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Blog de mes curiosités

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Patrimoine, #Europe, #Afrique, #Amérique du Nord, #Amérique latine, #Violence
Nantes - Mémorial pour l'abolition de l'esclavage ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Nantes - Mémorial pour l'abolition de l'esclavage ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Dès que la mémoire est en jeu, les passions se déchainent. Ce n’est pas nouveau, les querelles des mémoires de la seconde guerre mondiale tardent à s’éteindre, celles d’Algérie n’en finissent plus de se rallumer. Quelles mémoires conserver ? Honorer ? Célébrer ? Vaste question.

Il était logique de penser que l’esclavage, la traite négrière et l’abolition de l’esclavage échapperaient à ces querelles. Que nenni, il se trouve toujours dans certains milieux des hommes pour transformer les mémoires en débats sur la « repentance et la reconnaissance victimaire (sic) ». Visiblement, avoir un regard assumé sur le passé est une épreuve de force pour certains qui brandissent jusqu’aux manuels scolaires pour montrer que l’expiation est à toutes les sauces. Visiblement, l’histoire bien belle, bien propre, bien jolie au pays des bisounours a encore ses défenseurs mais l’histoire ne sert-elle pas à mettre à distance, à forger l’esprit critique et  à confronter le fantasme aux documents ?

Le Mémorial de l'abolition de l'esclavage est situé à Nantes, à 200 mètres à l'ouest de la passerelle Victor-Schœlcher… tout un symbole. Nantes fut l’un des principaux ports négriers de France : ce n’est pas une « repentance victimaire » mais une réalité. Aménagé sous une promenade de 7 000 m2, l’espace conçu par l'artiste polonais Krzysztof Wodiczko et l'architecte américano-argentin Julian Bonder se trouve presqu'au niveau de la Loire évoquant ainsi les entreponts des navires négriers.

Dans cet espace est contée l’histoire de la traite négrière, les différentes abolitions entrecoupées d’écrits de contemporains de l’esclavage, d’extraits des œuvres d’Aimé Césaire, de textes officielles comme les différentes déclarations des droits de l’homme et partout le vocable Liberté décliné dans toutes les langues. Sur le quai en surface, comme il est loisible de lire le nom des bateaux, d’innombrables plaques de verre jonchent le sol avec le nom des différents bateaux ayant œuvré à ce trafic. Certains noms marient l’oxymore à l’envi : l’Amour, l’Espoir, les Amis, la Tendre Famille.

Pour qu’un mémorial serve, il se doit de faire réfléchir… ceux qui le veulent bien. Accolé à un centre de la mémoire, à un lieu de recherche, il pose les problèmes sans chercher à tout expliquer. Ainsi conçus ils sont plus efficaces que les simples journées de commémorations qui figent les mémoires dans une espèce de mausolée alors que les mémoires sont vivantes, qu’elles évoluent, qu’elles se complètent, qu’elles se confrontent. Le mémorial pour l’abolition de l’esclavage de Nantes ne cherche pas à faire un exposé didactique de l’esclavage, de sa traite et de son abolition. En disséminant les éléments il invite à aller plus loin.

Vous avez dit devoir de mémoire ? Ne serait-ce pas plutôt une nécessité ? Une saine réflexion ?  Soit exactement l’inverse d’une « repentance et d'une reconnaissance victimaire »

Nantes - Mémorial pour l'abolition de l'esclavage ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comNantes - Mémorial pour l'abolition de l'esclavage ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Nantes - Mémorial pour l'abolition de l'esclavage ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Europe, #Amérique du Nord, #Amour, #arts appliqués
« Tom of Finland » de Dome Karukoski - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

« Tom of Finland » de Dome Karukoski - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Traversant le XXème siècle et la libération sexuelle notamment homosexuelle, le finlandais Touko Laaksonen dit Tom of Finland est devenu une icône gay célébrée par tout le milieu homosexuel inspirant au passage certains autres groupes comme les Village People. Avec ses représentations fantasmatiques, fantasmagoriques et fétichistes d’hommes virils, musclés, désinhibés braillant leur fierté d’être gays à chaque page, Tom of Finland est l’objet de toutes les controverses : icône gay ou témoin d’une époque ? Artiste ou simple illustrateur ? Fantasmagorie ou pornographie ? Etc.

Avec un sujet, un homme, des modèles aussi sulfureux, le réalisateur finlandais Dome Karukoski prenait a priori des risques et faisait du même coup sortir définitivement Tom of Finland du placard mais quels aspects de la vie de Tom of Finland faire émerger ? Sa vie cachée en Finlande ? Sa virée aux États-Unis ? Les années orgiaques ? Les années SIDA ? Les années pendant lesquelles ses publications étaient symboles de libération totale ou les années de plomb au cours desquelles ses publications étaient vouées aux gémonies et pointées comme responsables de la propagation de l’épidémie ?  

Il y avait effectivement tellement de parti pris à adopter, tellement de ficelles à tirer dans cet écheveau que Dome Karukoski a fini par n’en prendre aucun  se contentant d’un biopic sans relief réel, ultra-chronologique, qui finit par transformer son personnage en un personnage lambda , plutôt vague témoin de la libération des mœurs et de la lente montée des fiertés homosexuelles qu’acteur de cette période par œuvres interposées.

Le biopic est un art difficile. Sauf à trouver l’idée de génie, la caractéristique principale du personnage central qui servira de colonne vertébrale, tout biopic normalement constitué ne finit par n’avoir pour seule colonne vertébrale que le temps qui passe. Écrasant les temporalités au point de rendre l’ensemble difficilement compréhensible pour quiconque n’aurait pas les éléments de contexte en tête, il se noie dans un flot de détail à la psychologie fumeuse comme si pour caractériser une vie, une action, une œuvre, il fallait remonter aussi loin et tout prendre en compte.

Tom of Finland n’échappe hélas pas à la règle et ce ne sont pas trois dessins érotiques et quelques rencontres dans les fourrés qui peuvent rendre compte du côté sulfureux de sa production. La grande intelligence du Jackie de Pablo Larrain ( http://un-culte-d-art.overblog.com/2017/02/cinema-le-rialto-nice-jackie-tout-sauf-un-biopic.html) résidait dans son parti pris sur la communication politique dont il avait fait la colonne vertébrale. En prenant comme seul angle la communication politique et en réduisant la vie de Jackie à ses années à la Maison Blanche de part et d’autre de l’assassinat de JFK, Pablo Larrain avait fait de son film un modèle à l’attention des futurs ciné-biographes.

Il semblerait qu’il n’ait pas encore été entendu.

 

« Tom of Finland » - Biopic, Drame de Dome Karukoski avec Pekka Strang, Lauri Tilkanen, Jessica Grabowsky - Finlande, Danemark, Allemagne, Suède, États-Unis - Date de sortie 19 juillet 2017 – Durée : 1h 56’

« Tom of Finland » de Dome Karukoski - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com« Tom of Finland » de Dome Karukoski - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com« Tom of Finland » de Dome Karukoski - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

« Tom of Finland » de Dome Karukoski - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Europe, #Epoque contemporaine, #guerre, #Politique
Monaco - Cinéma des Beaux-Arts - « Dunkerque » de Christopher Nolan ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Monaco - Cinéma des Beaux-Arts - « Dunkerque » de Christopher Nolan ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Abandonnant temporairement sa programmation très grand public, le Cinéma Les Beaux Arts de Monaco propose Dunkerque de Christopher Nolan hélas en version française. Christopher Nolan interrompant ses combats intergalactiques retrouve le plancher des vaches et se polarise sur un événement historique majeur : l’évacuation en urgence de la poche de Dunkerque en 1940 pendant la campagne de France. S’intéresser à ces réflexes historiques qui vous transforment une défaite en victoire par une idée de génie comme les Taxis de la Marne en 1914 ou la grande armada des petits bateaux de 1940 est effectivement éminemment cinématographique.

Dunkerque est un film de guerre, Dunkerque est un film sur un événement historique, Dunkerque possède tous les traits du film de guerre, batailles, héroïsme, petites lâchetés, gros lâchages, sacrifices, honneurs, etc. De ce point de vue il se place dans la foulée de Il faut sauver le soldat Ryan de Steven Spielberg. Dunkerque casse régulièrement les grands espaces par des espaces extrêmement contraints, anxiogènes jouant avec la respiration du public. Comme tous les films de guerre, Dunkerque vise au réalisme mais souligne certaines situations, fait des choix, n’évite pas certains défauts comme  l’héroïque atterrissage sur la plage en fin de film mais il fonctionne.

Le principal atout de Dunkerque est qu’il tient en haleine et en émotion en jouant sur six strates spatio-temporelles qui s’entrecroisent. Dunkerque montre bien la conjonction des trois éléments la mer, la terre et l’air pour comprendre les enjeux de cette bataille. Hormis quelques scènes en début de film, Dunkerque ignore superbement la ville dont il porte le nom pour se concentrer sur les interfaces aéro-maritimo-terrestre, là où tout se joue. Dunkerque joue aussi avec trois temps : les deux jours de l’évacuation, la nuit de la traversée de la grande armada et les quarante-cinq minutes de carburant qu’il reste au pilote pour nettoyer le ciel. En passant d’une strate à l’autre, en faisant de l’interface spatiale le point de convergence de l’interface temporelle, Christopher Nolan fait mouche et rend le film dynamique et émouvant.

Certes le film oublie Dunkerque, les forces françaises, les Allemands présents uniquement par les balles et les bombardements assez lâches puis vaguement visibles dans les dernières scènes, mais Dunkerque reste un film très réussi pou peu que le public se laisse porter par le film de guerre. Pour un atterrissage après des années dans l’espace, Christopher Nolan s’en sort fort bien.

 

 

« Dunkerque » - Film de guerre de Christopher Nolan avec Fionn Whitehead, Tom Glynn-Carney, Jack Lowden – États-Unis, France, Royaume-Uni, Pays-Bas - Date de sortie : 19 juillet 2017 – Durée : 1h 47min

Monaco - Cinéma des Beaux-Arts - « Dunkerque » de Christopher Nolan ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comMonaco - Cinéma des Beaux-Arts - « Dunkerque » de Christopher Nolan ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comMonaco - Cinéma des Beaux-Arts - « Dunkerque » de Christopher Nolan ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Monaco - Cinéma des Beaux-Arts - « Dunkerque » de Christopher Nolan ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Europe, #Amour, #Violence, #Opéra, #Epoque moderne, #Bad boys, #Religion, #Politique, #Jalousie, #mort, #guerre
Le Prophète de Giacomo Meyerbeer - Théâtre du Capitole - Toulouse ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Le Prophète de Giacomo Meyerbeer - Théâtre du Capitole - Toulouse ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Evénement au Capitole de Toulouse et retour indirect de Voltaire après Candide (http://un-culte-d-art.overblog.com/2016/12/musique-theatre-du-capitole-toulouse-candide-energie-joie-et-optimisme-pour-la-fin-de-l-annee.html) avec la résurrection du Prophète, opéra en cinq actes de Giacomo Meyerbeer sur un livret d'Eugène Scribe et Émile Deschamps d'après l'Essai sur les mœurs et l'esprit des nations  de Voltaire. Véritable phénomène au cours du XIXème siècle, Le Prophète a finalement déserté les scènes françaises notamment en raison de ses coûts de production.

L’intrigue suit la vie de Jean de Leyde entre Dordrecht et Münster en Allemagne à l’époque du grand déchirement entre catholiques et protestants en Europe au XVIème siècle. Jean de Leyde, chef protestant des anabaptistes et autoproclamé « roi de Sion », directement inspiré par ses visions divines affirmées, administra la communauté anabaptiste de Münster de  février 1534 à juin 1535 en autocrate dans un climat délirant loin de toute préoccupation religieuse sérieuse. Marguerite Yourcenar dans L’œuvre au noir retrace également  cet épisode.

Dans la fosse, Claus Peter Flor, invité régulier du théâtre du Capitole et spécialiste des répertoires allemand et autrichien, montre toute son habileté dans le grand opéra français. Pendant trois heures quarante, il fait résonner l’orchestre faisant ressortir toutes les couleurs de l’œuvre.  Sur scène, le plateau n’est pas franchement francophone mais, heureuse surprise, la diction est parfaite même si elle s’épuise pour certains à la fin de l’œuvre.  John Osborn  toujours  en forme tient le rôle titre, sa mère scénique Fidès et sa fiancée scénique Berthe sont remarquablement interprétées par Kate Aldrich et Sofia Fomina. Les trois anabaptistes, Zacharie, Mathisen et Jonas qui reviennent de manière récurrente sont respectivement et parfaitement incarnés par Dimitry Ivashchenko, Thomas Dear (le seul francophone du groupe) et Mikeldi Atxalandabaso. Seul Leonardo Estévez fait une entrée catastrophique en Comte d’Oberthal avant de se rattraper dans le peu qu’il  lui reste à chanter.

Stefano Vizioli signe la mise en scène et c’est sans doute la partie la plus fragile de l’œuvre. Sa conception offre un certain nombre de qualités, il est notamment bien secondé par Alessandro Ciammarughi pour les décors et les costumes et par Guido Petzold qui module les espaces avec ses lumières. Les mouvements chorégraphiques très marqués par l’époque de l’œuvre même retravaillés par Pierluigi Vanelli  font anachroniques mais, surtout, sans travail et sans pensée réelle sur l’ambivalence de Jean de Leyde, véritable despote aux visions mystiques, Stefano Vizioli en fait un simple opportuniste alors que son personnage est beaucoup plus tourmenté. Cela ne lui permet pas de  travailler les tunnels de l’œuvre notamment dans sa dernière partie.  Cependant, le fait même de voir l’œuvre ressurgir atténue fortement ce bémol sur la conception du personnage central.

Le Prophète de Giacomo Meyerbeer - Théâtre du Capitole - Toulouse ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com Le Prophète de Giacomo Meyerbeer - Théâtre du Capitole - Toulouse ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com Le Prophète de Giacomo Meyerbeer - Théâtre du Capitole - Toulouse ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Le Prophète de Giacomo Meyerbeer - Théâtre du Capitole - Toulouse ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Epoque contemporaine, #Patrimoine, #Europe, #Amérique du Nord
Auditorium Rainier III - Monaco ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Auditorium Rainier III - Monaco ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Pour fêter, le printemps qui s’achève, l’été qui vient, les vacances qui approchent, la saison qui se termine, l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo a décidé de faire son show ! Le programme allie découvertes avec le Concerto pour percussion et orchestre de Friedrich Cerha et Tuning up d’Edgard Varèse pour deux premières exécutions à Monaco, musique festive très connue avec La Marche de Radetzky, opus 228 de Johann Strauss ou Mambo extrait de West Side Story de Leonard Bernstein et des œuvres festives plus rares comme les Œuvres orchestrales de Leroy Anderson ou encore la célèbre Symphonie n°45 en fa dièse mineur dite « Les Adieux » de Joseph Haydn.

Pour éviter la fuite du public les deux œuvres les moins connues sont placées en milieu de première partie et en début de seconde, le concert s’ouvre et se ferme par les deux « tubes » du classique : la Marche de Radetzky où le public qui se croit à Vienne le premier janvier peut taper (mal) dans ses mains ouvre le concert et Mambo où le public peut crier en toute impunité clôt le concert.

La Symphonie « Les Adieux » de Joseph Haydn véritable mise en scène de la rébellion de l’orchestre se taille toujours son petit succès. A l’origine ce fut pour suggérer subtilement au Prince Nicolas Esterházy que le séjour dans son palais d’été était un peu long que chaque musicien, l'un après l'autre, s'arrêta de jouer, souffla la chandelle de son pupitre et quitta la salle. O tempora ! O mores ! C’est désormais le technicien qui baisse l’intensité lumineuse à chaque départ de musicien jusqu’à ce que le noir tombe sur les deux violons muets.

Si l’orchestre s’est défoulé dans les Œuvres orchestrales de Leroy Anderson, chaque pupitre y allant de sa petite mise en scène et s’il a rendu hommage aux orchestres et au cinéma dans la courte pièce d’Edgard Varese, c’est bien la performance (plus que l’exécution) de Simone Rubino dans le Concerto pour percussion et orchestre de Friedrich Cerha qui a le plus impressionné.

Le Concerto pour percussion et orchestre de Friedrich Cerha est la plus récente des œuvres jouées ce soir et la plus originale. Il est en effet rare de voir autant de percussions différentes sur scène mais les voir devant l’orchestre est encore plus étonnant. Passé le premier étonnement, l’oreille s’intéresse à l’ensemble, à l’intégration des percussions dans l’ensemble harmonique, aux différentes sonorités des percussions. Après la découverte de La Boda de Luis Alonso, pour castagnettes et orchestre interprétée à la folle Journée de Nantes en 2013 par Lucero Tena1 et l’Orchestre Lamoureux dirigé par Fayçal Karoui, le public était ainsi convié à découvrir un autre type de concerto.

Mais l’Homme aux baskets rouges, Simone Rubino pour répondre à l’ovation du public a entrepris une autre performance en soliste laissant l’ensemble de la salle pantoise devant tant d’énergie, tant de technique et surtout tant de musicalité.

1 Lucero Tena se produira en concert dans le cadre de la programmation de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo le dimanche 18 février, à 11h00  à l’Opéra de Monte-Carlo - Salle Garnier

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Patrimoine, #Antiquité, #Moyen âge, #Epoque moderne, #Religion, #Politique, #architecture, #Urbanisme, #Europe, #Tourisme
Sacra di San Michele - abbaye Saint-Michel-de-la-Cluse - Val de Suse ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Sacra di San Michele - abbaye Saint-Michel-de-la-Cluse - Val de Suse ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Les diverses ruses suivies de toutes les difficultés militaires que le fameux Charles-Emmanuel avoit employées au délai d’un traité et à l’occupation de son duché de Savoie, l’avoient mis en état de se bien fortifier à Suse ; d’en empêcher les approches par de prodigieux retranchements bien gardés, si connus sous le nom des barricades de Suse, et d’y attendre les troupes impériales et espagnoles dont l’armée venoit à son secours1. Il est des noms, des souvenirs  qui ont rythmé les cours d’histoire à l’Université et qui soudain deviennent autre chose que des mots : Pignerol et le surintendant Nicolas Fouquet, la bataille de Suse et du pas-de-Suse décrite par le Duc de Saint-Simon (CF. supra) ou encore Hannibal et ses éléphants passant peut-être par là  en sont autant d’exemples.

Suse porte effectivement quelques stigmates de son passé glorieux.  Des traces romaines témoigne de son passage de capitale du royaume de Suse avant annexion par l’Empire romain et son nouveau statut de capitale de la province des Alpes cottiennes au premier siècle de notre ère : aqueduc, amphithéâtre, arc d’Auguste. D’autres traces rappellent que la ville fut également une ville importante au Moyen-âge et à l’époque moderne et qu’elle était partie intégrante de la Savoie : cathédrale, porte de la Savoie ou château.

A quelques encablures de là, Pignerol ou Pinerolo est restée célèbre pour avoir accueilli en captivité le surintendant Fouquet, première victime de l’absolutisme louis-quatorzien. Mais Pignerol est également l’épicentre de la lutte des deux grandes puissances de l’époque moderne : la France qui essayait de briser l’encerclement réalisé par les Habsbourgs. C’est d’ailleurs à Pignerol dans la basilique Saint-Maurice (protecteur de la famille de Savoie) que sont inhumés certains ducs de Savoie, preuve de l’importance politique de la ville à l’époque.

Enfin entre Suse et Pignerol se trouve perché sur son nid d’aigle l'abbaye Saint-Michel-de-la-Cluse (Sacra 'd San Michel ëd la Ciusa en piémontais et Sacra di San Michele en italien), présenté comme le Mont-Saint-Michel du Piémont. Mais pour pouvoir accéder à l’intérieur, il fallait prendre de vitesse l’abbé et ses ouailles pour ne pas perturber le service divin de midi. Tout aurait été pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, candides que nous fûmes, si le mouvement Cinq étoiles qui gère pitoyablement la ville de Turin n’avait cru bon d’organiser (bien grand mot) une course cycliste paralysant complètement la ville. Pas de déviation, pas de plan de circulation, des forces de police débordées, en un mot comme en cent : le foutoir. Après une heure pour sortir de la ville, l’abbé et ses ouailles, tortues parties à point, nous avaient devancés, nous pauvres lièvres, nous privant par là même de la visite de l’abbaye. Voilà pourquoi je déteste (entre autres) le mouvement Cinq Étoiles.

1 Mémoires de Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, tome 1,  chapitre V

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Entrée plus difficile à la Quinzaine des réalisateurs 2017 : Philippe Garrel déplace les foules et il s’en est fallu d’un cheveu que je reste sur le carreau. Tout compte fait, il est très bien ce balcon.

Dans la série « Les histoires d’amour finissent ma en général », Philippe Garrel dans son nouveau film L’Amant d’un jour sonde les affres de l’amour. Ou plutôt des amours car une rupture amoureuse ramène Jeanne (Esther Garrel) sa fille de 23 ans  à la maison paternelle où réside Ariane (Louise Chevillotte) 23 ans également, copine et étudiante du père.   

Souvent en intérieur, sur le mode de J’ai deux amours… ma fille et ma copine, Philippe Garrel suit les tensions de ce trio sans se soucier de tomber ou non dans le convenu voire le cliché : la tentative de suicide, les photos de nu prises pour arrondir les fins de mois. Une voix off de manière régulière renforce ce côté observatoire réaliste des amours d’aujourd’hui.

Dans ce jeu de tensions, la caméra sculpte le décor, ausculte les âmes, filme fugitivement l’amour dans le placard à balais, film plus longuement les confessions, pénètre dans tous les refuges des amants d’un jour ou de plusieurs, sonde leur âme, photographie leur part de lumière et leur part d’ombre.

Filmé en noir et blanc, L’Amant d’un jour est un film efficace, maîtrisé dans lequel Philippe Garrel filme lui aussi ses deux amours : le cinéma et Paris.

 

 

« L’Amant d’un jour » - Drame de Philippe Garrel avec Eric Caravaca, Esther Garrel, Louise Chevillotte – France - Date de sortie : 31 mai 2017 – Durée : 1h 16min

Quinzaine des Réalisateurs 2017 ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comQuinzaine des Réalisateurs 2017 ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comQuinzaine des Réalisateurs 2017 ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Quinzaine des Réalisateurs 2017 ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Pas facile d’entrer à la Quinzaine des réalisateurs 2017 surtout avec un accès très peu prioritaire mais tout le monde s’étant précipité à l’ouverture pour voir le film de Claire Denis Un beau Soleil intérieur l’affaire se révèle relativement simple. Le film suit Isabelle, divorcée, un enfant, quinquagénaire, qui se cherche un amour, un vrai ! Isabelle a ses hommes : un mari qui retente sa chance, un banquier plus doué pour la relation physique que sentimentale, un acteur en représentation permanente et un voisin de quartier qui comme Michel Blanc dans les Bronzés attend indéfiniment l’ouverture.  

A la direction deux femmes, Claire Denis qui, à la réalisation, signe son grand retour et Christine Angot, coscénariste, coadaptatrice et co-dialoguiste du film. Pour incarner la créature issue de leur cogitation, Juliette Binoche s’est sans doute imposée comme une évidence. Et pour papillonner autour d’elle,  Laurent Grevill en mari-amant éconduit, Xavier Beauvois en banquier goujat, Nicolas Duvauchelle en « Monsieur Je m’embrasse tous les matins devant la glace » et Philippe Katryn, voisin sans illusion font mouche.

Le spectateur qui pensait avoir fait le tour du plateau,  voyait soudain débarquer à l’écran,  outre Josiane Blasko, Alex Descas, Bruno Podalydes ou encore Valeria Bruni-Tedechi, un Gérard Depardieu en très grande forme, irrésistible dans son rôle de bonimenteur extra-lucide manipulateur qui clôt le film en poursuivant son dialogue hallucinant avec une Juliette Binoche embobinée sur le générique du film.

Ici repose bien sûr la grande force d’Un beau Soleil intérieur qui, crescendo, finit par faire gondoler la salle alors que le sujet de la solitude, de la frustration, n’est pas forcément l’un des plus drôles en soi. Le film aurait pu également tomber dans le travers du film à sketchs ou du numéro d’acteurs qui entrent à cour, font leur show puis sortent à jardin mais c’était sans compter sur la grande maîtrise de Claire Denis qui  instille sentiments et grande fluidité dans sa réalisation. Retour gagnant donc pour Claire Denis et rendez-vous en septembre pour la sortie en salle.

 

« Un beau Soleil intérieur » - Comédie dramatique de Claire Denis avec Juliette Binoche, Xavier Beauvois, Philippe Katerine, Gérard Depardieu – France - Date de sortie 27 septembre 2017 – Durée : 1 h 34’

Quinzaine des Réalisateurs 2017 ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comQuinzaine des Réalisateurs 2017 ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comQuinzaine des Réalisateurs 2017 ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Monaco - Printemps des Arts ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Monaco - Printemps des Arts ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

L’heure est décidément à l’oxymore en Principauté. Après une ouverture de la saison lyrique avec un film… muet, le printemps des Arts se risque à un concert de clôture tout en ouvertures… celles d’Hector Berlioz. Dirigé par Kazuki Yamada, l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo mettait en outre un de ses membres, la super-soliste Liza Kerob à l’honneur avec Rêverie et Caprice, Opus 8 H 88.  Le concert était précédé comme il se doit par les cinq minutes contemporaines avec la Sonate pour alto, Hora Lungâ de György Ligeti avec Ieva Sruogyte à l’alto.       

Si l’alto est rarement mis à l’honneur, il a retrouvé ses lettres de noblesses grâce aux interprétations successives d’Adrien La Marca dans Harold en Italie (http://un-culte-d-art.overblog.com/2017/04/musique-printemps-des-arts-monaco-je-ne-veux-que-berlioz-et-moi.html) et celle, plus fugace mais non moins intéressante, de Ieva Sruogyte dans la sonate pour alto, Hora Lungâ de György Ligeti. Le concert de ce soir permet d’ailleurs d’entendre à nouveau l’ouverture des Francs-Juges opus 3 dans une tout autre configuration. Un festival présente aussi cet avantage de faire entendre différentes versions d’une même œuvre à des dates rapprochées.  

Encore une fois ce portrait sonne juste. Il témoigne du bouillonnement intérieur qui anime Hector Berlioz, de sa fougue, de sa promptitude à innover, à inventer et de ses rapports compliqués avec le public de son temps. Le journaliste britannique Saki alias Hector Hugh Munro disait non sans humour Ne soyez jamais un précurseur : c'est toujours au premier chrétien qu'échoit le plus gros lion. Hector Berlioz aurait pu faire sienne cette maxime tant il a dû créer, détruire, adapter, batailler pour imposer son style. Outre l’ouverture des Francs-juges, seul vestige d’un opéra désormais disparu, Rob Roy, ouverture, H 54 inspiré du roman éponyme de Walter Scott, faillit subir le même sort. Longue, diffuse fort mal reçue du public et que je brûlai le même jour en sortant du concert rapporte le compositeur lui-même. Fort heureusement, une copie a survécu.

Benvenuto Cellini, opéra créé à Paris le 10 septembre 1838 fut lui-aussi très mal accueilli éloignant Berlioz de la scène pour longtemps. Franz Liszt sauvera l’œuvre en la dirigeant en 1852 à Weimar dans une version en trois actes remaniée par Hector Berlioz lui-même. Le remaniement touche aussi Les Troyens à Carthage. Jamais jouée du vivant de Berlioz, l’œuvre est  scindée en deux : La Prise de Troie d’un côté (actes 1 et 2 de la pièce initiale) et Les Troyens à Carthage (acte 3,4 et 5) auquel est ajouté un prologue orchestral qui est joué ce soir. Enfin Rêverie et Caprice, Opus 8 H 88 est une pièce elle-même tirée d’un aria pour Teresa au premier acte de Benvenuto Cellini adapté par Hector Berlioz.

Seules trois pièces données ce soir nous sont parvenues telles qu’elles avaient été prévues à l’origine : Waverley, grande ouverture, Opus 1 H 26, poème symphonique inspiré du roman de Sir Walter Scott, Le roi Lear, grande ouverture, Opus 4 H 53 inspirée de la pièce de William Shakespeare et l’ouverture de l’opéra Béatrice et Bénédict, créé en 1862.

Réentendre ces ouvertures, prologues et autres pièces permettent de comprendre la passion d’Hector Berlioz pour  William Shakespeare, Walter Scott, l’Antiquité ou encore l’Italie de la Renaissance. Le concert nous plonge dans le bouillonnement intellectuel qui accompagne Hector Berlioz. La musicalité de Liza Kerob, le talent incontestable de Kazuki Yamada pour la direction de la musique française font merveille mais il fallait une connaissance fine de la musique d’Hector Berlioz pour se repérer dans un programme dont l’ordre des pièces avait été changé au dernier moment. Ce fut le seul bémol de la soirée.

Monaco - Printemps des Arts - Kazuki Yamada et l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comMonaco - Printemps des Arts - Kazuki Yamada et l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comMonaco - Printemps des Arts - Kazuki Yamada et l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Europe, #Littérature
Portrait Berlioz - Monaco - Printemps des Arts ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Les adeptes de Louis de Funès alias Stanislas Lefort qui, dans la Grande Vadrouille ne [voulait] que Berlioz et [Lui], se sont retrouvés juste avant le concert avec quelques minutes d’Eliott Carter et son Figment pour violoncelle avec le désormais célèbre Ivan Karizna désormais surnommé cordicide pour son exploit lors du concert précédent. Belle prestation, ce jeune homme a un avenir visiblement tout tracé. Le portrait Berlioz est conçu fort intelligemment. Il fait découvrir trois facettes du compositeur avec l’ouverture d’un opéra, une œuvre pour la voix et une œuvre pour l’alto.  

Passées les cinq minutes de Carter, le public s’est donc plongé dans les œuvres d’Hector Berlioz. Première surprise pour les habitués de l’orchestre,  des têtes inconnues s’installent, l’Orchestre Les siècles vient d’envahir le plus pacifiquement du monde le plateau de l’auditorium Rainier III. Implanté dans les Hauts –de-France, conventionné par le Ministère de la Culture et de la communication, l’orchestre les Siècles sous la direction de François-Xavier Roth, réunit des musiciens jouant chaque répertoire sur les instruments historiques appropriés.

De l’opéra Les Francs-Juges opus 3, composé par Hector Berlioz, seule l’ouverture n’a pas été détruite par son auteur. D’autres extraits de cette œuvre ont été réutilisés dans des pièces postérieures. Les Francs-Juges, œuvre de jeunesse, composée dans les années 1820, connut des déboires et notamment  le refus du gouvernement de l’époque d’accorder une licence pour créer des opéras en français. Si seule l’ouverture est désormais jouée, les curieux pourront toujours écouter la Marche au Supplice de la Symphonie fantastique et le second mouvement de la Symphonie funèbre et triomphale  pour retrouver quelques vestiges de cet opéra à jamais disparu.

Cycle de six mélodies composées par Hector Berlioz sur des poèmes de Théophile Gautier, les Nuits d’été opus 7 connurent plusieurs variations dont l’attribution de chacune des mélodies à une vois différentes. Elles présentent la particularité également de faire intervenir certains instruments de l’orchestre, jamais l’ensemble. Les Nuits d’été opus 7  sont  interprétées ce soir comme cela se fait désormais par une voix unique : celle de la mezzo-soprano Marie Lenormand. Elle possède une qualité rare : une diction parfaite qui transmet chaque variation, chaque particularité du texte.

Enfin, la Symphonie en quatre parties Harold en Italie pourrait tenir à la fois de la symphonie et du concerto. Révélation Soliste Instrumental aux Victoires de la Musique classique 2014, Adrien La Marca à l’alto met en mouvement cette symphonie n’hésitant pas à entrer et sortir da la salle, à jouer en marchant dès la porte d’entrée du plateau franchie. Il est accompagné dans ce mouvement par quelques musiques qui esquissent une mise en espace inhabituelle et donc intéressante à observer.

Le Printemps des Arts vient de rendre hommage à Hector Berlioz, décidément très en avance sur son temps, de manière fort habile mais quel dommage que le public manifeste de manière intempestive entre les mouvements  sa détestable habitude d’applaudir tout, n’importe quoi à n’importe quel moment.

Portrait Berlioz - Monaco - Printemps des Arts ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com Portrait Berlioz - Monaco - Printemps des Arts ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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