont plus que leur rêve pour survivre sauf que le plus « feel good movie »  de l’année vient nous parachever l’évidence avec un « happy end » à la conte de fée qui contredit tout le propos. Certes Patti Cake$ se fait lourder de son travail, perd la couverture santé de sa grand-mère, part dans un concours musical fort mal outillée, le perd mais récupère tout à la fin : sa mère, l’argent, le contrat avec une maison de disque … tout !

La musique aurait pu sauver l’ensemble mais même sur ce chapitre, le film ne nous livre uniquement ce que la création musicale peut produire de plus vulgaire. Loin de la performance cinématographique et musicale de Sonita de Rokhsareh Ghaem Maghami, sorti l’an dernier le rap et le slam de Patti Cake$ dans ses « battles » sur parking deviennent une performance carrément en dessous de la ceinture. Verbiage d’insultes et de grossièretés, il ne sauve pas l’ensemble.

 

 « Patti Cake$ » - Drame musical de Geremy Jasper avec Danielle Macdonald, Bridget Everett, Siddharth Dhananjay – États-Unis - Date de sortie 30 août 2017 – Durée : 1h 49min

Nice - Cinéma Rialto ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comNice - Cinéma Rialto ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Nice - Cinéma Rialto ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #architecture, #Patrimoine, #Moyen âge, #Musique, #Photographie, #Religion, #Tourisme
Abbaye de l'Épau - Sarthe ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Abbaye de l'Épau - Sarthe ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Qui veut comprendre la subtilité monastique du Moyen-âge peut se rendre dans la Sarthe et aller à la rencontre de deux abbayes si proches et si lointaines à la fois : l’abbaye de Solesmes et l’abbaye de l’Épau. L’une vit encore au rythme des laudes, sexte, none, vêpres et complies tandis que la seconde a adopté un rythme plus touristique. Si elles sont toutes deux bénédictines, la clunisienne Solesmes est encore habitée par les moines tandis que la cistercienne abbaye de l’Épau appartient désormais au conseil général de la Sarthe.

La plus ancienne est l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes dont les origines remontent à 1010. La charte de fondation est confirmée le 30 mars 1073 par Guillaume le Conquérant, suzerain du nouveau seigneur de Sablé, Robert le Bourguignon. Le Templier Robert de Sablé, seigneur de Sablé, grand-maitre de l'Ordre du Temple et compagnon de Richard Cœur de Lion durant la troisième croisade lui fait don d’une partie des redevances. La  dalle funéraire de ce généreux bienfaiteur est d’ailleurs toujours  visible dans l'église abbatiale.

L'abbaye de l'Épau est en revanche fondée en 1229 par la reine Bérangère veuve de Richard Cœur de Lion décédé trente ans pus tôt. Agée de 59 ans âge respectable pour l’époque, elle cherche à s’attirer avant de succomber les grâces du Très Haut qui la fera d’ailleurs passer de vie à trépas l’année suivante lui permettant de rester définitivement dans l’abbaye qu’elle a fondée.

La révolution vide les lieux de ses occupants : l’abbaye de Solesmes devient la maison de campagne d'un certain Henri Lenoir de Chantelou tandis que l’abbaye de l’Épau est transformée en gigantesque hangar agricole. Le cloître disparaît vers cette époque.

L'abbaye de l’Épau qui a failli disparaitre à plusieurs reprises se trouve définitivement sauvée par le conseil général de la Sarthe qui l’acquiert en 1958. L’abbaye de Solesmes connaît une autre trajectoire. Le 11 juillet 1833 la vie monastique reprend au prieuré de Solesmes grâce à un groupe de jeunes prêtres du diocèse du Mans emmenés par l'abbé Prosper Guéranger. Ré-expulsés au moment de la séparation de l’Église et de l’État, les moines ont la permission de revenir au cours de l'année 1922 accueillant plusieurs personnalités par la suite notamment le poète Pierre Reverdy.

L’une comme l’autre, les deux abbayes ont une mission culturelle désormais assumée dans le siècle : celle de Solesmes, haut-lieu du chant grégorien, est également connue pour les nombreux enregistrements de musiques ancienne et baroque. Si elle ne se visite que très partiellement, elle ouvre les portes de son église abbatiale pour une simple visite patrimoniale entre deux offices ou pour lesdits offices. Seul bémol, les moines que le public croise  semblent porter toute la misère du monde sur leurs frêles épaules et ça a l’air plutôt lourd à l’exception de celui qui officie au magasin et qui doit livrer quotidiennement un combat contre le démon  qui le harcèle : l’ordinateur relié à sa caisse enregistreuse.

L’abbaye de L’Épau a choisi une autre voie : des expositions photographiques accueillent le visiteur. Si abondance de biens ne nuisait pas, l’abbaye de l’Épau pourrait sembler de ce point de vue exceptionnelle. Mais le parti pris de l’accumulation d’expositions diverses et variées dans le dortoir des moines, l’église abbatiale, le scriptorium, la salle capitulaire et les jardins frise l’indigestion. Les différentes expositions sont inégales, quelques unes montrent un certain intérêt mais rien ne semble les rattacher au lieu dans lequel elles se trouvent, comme si elles étaient étrangères  en ce monde, comme une greffe qui ne prendrait pas, comme une paire de guêtres à un lapin.

Cependant, ni la mélancolie des moines de l’une, ni la surexposition de l’autre ne sauraient  détourner            le public de ces deux lieux qui invitent au calme, à la retenue et à la méditation.

abbaye Saint-Pierre de Solesmes et Abbaye de l’Épau ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comabbaye Saint-Pierre de Solesmes et Abbaye de l’Épau ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Publié dans : #Danse, #arts numériques, #Musique, #Patrimoine
Ballets de Monte-Carlo - « L’Été danse » - "Massâcre" de Jeroen Verbruggen - "Memento Mori" de Sidi Larbi Cherkaoui ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Ballets de Monte-Carlo - « L’Été danse » - "Massâcre" de Jeroen Verbruggen - "Memento Mori" de Sidi Larbi Cherkaoui ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Deux habitués des Ballets de Monte-Carlo proposent dans le cadre de L’Été danse deux créations mondiales avec une contrainte de plateau : base de scénographie unique : le carré du plateau contre un disque de lumière aérien. Cette scénographie en mode « quadrature du cercle », pose immédiatement l’opposition entre le carré représentant le monde créé, la matière, le savoir et le cercle symbolisant l’infini, les puissances célestes, la Connaissance. Mais comment combiner la quadrature du cercle ?  

Jeroen Verbruggen dans Massâcre revient aux fondamentaux avec une vision du Sacre du Printemps qui tranche avec les interprétations qu’ont pu en donner les grands chorégraphes de Martha Graham à Georges Momboye ou Marie Chouinard en passant par Maurice Béjart, Pina Bausch, Jean-Claude Gallotta ou Angelin Preljocaj. Le Centenaire des Ballets russes dignement fêté en 2010 en Principauté en avait proposé plusieurs interprétations.

Sur une interprétation de l’œuvre d’Igor Stravinsky arrangée par Benjamin Magnin, Jeroen Verbruggen donne le ton : il inverse la proposition et tente de faire revivre, dans d’autres conditions, la réception de l’œuvre à ses origines. Il bouscule donc les codes d’une œuvre qui les avait déjà profondément bouleversés cent ans plus tôt. L’arrangement musical de Benjamin Magnin saccade un peu plus la partition donnant aux gestes chorégraphiques cette apparente forme heurtée. A la scénographie organique, terreuse de Pina Bauch Jeroen Verbruggen opte pour une scénographie métallique, post-humanisée que l’on retrouve dans l’asepsie de certains jeux vidéos que les costumes édulcorés à la fois gomment et renforcent. L’accueil est plutôt frais pour une proposition pourtant innovante.

Memento Mori de Sidi Larbi Cherkaoui est en revanche suivie d’une ovation. Hormis le côté virtuel, tout oppose les deux propositions, ce qui explique sans doute la différence de réception. Sidi Larbi Cherkaoui joue à plein la dimension science fiction et l’imaginaire de la Guerre des Étoiles.  Contrairement à la conception de Jeroen Verbruggen, la danse se fait ici plus ronde, plus fluide, plus onctueuse. Les mouvements collectifs ou individuels s’enchainent sans heurts simplement interrompus à deux reprises par deux interventions parlées qui tombent à plat car peu audibles et en anglais… deux bonnes raisons de s’en passer ! La création musicale de Woodkid qui accompagne finit contrairement à la chorégraphie par délaisser l’onctueux pour le poisseux, elle n’offre aucun intérêt sinon de faire entendre quelque chose qui plaît à tout le monde et à personne et effectivement, vue l’ovation, ça fonctionne !

Ballets de Monte-Carlo - « L’Été danse » - "Massâcre" de Jeroen Verbruggen - "Memento Mori" de Sidi Larbi Cherkaoui ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comBallets de Monte-Carlo - « L’Été danse » - "Massâcre" de Jeroen Verbruggen - "Memento Mori" de Sidi Larbi Cherkaoui ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comBallets de Monte-Carlo - « L’Été danse » - "Massâcre" de Jeroen Verbruggen - "Memento Mori" de Sidi Larbi Cherkaoui ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Ballets de Monte-Carlo - « L’Été danse » - "Massâcre" de Jeroen Verbruggen - "Memento Mori" de Sidi Larbi Cherkaoui ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #baroque, #Epoque moderne
17èmes Musicales du Trophée – La Turbie - Ensemble Concerto di Viole ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

17èmes Musicales du Trophée – La Turbie - Ensemble Concerto di Viole ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Selon l’adage romain et à La Turbie à deux pas du trophée, cela semble de circonstance Là où Attila passe, les champs trépassent, sauf que depuis deux ans aux  Musicales du Trophée de La Turbie, l’adage est devenu Là où Barbara vient, le  baroque se tient. En effet l’alliance entre Ars viva et son directeur artistique Michel Mugot et Barbara Begelsbacher grande promotrice des musiques ancienne et baroque permet annuellement d’assister à un concert original d’une qualité infinie.

Pour son troisième concert, Ars Viva accueille l’ensemble Concerto di Viole pour un concert intitulé Promenades baroques, véritable invitation rétrospective au voyage dans la musique française pour ensemble de violes de gambe accompagnées par la très inspirée Annick Fiaschi-Dubois, musicologue spécialiste de Marc-Antoine Charpentier.  Rebeka Rusó, Brian Franklin, Arno Jochem et Brigitte Gasser qui ont tous étudié à divers moments à la Schola Cantorum Basiliensis sont réellement virtuoses. En jouant sur des violes de différentes tailles, qui reproduisent le timbre des voix humaines aux différents âges de la vie (enfance, adolescence, maturité vieillesse), ils ont suscité à la fois la curiosité de découvrir tous ces types de viole et l’admiration pour leur virtuosité.

L’attraction de la soirée était bien évidemment la viole de gambe du luthier autrichien Jakobus Stainer né vers 1619 à Absam près d’Innsbruck et décédé en 1683 ce qui en fait un contemporain et un voisin de mes plus lointains ancêtres, les Hopp, avant qu’ils ne migrent après la guerre de Trente ans pour repeupler le plus catholiquement du monde la Lorraine dévastée. Facilement reconnaissable à sa tête de lion, elle est tenue par Rebeka Rusó.

Avec Départ à l’aube, le quatuor donne le ton de la soirée  la soirée en mélangeant musique ancienne du XVIème siècle (Etienne Moulinié) et musique baroque de la première partie du règne de Louis XIV avec Henry du Mont. Le reste de la soirée est plus chronologique avec Sur le Chemin des monastères qui propose deux œuvres du XVIème l’une civile d’Eustache du Caurroy reprenant le thème d’Une jeune Fillette, air emblématique de l’époque dans ses quatre fantaisies, l’autre plus spirituelle  avec le cantique Mit Ernst, o Menschenkinder de Hans Leo Hassler. La courte excursion dans l’Angleterre d’Henry Purcell redonne à l’auditoire une  vigueur que le cantique avait temporairement réfrénée.

La seconde partie de la soirée met en avant deux grands violistes de l’époque du Roi Soleil : Marin Marais que le film d’Alain Corneau Tous les Matins du monde avait fait découvrir au grand public et François Couperin que chacun connait par l’hommage que lui a rendu Maurice Ravel. Enfin Pour le coucher du Roi et du public, le concert pour quatre parties de violes  de Marc-Antoine Charpentier ont achevé le tour d’un  siècle  de violes avec quatre musiciens inspirés.

17èmes Musicales du Trophée – La Turbie - Ensemble Concerto di Viole ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com17èmes Musicales du Trophée – La Turbie - Ensemble Concerto di Viole ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Amour
17èmes Musicales du Trophée à La Turbie - Concert Richard Wagner

17èmes Musicales du Trophée à La Turbie - Concert Richard Wagner

Il fallait oser… ils l’ont fait. Pour son premier concert, l’association Ars Viva dans le cadre des 17èmes Musicales du Trophée à La Turbie n’a pas lésiné. Douze musiciens, pas un de plus pas un de moins et une Mezzo soprano dirigés par la facétieux Fabrice Pierre ont interprété des œuvres de Richard Wagner dans l’église Saint-Michel de La Turbie.  Difficile de dire lequel des deux exploits est le plus osé : jouer des œuvres de Richard Wagner en formation de poche ou faire résonner des héros païens (Prélude et Mort d’Isolde et le Siegfried Idyll) et louer les amours coupables sous-tendues par les Wesendonck Lieder dans un édifice consacré. L’ensemble était présenté comme d’habitude par la talentueuse Annick Fiaschi-Dubois.

S’il est un lien entre les trois pièces proposées, c’est bien l’amour mais l’amour sous toutes ses formes. Amour paternel avec Siegfried Idyll, composé pour la naissance de Siegfried Wagner son troisième enfant conçu avec Cosima von Bülow en juin 1869. Amours coupables avec les Wesendonck Lieder, écrits sur des poèmes de Mathilde Wesendonck, femme d'un des mécènes de Wagner et fruits de leur… très étroite relation dans la serre. Et enfin amours impossibles avec le Prélude et la Mort d’Isolde.

Si certains nourrissaient des doutes légitimes sur l’interprétation, la prestation de l’orchestre de poche a fait merveille emplissant l’édifice baroque d’une musique que ses occupations habituelles ne lui laissent pas le temps d’écouter. Les douze musiciens majoritairement issus de l’orchestre philharmonique (Liza Kerob et Gianni-Battista Ermacora  au violon, Federico Hood à l’alto, Thierry Amadi au violoncelle, Mariana Vouytcheva à la contrebasse, Noëlle Fichou-Vera à la harme, Raphaëlle Truchot-Barraya à la flûte, Mathieu Bloch au hautbois, Michel Mugot au basson, Didier Favre au cor et Gérald Rolland à la trompette) ont prouvé que le grand Richard était soluble dans le nombre.

Hormis Siegfried Idyll composé dès l’origine pour 13 musiciens, les deux autres œuvres nécessitent un effectif plus important  et une Mezzo Soprano. Pauline Loncelle entourée par les musiciens donne corps à Isolde et redonne vie à Mathilde Wesendonck. Son interprétation est parfaite et l’équilibre entre musiciens et chanteuse est idéale. Il est impressionnant de constater en tant que spectateur que les réactions que provoque la Mort d’Isolde sont intactes quel que soit l’effectif.

Enfin, si d’aventure la Mort d’Isolde vous a plongé dans une profonde mélancolie, retournez au curriculum vitae du facétieux Fabrice Pierre et parcourez le. Vous y apprendrez entre autres qu’il mène une double carrière (bien connue sous le nom de carrière de Pierre) ou encore qu’il a toujours été apprécié tant pour ses interprétations raffinées et rigoureuses que pour l’appétit et le bon goût avec lesquels il affronte les périls liés aux diners après-concerts (sic) ou enfin qu’il est invité dans de grands festival internationaux (Kuhmo, Prades, … Evian, Vichy et San Pellegrino).

Émotions, talents et humour, quelle merveilleuse soirée !

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Europe, #Amour, #Violence, #Opéra, #Epoque moderne, #Bad boys, #Religion, #Politique, #Jalousie, #mort, #guerre
Le Prophète de Giacomo Meyerbeer - Théâtre du Capitole - Toulouse ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Le Prophète de Giacomo Meyerbeer - Théâtre du Capitole - Toulouse ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Evénement au Capitole de Toulouse et retour indirect de Voltaire après Candide (http://un-culte-d-art.overblog.com/2016/12/musique-theatre-du-capitole-toulouse-candide-energie-joie-et-optimisme-pour-la-fin-de-l-annee.html) avec la résurrection du Prophète, opéra en cinq actes de Giacomo Meyerbeer sur un livret d'Eugène Scribe et Émile Deschamps d'après l'Essai sur les mœurs et l'esprit des nations  de Voltaire. Véritable phénomène au cours du XIXème siècle, Le Prophète a finalement déserté les scènes françaises notamment en raison de ses coûts de production.

L’intrigue suit la vie de Jean de Leyde entre Dordrecht et Münster en Allemagne à l’époque du grand déchirement entre catholiques et protestants en Europe au XVIème siècle. Jean de Leyde, chef protestant des anabaptistes et autoproclamé « roi de Sion », directement inspiré par ses visions divines affirmées, administra la communauté anabaptiste de Münster de  février 1534 à juin 1535 en autocrate dans un climat délirant loin de toute préoccupation religieuse sérieuse. Marguerite Yourcenar dans L’œuvre au noir retrace également  cet épisode.

Dans la fosse, Claus Peter Flor, invité régulier du théâtre du Capitole et spécialiste des répertoires allemand et autrichien, montre toute son habileté dans le grand opéra français. Pendant trois heures quarante, il fait résonner l’orchestre faisant ressortir toutes les couleurs de l’œuvre.  Sur scène, le plateau n’est pas franchement francophone mais, heureuse surprise, la diction est parfaite même si elle s’épuise pour certains à la fin de l’œuvre.  John Osborn  toujours  en forme tient le rôle titre, sa mère scénique Fidès et sa fiancée scénique Berthe sont remarquablement interprétées par Kate Aldrich et Sofia Fomina. Les trois anabaptistes, Zacharie, Mathisen et Jonas qui reviennent de manière récurrente sont respectivement et parfaitement incarnés par Dimitry Ivashchenko, Thomas Dear (le seul francophone du groupe) et Mikeldi Atxalandabaso. Seul Leonardo Estévez fait une entrée catastrophique en Comte d’Oberthal avant de se rattraper dans le peu qu’il  lui reste à chanter.

Stefano Vizioli signe la mise en scène et c’est sans doute la partie la plus fragile de l’œuvre. Sa conception offre un certain nombre de qualités, il est notamment bien secondé par Alessandro Ciammarughi pour les décors et les costumes et par Guido Petzold qui module les espaces avec ses lumières. Les mouvements chorégraphiques très marqués par l’époque de l’œuvre même retravaillés par Pierluigi Vanelli  font anachroniques mais, surtout, sans travail et sans pensée réelle sur l’ambivalence de Jean de Leyde, véritable despote aux visions mystiques, Stefano Vizioli en fait un simple opportuniste alors que son personnage est beaucoup plus tourmenté. Cela ne lui permet pas de  travailler les tunnels de l’œuvre notamment dans sa dernière partie.  Cependant, le fait même de voir l’œuvre ressurgir atténue fortement ce bémol sur la conception du personnage central.

Le Prophète de Giacomo Meyerbeer - Théâtre du Capitole - Toulouse ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com Le Prophète de Giacomo Meyerbeer - Théâtre du Capitole - Toulouse ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com Le Prophète de Giacomo Meyerbeer - Théâtre du Capitole - Toulouse ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Le Prophète de Giacomo Meyerbeer - Théâtre du Capitole - Toulouse ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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