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Blog de mes curiosités

Articles avec #epoque contemporaine catégorie

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Arts plastiques, #Antiquité, #Epoque contemporaine, #Amour
"Chagall, sculptures" - Musée National Marc Chagall de Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

"Chagall, sculptures" - Musée National Marc Chagall de Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Une soixantaine d’œuvres dans le cadre de l’exposition Chagall, sculptures ont rejoint les salles du Musée National Marc Chagall de Nice prolongeant et dépassant ainsi le seul Message Biblique de la collection permanente du lieu. Issues de collections privées, elles sont exposées à Nice jusqu’au 28 août 2017 après l’exposition parisienne du Grand Palais avant de s’envoler pour le Japon.

A son installation à Vence dans les années 1950, Chagall diversifie techniques et supports. Le vitrail, la gravure, la mosaïque, la céramique et la sculpture deviennent ses nouveaux centres d’intérêt. Dans le domaine de la sculpture, il alterne comme le montre l’exposition bas-reliefs et rondes-bosses en utilisant tout type de pierre : pierre de Rognes, pierre du Gard, marbre de Carrare ou simples galets de la plage.

Les sculptures répondent parfois à des commandes qu’elles soient publiques comme les œuvres réalisées pour les fonts-baptismaux de l’église Notre-Dame-de-Toute-Grâce du plateau d’Assy par exemple ou privées comme les pièces réalisées pour la cour intérieure de l’hôtel particulier d’Ira Kostelitz à Paris en 1966.

Le public retrouve évidemment dans les sculptures les thèmes de prédilection de Marc Chagall. Les personnages bibliques comme Jacob et son célèbre songe ou encore les amours de David et Bethsabée sont récurrents. Le bestiaire est omniprésent avec les chevaux, les coqs et les chèvres. L’hybridation homme-animal se retrouve dans beaucoup de sculptures. Mais il manque évidemment un élément fondamental dans les sculptures : la luminosité des couleurs vives de Marc Chagall, ses bleus, ses jaunes, ses rouges.

C’est sans doute la raison pour laquelle les commissaires de l’exposition Anne Dopffer, commissaire général, conservateur général du patrimoine, directrice des musées nationaux du XXème siècle des Alpes-Maritimes et Johanne Lindskog, commissaire, conservatrice du patrimoine au musée national Marc Chagall ont tenu à compléter, opposer, mettre en miroir œuvres picturales et sculptures de l’artiste. Si les œuvres dialoguent entre elles selon la formule consacrée, elles prennent certaines fois l’aspect de la présentation de l’étude et de sa réalisation picturale et ce n’était pas sans doute l’effet recherché.

"Chagall, sculptures" - Musée National Marc Chagall de Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com"Chagall, sculptures" - Musée National Marc Chagall de Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
"Chagall, sculptures" - Musée National Marc Chagall de Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com"Chagall, sculptures" - Musée National Marc Chagall de Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
"Chagall, sculptures" - Musée National Marc Chagall de Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com"Chagall, sculptures" - Musée National Marc Chagall de Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

"Chagall, sculptures" - Musée National Marc Chagall de Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Arts plastiques, #Epoque contemporaine
Nice 2017, Ecole(S) de Nice - MAMAC - Nice - A propos de Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Nice 2017, Ecole(S) de Nice - MAMAC - Nice - A propos de Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Comme les années passées, la Ville de Nice propose une exposition estivale et automnale d’envergure du 24 juin au 15 octobre 2017 intitulée Nice 2017, Ecole(S) de Nice dont le commissariat général est assuré par Jean-Jacques Aillagon. Cette exposition générique regroupe quatre expositions dans quatre lieux emblématiques de l’art dans Nice: Le MAMAC (Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain), le Musée Masséna, la Galerie des Ponchettes et le 109.

Si l’ensemble des expositions marque les 70 ans de l‘École de Nice, celle du MAMAC intitulée A propos de Nice constitue un double clin d’œil : clin d’œil à l’exposition A propos de Nice en 1977 à l’ouverture du Centre Pompidou qui fête ses quarante ans et clin d’œil à l’emblématique film éponyme de Jean Vigo lui-même source d’encyclies avec le film A propos de Nice, la suite réalisé par sept cinéastes en 1995.

Dans une exposition de ce type qui traite  de l’art réalisé sur le territoire de l’exposition, le public cherche souvent voire toujours  à reconnaître tel ou tel artiste, tel ou tel acteur qu’il a connus. Mais au fait ? Qu’est-ce que l’École de Nice ? Selon Wikipedia, L'École de Nice est un courant artistique qui s'est développé à Nice à partir de la fin des années 1950 et qui a regroupé de nombreux artistes devenus internationaux. Elle s'inscrit à la croisée de plusieurs mouvements comme le Nouveau réalisme, Fluxus, Supports/Surfaces...

Pour définir l’École de Nice, le choix s’est porté sur quelqu’un que nous sommes légion à avoir cherché en photo dans l’exposition,  Raphaël Monticelli.  Raphaël Monticelli a défini en son temps l’École de Nice par son inverse : elle n’est pas l’ensemble de tous les artistes qui œuvrent dans la région niçoise. En revanche elle regroupe tout artiste distant de tout académisme, de toute convention, qui a réalisé une partie significative de son travail à Nice ou dans sa région, qui est un initiateur ou moteur, et non suiveur d’un mouvement et, enfin, qui s’inscrit dans une problématique contemporaine.

L’exposition jongle avec tout cela. Dans une salle, les pin-up de Martial Raysse sur installation de plage dialoguent avec A propos de Nice de Jean Vigo et avec un extrait de Du Côté de la Côte d’Agnès Varda contemporaine du mouvement. Au centre les chaises bleues de la promenade permettent de méditer la formule d’Yves Klein : Bien que nous, c'est à dire artistes de Nice, soyons toujours en vacances, nous ne sommes pas des touristes. C'est là le point essentiel. Les touristes viennent chez nous pour les vacances, nous, nous vivons sur cette terre de vacances, ce qui nous donne cet esprit de folie. Nous nous amusons sans penser ni à la religion, ni à l'art, ni à la science.

De part et d’autres, les différents mouvements foisonnent. Le nouveau réalisme avec Martial Raysse, Arman ou le crucifix de Nikki de Saint-Phalle étrillent la société de consommation et la supermarchisation de la société. Qu’il soit en vidéo, en interview, sur plan avec son atelier légendaire ou présent dans sa maison de la collection permanente, Ben est omniprésent. Il occupe l’espace et les transports pour y venir(les stations du tramway) sans qu’il ait besoin d’apparaître. A lui seul, il est le chantre de Fluxus de cette exposition. Enfin, troisième courant Support-surface est présent à travers les œuvres de Noel Dolla même si une exposition spéciale lui est consacrée à la galerie des Ponchettes ou celles de Bernard Pagès ou encore de Claude Viallat dans la collection permanente.

Le lien entre collection permanente et collection temporaire pose justement question dans cette exposition. Les œuvres de la collection permanente sont étrangement restées à leur étage et n’ont pas été intégrées pour les plus emblématiques d’entre elles dans la collection temporaire. Certes chacun peut y voir comme une invitation à aller plus loin, plus haut mais cela crée une distorsion préjudiciable à l’ensemble d’autant que la collection permanente est suffisamment riches pour présenter en plus de la temporaire soit les inclassables, soit les rattachés tardivement à l’École de Nice, soit ceux comme Claude Vialat qui sans être rattaché à l’École de Nice appartiennent à un courant qui s’y rattache.

A ce détail près, l’ensemble de l’exposition par son esprit d’à propos mérite réellement plus que le détour.   

Nice 2017, Ecole(S) de Nice - MAMAC - Nice - A propos de Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comNice 2017, Ecole(S) de Nice - MAMAC - Nice - A propos de Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
Nice 2017, Ecole(S) de Nice - MAMAC - Nice - A propos de Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comNice 2017, Ecole(S) de Nice - MAMAC - Nice - A propos de Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
Nice 2017, Ecole(S) de Nice - MAMAC - Nice - A propos de Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comNice 2017, Ecole(S) de Nice - MAMAC - Nice - A propos de Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Nice 2017, Ecole(S) de Nice - MAMAC - Nice - A propos de Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Europe, #Epoque contemporaine, #guerre, #Politique
Monaco - Cinéma des Beaux-Arts - « Dunkerque » de Christopher Nolan ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Monaco - Cinéma des Beaux-Arts - « Dunkerque » de Christopher Nolan ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Abandonnant temporairement sa programmation très grand public, le Cinéma Les Beaux Arts de Monaco propose Dunkerque de Christopher Nolan hélas en version française. Christopher Nolan interrompant ses combats intergalactiques retrouve le plancher des vaches et se polarise sur un événement historique majeur : l’évacuation en urgence de la poche de Dunkerque en 1940 pendant la campagne de France. S’intéresser à ces réflexes historiques qui vous transforment une défaite en victoire par une idée de génie comme les Taxis de la Marne en 1914 ou la grande armada des petits bateaux de 1940 est effectivement éminemment cinématographique.

Dunkerque est un film de guerre, Dunkerque est un film sur un événement historique, Dunkerque possède tous les traits du film de guerre, batailles, héroïsme, petites lâchetés, gros lâchages, sacrifices, honneurs, etc. De ce point de vue il se place dans la foulée de Il faut sauver le soldat Ryan de Steven Spielberg. Dunkerque casse régulièrement les grands espaces par des espaces extrêmement contraints, anxiogènes jouant avec la respiration du public. Comme tous les films de guerre, Dunkerque vise au réalisme mais souligne certaines situations, fait des choix, n’évite pas certains défauts comme  l’héroïque atterrissage sur la plage en fin de film mais il fonctionne.

Le principal atout de Dunkerque est qu’il tient en haleine et en émotion en jouant sur six strates spatio-temporelles qui s’entrecroisent. Dunkerque montre bien la conjonction des trois éléments la mer, la terre et l’air pour comprendre les enjeux de cette bataille. Hormis quelques scènes en début de film, Dunkerque ignore superbement la ville dont il porte le nom pour se concentrer sur les interfaces aéro-maritimo-terrestre, là où tout se joue. Dunkerque joue aussi avec trois temps : les deux jours de l’évacuation, la nuit de la traversée de la grande armada et les quarante-cinq minutes de carburant qu’il reste au pilote pour nettoyer le ciel. En passant d’une strate à l’autre, en faisant de l’interface spatiale le point de convergence de l’interface temporelle, Christopher Nolan fait mouche et rend le film dynamique et émouvant.

Certes le film oublie Dunkerque, les forces françaises, les Allemands présents uniquement par les balles et les bombardements assez lâches puis vaguement visibles dans les dernières scènes, mais Dunkerque reste un film très réussi pou peu que le public se laisse porter par le film de guerre. Pour un atterrissage après des années dans l’espace, Christopher Nolan s’en sort fort bien.

 

 

« Dunkerque » - Film de guerre de Christopher Nolan avec Fionn Whitehead, Tom Glynn-Carney, Jack Lowden – États-Unis, France, Royaume-Uni, Pays-Bas - Date de sortie : 19 juillet 2017 – Durée : 1h 47min

Monaco - Cinéma des Beaux-Arts - « Dunkerque » de Christopher Nolan ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comMonaco - Cinéma des Beaux-Arts - « Dunkerque » de Christopher Nolan ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comMonaco - Cinéma des Beaux-Arts - « Dunkerque » de Christopher Nolan ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Monaco - Cinéma des Beaux-Arts - « Dunkerque » de Christopher Nolan ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Proche orient, #Violence, #Amour, #Bad boys, #Epoque contemporaine, #Politique
Cinéma Rialto - « Le Caire Confidentiel » - Policier, Thriller de Tarik Saleh ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Cinéma Rialto - « Le Caire Confidentiel » - Policier, Thriller de Tarik Saleh ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

L’époque est troublée : l’affaire se déroule en Égypte lors des manifestations Place Tahir de janvier 2011 dans ce que l’Histoire nomme désormais les Printemps arabes. Si la politique n’est pas le sujet du film, elle est omniprésente par ses événements, les manifestations sur lesquelles se termine le film et par la corruption décrite comme un véritable sport national.

Sur fond de meurtre, de chantage et de corruption, le film suit le personnage  Noureddine, l’éternel inspecteur rebelle des thrillers chargé de l’enquête, sorte d’Inspecteur Harry version égyptienne. Dans un système policier mafieux, Noureddine enquête sur le meurtre d’une  chanteuse dans un hôtel et remonte le fil jusqu’à un proche de Moubarak.

Pot de terre contre pot de fer, puissant contre petit fonctionnaire, riche contre pauvre, corrupteur contre corruptible, inspecteur pas très normé contre intouchable, tout les ingrédients du thriller sont présents et cela fonctionne plutôt bien notamment en raison de la présence de Fares Fares qui porte le film à bout de bras, de bout en bout, qui lui imprime son rythme, sa marque, son tempo, son ambiance, ses rebondissements.

Régulièrement, la caméra lâche temporairement l’enquête pour capter l’ambiance du régime vacillant. Même si son héros n’est jamais bien loin, elle sonde tous les maux de la société égyptienne. La caméra suit les migrations, la pauvreté, la corruption, les contrastes sociaux, le manque d’eau, etc. Cela peut agacer comme cela peut intéresser. Mais cette promenade dans les vices de la société égyptienne impose un pessimisme et un fatalisme sur cette société qui présage déjà le sort fatal de l’Égypte et sa normalisation par coup d’État. Mektoub !

 

« Le Caire Confidentiel » - Policier, Thriller de Tarik Saleh avec Fares Fares, Mari Malek, Yasser Ali Maher - suède, Allemagne, Danemark - Date de sortie : 5 juillet 2017 – Durée : 1h50’

Cinéma Rialto - « Le Caire Confidentiel » - Policier, Thriller de Tarik Saleh ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comCinéma Rialto - « Le Caire Confidentiel » - Policier, Thriller de Tarik Saleh ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Cinéma Rialto - « Le Caire Confidentiel » - Policier, Thriller de Tarik Saleh ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Epoque contemporaine, #Patrimoine, #Europe, #Amérique du Nord
Auditorium Rainier III - Monaco ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Auditorium Rainier III - Monaco ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Pour fêter, le printemps qui s’achève, l’été qui vient, les vacances qui approchent, la saison qui se termine, l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo a décidé de faire son show ! Le programme allie découvertes avec le Concerto pour percussion et orchestre de Friedrich Cerha et Tuning up d’Edgard Varèse pour deux premières exécutions à Monaco, musique festive très connue avec La Marche de Radetzky, opus 228 de Johann Strauss ou Mambo extrait de West Side Story de Leonard Bernstein et des œuvres festives plus rares comme les Œuvres orchestrales de Leroy Anderson ou encore la célèbre Symphonie n°45 en fa dièse mineur dite « Les Adieux » de Joseph Haydn.

Pour éviter la fuite du public les deux œuvres les moins connues sont placées en milieu de première partie et en début de seconde, le concert s’ouvre et se ferme par les deux « tubes » du classique : la Marche de Radetzky où le public qui se croit à Vienne le premier janvier peut taper (mal) dans ses mains ouvre le concert et Mambo où le public peut crier en toute impunité clôt le concert.

La Symphonie « Les Adieux » de Joseph Haydn véritable mise en scène de la rébellion de l’orchestre se taille toujours son petit succès. A l’origine ce fut pour suggérer subtilement au Prince Nicolas Esterházy que le séjour dans son palais d’été était un peu long que chaque musicien, l'un après l'autre, s'arrêta de jouer, souffla la chandelle de son pupitre et quitta la salle. O tempora ! O mores ! C’est désormais le technicien qui baisse l’intensité lumineuse à chaque départ de musicien jusqu’à ce que le noir tombe sur les deux violons muets.

Si l’orchestre s’est défoulé dans les Œuvres orchestrales de Leroy Anderson, chaque pupitre y allant de sa petite mise en scène et s’il a rendu hommage aux orchestres et au cinéma dans la courte pièce d’Edgard Varese, c’est bien la performance (plus que l’exécution) de Simone Rubino dans le Concerto pour percussion et orchestre de Friedrich Cerha qui a le plus impressionné.

Le Concerto pour percussion et orchestre de Friedrich Cerha est la plus récente des œuvres jouées ce soir et la plus originale. Il est en effet rare de voir autant de percussions différentes sur scène mais les voir devant l’orchestre est encore plus étonnant. Passé le premier étonnement, l’oreille s’intéresse à l’ensemble, à l’intégration des percussions dans l’ensemble harmonique, aux différentes sonorités des percussions. Après la découverte de La Boda de Luis Alonso, pour castagnettes et orchestre interprétée à la folle Journée de Nantes en 2013 par Lucero Tena1 et l’Orchestre Lamoureux dirigé par Fayçal Karoui, le public était ainsi convié à découvrir un autre type de concerto.

Mais l’Homme aux baskets rouges, Simone Rubino pour répondre à l’ovation du public a entrepris une autre performance en soliste laissant l’ensemble de la salle pantoise devant tant d’énergie, tant de technique et surtout tant de musicalité.

1 Lucero Tena se produira en concert dans le cadre de la programmation de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo le dimanche 18 février, à 11h00  à l’Opéra de Monte-Carlo - Salle Garnier

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Amérique du Nord, #Epoque contemporaine, #Patrimoine, #environnement, #Mythe
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New Far-ouest et post-western s’invitent à la Quinzaine des réalisateurs avec The Rider de Chloé Zhao. Tourné dans le Dakota du Sud, The Rider suit le personnage de Brady, entraineur de chevaux et étoile montante du rodéo, qui voit sa vie basculer après qu’un cheval lui a écrasé le crâne au cours d’un rodéo. Tout y est les grands espaces, les chevaux, l’amitié virile, le rodéo, les pom-pom girls, tout ce qu’un spectateur relativement anti-américaniste primaire pourrait fuir.

Et pourtant !  Plus le film avance plus il nous touche. Plus le film mène sa quête plus le spectateur mène la sienne. Plus le héros a des doutes, plus le spectateur en a lui aussi. The Rider est l’histoire d’un rêve qui s’envole d’un idéal qui s’efface. Brady ne peut plus, ne pourra plus monter un cheval de rodéo ; d’une seule ruade, tout son avenir s’est assombri au point de se demander s’il n’envie pas le sort de son camarade cloué à jamais sur son lit d’hôpital.

The Rider possède outre cette histoire personnelle une charge symbolique évidente. Dans cet état où Donald Trump a raflé les deux-tiers des voix, c’est bien l’effacement d’une époque qui a joué en sa faveur.  The Rider à travers son héros nous parle d’abandon, de paradis mythiques perdus, d’âge d’or fantasmé qui ne reviendront plus, d’une évidente détresse humaine loin des côtes américaines.

Ils pourront sembler stupides, dépassés, surannés, arriérés mais ils existent et ils votent. The Rider ne réconciliera absolument personne avec l’Amérique de Trump mais éclairera d’un jour nouveau la situation. Comme L’Homme qui tua Liberty Valance de John Ford,  The Rider nous aide à comprendre la difficile mutation de ces contrées des États-Unis, dont les habitants, désespérés,  risquent de se réveiller prochainement victimes d’une Trumperie sur la marchandise.

 

« The Rider » - Drame de Chloé Zhao avec Brady Jandreau, Tim Jandreau, Lilly Jandreau – États-Unis - Date de sortie inconnue à ce jour – Durée : 1h 45min

Quinzaine des Réalisateurs 2017 ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comQuinzaine des Réalisateurs 2017 ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comQuinzaine des Réalisateurs 2017 ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Quinzaine des Réalisateurs 2017 ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Amour, #Jalousie, #Epoque contemporaine, #Europe
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Entrée plus difficile à la Quinzaine des réalisateurs 2017 : Philippe Garrel déplace les foules et il s’en est fallu d’un cheveu que je reste sur le carreau. Tout compte fait, il est très bien ce balcon.

Dans la série « Les histoires d’amour finissent ma en général », Philippe Garrel dans son nouveau film L’Amant d’un jour sonde les affres de l’amour. Ou plutôt des amours car une rupture amoureuse ramène Jeanne (Esther Garrel) sa fille de 23 ans  à la maison paternelle où réside Ariane (Louise Chevillotte) 23 ans également, copine et étudiante du père.   

Souvent en intérieur, sur le mode de J’ai deux amours… ma fille et ma copine, Philippe Garrel suit les tensions de ce trio sans se soucier de tomber ou non dans le convenu voire le cliché : la tentative de suicide, les photos de nu prises pour arrondir les fins de mois. Une voix off de manière régulière renforce ce côté observatoire réaliste des amours d’aujourd’hui.

Dans ce jeu de tensions, la caméra sculpte le décor, ausculte les âmes, filme fugitivement l’amour dans le placard à balais, film plus longuement les confessions, pénètre dans tous les refuges des amants d’un jour ou de plusieurs, sonde leur âme, photographie leur part de lumière et leur part d’ombre.

Filmé en noir et blanc, L’Amant d’un jour est un film efficace, maîtrisé dans lequel Philippe Garrel filme lui aussi ses deux amours : le cinéma et Paris.

 

 

« L’Amant d’un jour » - Drame de Philippe Garrel avec Eric Caravaca, Esther Garrel, Louise Chevillotte – France - Date de sortie : 31 mai 2017 – Durée : 1h 16min

Quinzaine des Réalisateurs 2017 ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comQuinzaine des Réalisateurs 2017 ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comQuinzaine des Réalisateurs 2017 ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Quinzaine des Réalisateurs 2017 ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Europe, #Epoque contemporaine, #Amour, #Jalousie
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Pas facile d’entrer à la Quinzaine des réalisateurs 2017 surtout avec un accès très peu prioritaire mais tout le monde s’étant précipité à l’ouverture pour voir le film de Claire Denis Un beau Soleil intérieur l’affaire se révèle relativement simple. Le film suit Isabelle, divorcée, un enfant, quinquagénaire, qui se cherche un amour, un vrai ! Isabelle a ses hommes : un mari qui retente sa chance, un banquier plus doué pour la relation physique que sentimentale, un acteur en représentation permanente et un voisin de quartier qui comme Michel Blanc dans les Bronzés attend indéfiniment l’ouverture.  

A la direction deux femmes, Claire Denis qui, à la réalisation, signe son grand retour et Christine Angot, coscénariste, coadaptatrice et co-dialoguiste du film. Pour incarner la créature issue de leur cogitation, Juliette Binoche s’est sans doute imposée comme une évidence. Et pour papillonner autour d’elle,  Laurent Grevill en mari-amant éconduit, Xavier Beauvois en banquier goujat, Nicolas Duvauchelle en « Monsieur Je m’embrasse tous les matins devant la glace » et Philippe Katryn, voisin sans illusion font mouche.

Le spectateur qui pensait avoir fait le tour du plateau,  voyait soudain débarquer à l’écran,  outre Josiane Blasko, Alex Descas, Bruno Podalydes ou encore Valeria Bruni-Tedechi, un Gérard Depardieu en très grande forme, irrésistible dans son rôle de bonimenteur extra-lucide manipulateur qui clôt le film en poursuivant son dialogue hallucinant avec une Juliette Binoche embobinée sur le générique du film.

Ici repose bien sûr la grande force d’Un beau Soleil intérieur qui, crescendo, finit par faire gondoler la salle alors que le sujet de la solitude, de la frustration, n’est pas forcément l’un des plus drôles en soi. Le film aurait pu également tomber dans le travers du film à sketchs ou du numéro d’acteurs qui entrent à cour, font leur show puis sortent à jardin mais c’était sans compter sur la grande maîtrise de Claire Denis qui  instille sentiments et grande fluidité dans sa réalisation. Retour gagnant donc pour Claire Denis et rendez-vous en septembre pour la sortie en salle.

 

« Un beau Soleil intérieur » - Comédie dramatique de Claire Denis avec Juliette Binoche, Xavier Beauvois, Philippe Katerine, Gérard Depardieu – France - Date de sortie 27 septembre 2017 – Durée : 1 h 34’

Quinzaine des Réalisateurs 2017 ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comQuinzaine des Réalisateurs 2017 ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comQuinzaine des Réalisateurs 2017 ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Quinzaine des Réalisateurs 2017 ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Epoque contemporaine, #Amérique du Nord, #utopie
« Food Coop » de Tom Boothe - Cinéma Mercury ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

« Food Coop » de Tom Boothe - Cinéma Mercury ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

En son temps la mission cinéma de l’espace Magnan avait créé un rendez-vous qui s’intitulait Les Inaperçus et qui reprogrammait des films pas ou fugitivement vus à Nice… et il y avait matière. C’est un peu ce rôle que tentent d’assumer chacun à tour de rôle les cinémas Rialto et Mercury. Ce dernier reprogramme dans le cadre du Festival des Jardins de la Côte d'Azur le film documentaire de Tom Boothe Food Coop sorti sur les écrans en novembre 2016.

Après avoir goûté aux nourritures spirituelles avec A Voix haute – La Force de la parole de Stéphane De Freitas et Ladj Ly, le film de Tom Boothe nous ramène à des nourritures plus terre à terre en nous emmenant à New-York à la découverte de la coopérative alimentaire de Park Slope,  supermarché autogéré qui a ouvert ses portes en 1973 à l’aube du retournement de la conjoncture économique mondiale.

Ce supermarché autogéré revendique 16 000 membres. A raison de trois heures de travail bénévole par mois, chaque membre acquiert alors le droit d’y acheter des produits alimentaires bio à des tarifs défiant toute concurrence. Ce magasin implanté dans la mégapole multimillionnaire de New-York à proximité de Wall Street ne cesse d’intriguer. L’enjeu du film est de décortiquer à la fois les enjeux de ce type de magasin, son fonctionnement, ses qualités comme ses défauts.

Le film poste par poste, du créateur au balayeur, enjeu par enjeu, du bio au recyclage, questionne l’aventure collective avec le moins de fard possible. Le parti-pris est certes partisan mais  sans pour autant faire l’impasse sur les difficultés, les imperfections, les écueils du modèle. Il est en fait filmé pour ce qu’il est, il est à regarder pour ce qu’il représente : une  originale et formidable aventure humaine qui dure depuis près de cinquante ans.

 

« Food Coop » - Film documentaire de Tom Boothe – États-Unis, France - Date de sortie 2 novembre 2016 –Durée 1h 37min

« Food Coop » de Tom Boothe - Cinéma Mercury ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com« Food Coop » de Tom Boothe - Cinéma Mercury ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

« Food Coop » de Tom Boothe - Cinéma Mercury ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Epoque contemporaine, #Musique, #Europe
Printemps des Arts Monaco - Jeunes talents - Ivan Karizna et Julien Blanc ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Printemps des Arts Monaco - Jeunes talents - Ivan Karizna et Julien Blanc ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Si le premier intérêt du Printemps des Arts est de faire entendre des œuvres et des compositeurs peu joués ailleurs notamment ceux de la deuxième partie du XXème siècle, le second est sans conteste de nous faire découvrir un certain nombre de jeunes artistes dont chacun espère qu’ils deviendront illustres.

Le concert Jeunes Talents organisés par le Printemps des Arts dans la salle du Yacht Club de Monaco le jeudi 30 mars 2017 a donc permis au public de découvrir le violoncelliste Ivan Karizna et le pianiste Julien Blanc qui à eux deux ne cumulaient pas la moyenne d’âge de l’assemblée. Le programme fort alléchant annonçait la Sonate pour violoncelle de György Ligeti, la Sonate pour violoncelle et piano en ré mineur, opus 40 de Dmitri Chostakovitch,  l’Etude pour piano N°13 dite L’escalier du diable de György Ligeti et la Sonate pour violoncelle et piano de Claude Debussy.

Après un début réussi en soliste dans la Sonate de György Ligeti, le duo Ivan Karizna et Julien Blanc  semblait atteindre la perfection dans l’interprétation de la Sonate de Dmitri Chostakovitch quand soudain, la corde du violoncelle lâcha.  L’affaire aurait pu se résoudre aisément mais c’était dans compter sur la scoumoune qui fit subir à la corde de rechange le même sort que la précédente. Le Malin annoncé dans les escaliers semblait avoir pris un peu d’avance.  Le recours à l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo semblait une décision sage et simple mais c’était sans compter son engagement dans la production du Barbier à la salle Garnier… force était donc d’attendre l’entracte en espérant que…

Pour faire patienter le public Julien Blanc s’est alors lancé dans son interprétation de l’Etude pour piano N°13 - L’escalier du diable de György Ligeti. Je ne sais si le Diable comme la concierge était dans l’escalier mais cette étude est véritablement diabolique, demande à la fois une puissance et une envergure pour l’embrasser, la maîtriser. Julien Blanc ne semble craindre ni Dieu, ni Diable et l’a interprétée de manière magistrale,  faisant vibrer au final le piano pendant de longues secondes après la dernière note, prolongeant ainsi les diaboliques instants et faisant craindre que par quelques maléfiques subterfuges, Satan ne reviennent cette fois faire exploser le piano.

La corde n’étant toujours point arrivée, la faim et la fatigue eurent raison de la patience de quelques spectateurs. De l’avis  unanime du public les absents ont eu réellement tort de ne pas assister à la fin du concert qui a pu reprendre une heure après avec la reprise de la Sonate de Dmitri Chostakovitch puis l’exécution de la Sonate pour violoncelle et piano de Claude Debussy. Assurément, il faut retenir le nom de ces deux jeunes interprètes qui reviendront bientôt en artistes confirmés.

Printemps des Arts Monaco - Jeunes talents - Ivan Karizna et Julien Blanc ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com Printemps des Arts Monaco - Jeunes talents - Ivan Karizna et Julien Blanc ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com Printemps des Arts Monaco - Jeunes talents - Ivan Karizna et Julien Blanc ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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