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Blog de mes curiosités

Articles avec #guerre catégorie

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Patrimoine, #architecture, #Urbanisme, #Tourisme, #Politique, #guerre, #Moyen âge
Fougères- Château ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Fougères- Château ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Du premier royaume breton fondé par Nominoë vers 840 au mariage de Claude de France, fille d’Anne de Bretagne, avec le roi de France François Ier, la Bretagne indépendante et fière l’être a constitué un système défensif du nord au sud dans les marches bretonnes, zone de contacts entre le duché indépendant et le Royaume de France en construction.  Encore lisible aujourd’hui, il se matérialise par une série de châteaux et autres fortifications qui ont résisté au temps et à l’urbanisme. Toutes ces villes résonnent encore de noms illustres : Gilles de Rais, Olivier de Clisson, Bertrand du Guesclin, Anne de Bretagne qui nous replongent dans nos souvenirs d’enfance. De Clisson à Fougères en passant par Vitré ou Guérande, quatre vile témoigne de manières diverses de ce glorieux passé.

Guérande à l’intérieur des terres bretonnes est l’exemple parfait de la ville close non loin des marais salants qui ont contribué à sa fortune. Guérande a conservé son kilomètre et demi de remparts percés de quatre portes et quelques poternes. L’intérieur de la ville close abrite les ensembles religieux de la collégiale Saint-Aubin et la chapelle Notre-Dame-la-blanche. L’intérieur des remparts n’a pas échappé  au développement  du commerce touristique mais le site n’est pas encore trop pollué.  

Même si les halles et le vieux pont sont des merveilles, Clisson est surtout connu pour son imposante forteresse. Édifiée par les puissants seigneurs de Clisson du XIème siècle jusqu'au XVème siècle, le château sera renforcé par le duc de Bretagne François II qui fera bâtir une seconde enceinte munie de nombreuses tours défensives couvrant la partie ouest, plus exposée que l’autre protégée par la vallée de la Sèvre nantaise.

Plus au nord, la ville de Vitré, s’est développée sur un site défensif constitué d’un promontoire rocheux qui domine la vallée de la Vilaine. La ville s’est entourée d’une seule enceinte au XIIIème  siècle. Même si elle subsiste par endroits, l’enceinte a souffert du percement de voies dans le centre historique et de l'arrivée du train au milieu du XIXème siècle. Le château triangulaire est bâti sur le sommet de l'éperon rocheux, entouré de fossés secs. Il constitue une place forte dans la place forte et abrite aujourd’hui la mairie. Vitré a conservé, malgré les changements urbanistiques récents, des traces de son glorieux passé : Vitré compte 72 monuments historiques et 99 bâtiments inventoriés.

Enfin Fougères impressionne. Même si elle n’abrite que 24 monuments historiques et 87 bâtiments inventoriés, une paille par rapport à Vitré, l’étendue du secteur patrimonial est une curiosité à elle seule. Le château de Fougères occupe une superficie de deux hectares. Constitué de trois enceintes en bon état de conservation, il laisse apparaître treize tours encore debout dont certaines se visitent. Mais le château et sa ligne défensive ne doivent pas occulter d’autres richesses comme le premier beffroi jamais construit en Bretagne  en 1397 par des drapiers en goguette de retour des Flandres ou la porte Notre-Dame,  seule porte fortifiée de la ville qui subsiste encore présentant tous les éléments de défense : douves, meurtrières, mâchicoulis…

Témoins de leurs heures de gloire passées, ces villes ont décidé de s’engager dans une  démarche d’avenir avec la candidature à l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO… évidemment !

Guérande, Clisson, Vitre et Fougères ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comGuérande, Clisson, Vitre et Fougères ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
Guérande, Clisson, Vitre et Fougères ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comGuérande, Clisson, Vitre et Fougères ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Guérande, Clisson, Vitre et Fougères ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comGuérande, Clisson, Vitre et Fougères ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Guérande, Clisson, Vitre et Fougères ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Patrimoine, #architecture, #Moyen âge, #Epoque moderne, #Politique, #Tourisme, #guerre
Le Lude - Château ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Le Lude - Château ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Envie de visiter quelques châteaux renaissance mais affolé par les hordes touristiques, leur guide et leur parapluie de reconnaissance ? Une seule solution : privilégier les châteaux à l’écart des grandes destinations des brochures comme le château de Baugé-en-Anjou dans le Maine-et-Loire ou le château du Lude dans la Sarthe.

En 1454, à la fin des troubles de  la guerre de Cent Ans, René Ier d'Anjou hérite des ruines du château de sa mère Yolande d’Aragon dans la cité du Vieil-Baugé. Les hostilités s’éloignant, les progrès de l’artillerie rendant inutiles ces vieilles forteresses, René Ier d'Anjou fait construire un pavillon de chasse aux dimensions d'un manoir seigneurial, sur les plans de son architecte Guillaume Robin. Ce château, achevé en 1465, encore visible aujourd’hui abrite un musée.

Quelques dizaines de kilomètre plus loin, pour les mêmes raisons, le château du Lude se transforme.  A l’origine du château du Lude se trouvent les Normands et leurs incursions au IXème siècle. Pour s’en prémunir, le fort de la Motte au Lude aux confins du Maine, de l'Anjou et de la Touraine est édifié. Reconstruit un peu plus loin, une forteresse médiévale nouvelle sort de terre et se complexifie entre le XIIIème et le XVème siècle. Les soubassements de ce château, comme les douves sont encore visibles en regardant l’architecture générale. Jean de Daillon, propriétaire des lieux au XVème siècle fait appel à l’architecte Jean Gendrot qui rénove entièrement le vieux château et le transforme en un logis de plaisance dans le style de la Renaissance. Le château d’agrément semble ainsi posé sur la fortification médiévale.

Le château du Lude est un château privé habité par la même famille depuis 260 ans. C’est sans doute ce qui rend la visite originale. Ici les visites se font librement, certaines parties sont entièrement privées mais les extérieurs et une partie des intérieurs sont visibles.  Les extérieurs (douves, cuisines, souterrains, caves, grenier à grain et sa magnifique charpente) méritent à eux-seuls la visite. Le grand intérêt de ce château est qu’il vit. Les pièces visitées sont des pièces à vivre dont il est facile d’imaginer qu’elles se couvrent dans la matinée de tapis et cordes pour préserver l’ensemble et qu’elles sont rendues le soir à la vie familiale.

Mais le plus grand intérêt de ces deux châteaux est ailleurs. Loin des circuits touristiques traditionnels, ils sont peu visités ce qui laisse aux curieux toute latitude pour pouvoir savourer en paix, loin des selfies, la sérénité du Val de Loire louée par la pléiade.

Châteaux  - Le Lude - Sarthe et Baugé-en-Anjou - Maine-et-Loire et SartheChâteaux  - Le Lude - Sarthe et Baugé-en-Anjou - Maine-et-Loire et Sarthe
Châteaux  - Le Lude - Sarthe et Baugé-en-Anjou - Maine-et-Loire et SartheChâteaux  - Le Lude - Sarthe et Baugé-en-Anjou - Maine-et-Loire et Sarthe

Châteaux - Le Lude - Sarthe et Baugé-en-Anjou - Maine-et-Loire et Sarthe

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Europe, #Epoque contemporaine, #guerre, #Politique
Monaco - Cinéma des Beaux-Arts - « Dunkerque » de Christopher Nolan ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Monaco - Cinéma des Beaux-Arts - « Dunkerque » de Christopher Nolan ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Abandonnant temporairement sa programmation très grand public, le Cinéma Les Beaux Arts de Monaco propose Dunkerque de Christopher Nolan hélas en version française. Christopher Nolan interrompant ses combats intergalactiques retrouve le plancher des vaches et se polarise sur un événement historique majeur : l’évacuation en urgence de la poche de Dunkerque en 1940 pendant la campagne de France. S’intéresser à ces réflexes historiques qui vous transforment une défaite en victoire par une idée de génie comme les Taxis de la Marne en 1914 ou la grande armada des petits bateaux de 1940 est effectivement éminemment cinématographique.

Dunkerque est un film de guerre, Dunkerque est un film sur un événement historique, Dunkerque possède tous les traits du film de guerre, batailles, héroïsme, petites lâchetés, gros lâchages, sacrifices, honneurs, etc. De ce point de vue il se place dans la foulée de Il faut sauver le soldat Ryan de Steven Spielberg. Dunkerque casse régulièrement les grands espaces par des espaces extrêmement contraints, anxiogènes jouant avec la respiration du public. Comme tous les films de guerre, Dunkerque vise au réalisme mais souligne certaines situations, fait des choix, n’évite pas certains défauts comme  l’héroïque atterrissage sur la plage en fin de film mais il fonctionne.

Le principal atout de Dunkerque est qu’il tient en haleine et en émotion en jouant sur six strates spatio-temporelles qui s’entrecroisent. Dunkerque montre bien la conjonction des trois éléments la mer, la terre et l’air pour comprendre les enjeux de cette bataille. Hormis quelques scènes en début de film, Dunkerque ignore superbement la ville dont il porte le nom pour se concentrer sur les interfaces aéro-maritimo-terrestre, là où tout se joue. Dunkerque joue aussi avec trois temps : les deux jours de l’évacuation, la nuit de la traversée de la grande armada et les quarante-cinq minutes de carburant qu’il reste au pilote pour nettoyer le ciel. En passant d’une strate à l’autre, en faisant de l’interface spatiale le point de convergence de l’interface temporelle, Christopher Nolan fait mouche et rend le film dynamique et émouvant.

Certes le film oublie Dunkerque, les forces françaises, les Allemands présents uniquement par les balles et les bombardements assez lâches puis vaguement visibles dans les dernières scènes, mais Dunkerque reste un film très réussi pou peu que le public se laisse porter par le film de guerre. Pour un atterrissage après des années dans l’espace, Christopher Nolan s’en sort fort bien.

 

 

« Dunkerque » - Film de guerre de Christopher Nolan avec Fionn Whitehead, Tom Glynn-Carney, Jack Lowden – États-Unis, France, Royaume-Uni, Pays-Bas - Date de sortie : 19 juillet 2017 – Durée : 1h 47min

Monaco - Cinéma des Beaux-Arts - « Dunkerque » de Christopher Nolan ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comMonaco - Cinéma des Beaux-Arts - « Dunkerque » de Christopher Nolan ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comMonaco - Cinéma des Beaux-Arts - « Dunkerque » de Christopher Nolan ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Monaco - Cinéma des Beaux-Arts - « Dunkerque » de Christopher Nolan ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié dans : #Musique, #Europe, #Amour, #Violence, #Opéra, #Epoque moderne, #Bad boys, #Religion, #Politique, #Jalousie, #mort, #guerre
Le Prophète de Giacomo Meyerbeer - Théâtre du Capitole - Toulouse ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Le Prophète de Giacomo Meyerbeer - Théâtre du Capitole - Toulouse ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Evénement au Capitole de Toulouse et retour indirect de Voltaire après Candide (http://un-culte-d-art.overblog.com/2016/12/musique-theatre-du-capitole-toulouse-candide-energie-joie-et-optimisme-pour-la-fin-de-l-annee.html) avec la résurrection du Prophète, opéra en cinq actes de Giacomo Meyerbeer sur un livret d'Eugène Scribe et Émile Deschamps d'après l'Essai sur les mœurs et l'esprit des nations  de Voltaire. Véritable phénomène au cours du XIXème siècle, Le Prophète a finalement déserté les scènes françaises notamment en raison de ses coûts de production.

L’intrigue suit la vie de Jean de Leyde entre Dordrecht et Münster en Allemagne à l’époque du grand déchirement entre catholiques et protestants en Europe au XVIème siècle. Jean de Leyde, chef protestant des anabaptistes et autoproclamé « roi de Sion », directement inspiré par ses visions divines affirmées, administra la communauté anabaptiste de Münster de  février 1534 à juin 1535 en autocrate dans un climat délirant loin de toute préoccupation religieuse sérieuse. Marguerite Yourcenar dans L’œuvre au noir retrace également  cet épisode.

Dans la fosse, Claus Peter Flor, invité régulier du théâtre du Capitole et spécialiste des répertoires allemand et autrichien, montre toute son habileté dans le grand opéra français. Pendant trois heures quarante, il fait résonner l’orchestre faisant ressortir toutes les couleurs de l’œuvre.  Sur scène, le plateau n’est pas franchement francophone mais, heureuse surprise, la diction est parfaite même si elle s’épuise pour certains à la fin de l’œuvre.  John Osborn  toujours  en forme tient le rôle titre, sa mère scénique Fidès et sa fiancée scénique Berthe sont remarquablement interprétées par Kate Aldrich et Sofia Fomina. Les trois anabaptistes, Zacharie, Mathisen et Jonas qui reviennent de manière récurrente sont respectivement et parfaitement incarnés par Dimitry Ivashchenko, Thomas Dear (le seul francophone du groupe) et Mikeldi Atxalandabaso. Seul Leonardo Estévez fait une entrée catastrophique en Comte d’Oberthal avant de se rattraper dans le peu qu’il  lui reste à chanter.

Stefano Vizioli signe la mise en scène et c’est sans doute la partie la plus fragile de l’œuvre. Sa conception offre un certain nombre de qualités, il est notamment bien secondé par Alessandro Ciammarughi pour les décors et les costumes et par Guido Petzold qui module les espaces avec ses lumières. Les mouvements chorégraphiques très marqués par l’époque de l’œuvre même retravaillés par Pierluigi Vanelli  font anachroniques mais, surtout, sans travail et sans pensée réelle sur l’ambivalence de Jean de Leyde, véritable despote aux visions mystiques, Stefano Vizioli en fait un simple opportuniste alors que son personnage est beaucoup plus tourmenté. Cela ne lui permet pas de  travailler les tunnels de l’œuvre notamment dans sa dernière partie.  Cependant, le fait même de voir l’œuvre ressurgir atténue fortement ce bémol sur la conception du personnage central.

Le Prophète de Giacomo Meyerbeer - Théâtre du Capitole - Toulouse ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com Le Prophète de Giacomo Meyerbeer - Théâtre du Capitole - Toulouse ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com Le Prophète de Giacomo Meyerbeer - Théâtre du Capitole - Toulouse ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
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"Tristan und Isolde" de Richard Wagner - Opéra de Lyon ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

"Tristan und Isolde" de Richard Wagner - Opéra de Lyon ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Un jour après avoir (re)découvert Elektra, mise en scène par Ruth Berghaus en 1986, le public lyonnais peut assister à une autre mise en scène mémorable : celle de Tristan et Isolde par Heiner Müller qui date de 1983. Changement notable, les musiciens ont réintégré leur fosse mais dans le public, chacun peut reconnaître des spectateurs de la veille et à la direction, ne semblant nullement éprouvé par sa performance de la veille, toujours Hartmut Haenchen.

Loin des pavillons qui claquent, des ponts de bateau construits à grand renfort de bois ou d’une chasse royale construite avec force têtes de cerf, le parti pris de mise en scène d’Heiner Müller réside dans l’épure. N’est-ce pas le propre d’ailleurs du sentiment amoureux avec ou sans filtres de se développer en dehors de tout artifice, toute démonstration, toute matérialité tapageuse ? Visiblement, Heiner Müller a souhaité faire évoluer ses personnages dans une scénographie simple modelée par la création lumière.

Le premier acte représente un pont de bateau en gros plan incliné vers la salle avec la mallette à philtre pour tout accessoire et deux quadrilatères dans lesquels sont enfermés les personnages. Veut-elle sortir, d’une palpation des mains sur une imaginaire paroi de verre, Isolde verra qu’elle ne peut s’échapper ni échapper à son destin. La lumière découpe délicatement les voiles sur la scénographie : tout est dit. La chasse royale ressemble davantage à une salle d’arme ou une armurerie, jonchée de cuirasses. Image cinématographique qui aurait toute sa place dans un péplum ou une œuvre de science fiction, elle symbolise l’intemporalité de l’œuvre. En revanche, comment ne pas voir un clin d’œil d’Heiner Müller à Samuel Beckett au troisième acte avec ce paysage dévasté, apocalyptique que ne renieraient ni  Fin de partie ni En attendant Godot, signe scénaristique des amours qui ne trouvent refuge que dans l’anéantissement.

Les chœurs n’interviendront comme la veille jamais sur scène. Ils seront toujours en coulisses. Sur scène, avec une économie appuyée du mouvement, les chanteurs se meuvent lentement. Annoncés souffrants, Ann Petersen (Isolde) et Alejandro Marco-Buhrmester (Kurwenal) étonnent… que doivent-ils être lorsqu’ils sont en forme ? L’Isolde d’Ann Petersen est à la hauteur de l’événement, joignant à une voix paradoxalement puissante et délicate, un jeu qui montre toutes les palettes du personnage : l’Isolde tour à tour hautaine, amoureuse, froide, fragile, combattante. Elle est parfaitement secondée par Ève-Maud Hubeaux (Brangäne). Quant aux deux derniers rôles qui doivent se sortir de deux terribles monologues en seconde partie : Daniel Kirch campe un Tristan parfait qui réussit un troisième acte redoutable et Christof Fischesser en Roi Marke apporte par sa voix sombre la touche juste à son personnage d’homme blessé et de mari trahi.

Les spectateurs ont-ils eu l’impression de voir une mise en scène datée ? Avec une telle épure, intrinsèquement intemporelle, visiblement non. L’intelligence de la mise en scène d’Heiner Müller fait et fera encore recette. Et puis, l’alliance de cette mise en scène mythique avec cette musique prodigieuse qui ne l’est pas moins, pillée par tous les cinéastes dont Lars van Trier pour symboliser la fin du monde dans Melancholia en 2011, nous transportent encore longtemps après que l’une s’est tue et que l’autre a disparu de notre champ de vision.

"Tristan und Isolde" de Richard Wagner - Opéra de Lyon ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com"Tristan und Isolde" de Richard Wagner - Opéra de Lyon ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Publié le par Théodore Charles
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"Tramontane" de Vatche Boulghourjian - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

"Tramontane" de Vatche Boulghourjian - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

L’affaire pourrait être simple : Rabih, jeune chanteur aveugle, invité avec sa chorale à se produire en Europe doit obtenir un passeport. Dans tout pays en paix, la procédure peut paraître longue mais elle est relativement simple. Pour un jeune homme né dans le Liban de la fin de la guerre civile, l’affaire se révèle plus hasardeuse, plus compliquée que prévue… surtout lorsqu’il apprend que ses parents ne sont pas ses parents biologiques.

Le titre original du film était Rabih, le Printemps, allusion sans doute à la renaissance de ce jeune homme qui ne porte le prénom, dans une identité sinon renouvelée du moins assumée. Le film a été présenté à la Semaine de la critique sous le nom de Tramontane ce qui nous fait évidemment penser à Molière et à Monsieur Jourdain dans  le Bourgeois gentilhomme : Le Ballet des Nations, Première Entrée, autre gascon : Je perds la tramontane, autrement dit, je suis désorienté.  

En quête d’identité, Rabih nous conduit dans un périple libanais, au sud, à Beyrouth, au nord, à l’Est dans l’Atlas. Et à chaque fois qu’il pense avoir trouvé ses origines, il se heurte aux mensonges des hommes. Le film d’ailleurs n’est pas avare de plans symbolisant le labyrinthe avec plusieurs ouvertures, plusieurs portes souvent sur le côté, plus rarement de face : à chacun sa recherche et à chacun sa vérité.

Et quand cesse ce labyrinthe, à la fin du film, Rabih chante, chante ses origines, chante la filiation, Rabih est rasséréné, Rabih renaît dans son identité assumée. S’il est en paix, s’il représente l’espoir, il est le symbole de son pays, une mosaïque ethnique, une mosaïque religieuse, une mosaïque politique, un pays ravagé par les conflits, un pays meurtri par ses souvenirs mal assumés, incapable encore de voir et d’écrire sa propre tragédie.

 

« Tramontane » -  Drame de Vatche Boulghourjian avec Barakat Jabbour, Julia Kassar, Michel Adabashi - Liban, France, Qatar, Émirats arabes unis - Date de sortie : 1er mars 2017 –Durée : 1h 45min

"Tramontane" de Vatche Boulghourjian - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com"Tramontane" de Vatche Boulghourjian - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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« Les Oubliés » de Martin Zandvliet - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

« Les Oubliés » de Martin Zandvliet - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Prisonniers en 1945 de l’armée danoise, plusieurs soldats allemands, tout juste post-adolescents sont envoyés sur les plages pour désamorcer les mines enfouies le long du littoral. Inspiré de faits réels, Les Oubliés de Martin Zandvliet revient sur cet épiphénomène historique en jouant sur plusieurs registres.

L’essentiel de l’action se déroule sur les longues plages de sable danoises plutôt propices désormais au sport qu’à cet exercice. Quand ils ne sont pas sur les plages, les adolescents ou jeunes adultes et leur garde-chiourme sont filmés dans leur baraquement de fortune. La fin de la guerre est filmée furtivement dans ce qu’elle a de plus problématique : la faim consécutive au dérèglement économique de l’occupation et de la libération. Pire, toute l’antériorité de la guerre, toute la période trouble de l’occupation est passée sous silence.  

Le film questionne plusieurs phénomènes inhérents à ces tragédies de la libération : jusqu’à quel point les hommes sont coupables ? Quelle rédemption peuvent-ils attendre ? Une résilience générale est-elle possible ? La clémence est-elle de mise ?  Le film essaie de questionner la responsabilité des hommes plutôt que de s’évertuer à nous montrer l’horreur des corps mutilés. Une seule scène sera de cet acabit et c’est effectivement largement suffisant.

Si le film possède des qualités notamment celle d’émouvoir, il perd en intensité en voulant questionner tous azimuts. Le film tombe dans le qui trop embrasse, mal étreint. Les caractères franchement cruels, franchement revanchards de certains personnages finissent par être noyés par un flot d’humanisme dont il est permis de douter qu’il fut la règle majoritaire de ces temps troublés. Mais il est consécutif au silence du film quant aux années antérieures. En fait, en se voulant profondément humaniste et particulièrement porteur d’espoir, le film ne tombe-t-il pas dans un autre manichéisme ?

 

« Les Oubliés » - Drame de Martin Zandvliet avec Roland Møller, Mikkel Boe Folsgaard, Joel Basman – Allemagne, Danemark - Date de sortie 1 mars 2017 – Durée : 1h 41min

« Les Oubliés » de Martin Zandvliet - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com« Les Oubliés » de Martin Zandvliet - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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La Fille du Régiment de Gaetano Donizetti - Opéra de Toulon ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

La Fille du Régiment de Gaetano Donizetti - Opéra de Toulon ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Si la  proposition artistique de Vincent Vittoz  et son parti pris de mise en scène vous laissent totalement de marbre, il est fort possible que vous n’entriez jamais dans cet univers de La Fille du Régiment mais si vous vous laissez tenter ne serait-ce qu’une seule fois, alors vous pourrez alors goûter tout le sel  de cet opéra comique de Gaetano Donizetti.

Sur scène, surprise ! Une voiture et des soldats que l’on pourrait qualifier de fatigués avec une colline stylisée en grand plan incliné. Si le livret original situe l'action près de Bologne, à l’aube du Risorgimento (milieu du XIXème siècle) avec des soldats autrichiens, l'action se situe en 1805 dans le Tyrol, occupé par les troupes de Napoléon Ier avec des soldats français dans toutes les représentations. Pourquoi une autre guerre,  fictive, hors temps, anachronique, ne serait-elle pas possible ? Nous ne sommes ni dans le drame historique ni dans un grand réalisme. La maison contemporaine de la marquise de Berkenfield au deuxième acte toute droit sortie du cabinet de Le Corbusier confirme la tendance contemporaine du contexte.

Dans ce décor la soldatesque, œil poché, bras en écharpe, s’active autour de sa fille collective Marie. Tout le plateau joue intelligemment avec la scénographie d’Amélie Kiritzé-Topor. Le plan incliné de la maison devient praticable pour la leçon de chant, la maison toute jolie soit-elle se mue en prison pour Marie, le piano à queue de guingois est une périphrase de la leçon de chant. Le plan incliné comme les escaliers descendants dans la maison rajoutent une dimension verticale à l’ensemble. Surréaliste ? Non moins que le livret car l’adoption collective par un régiment d’une fille abandonnée qui se retrouve être la fille naturelle de la marquise de Berkenfield nous laisse loin du réalisme si ce n’est du réel.

Le premier écueil de l’opéra comique, sauf pour qui ne vient que pour les voix, réside dans la clarté de tout le texte parlé. Aucun souci avec ce plateau à la diction parfaite où même le léger accent de Marie contribue à la rendre originale.  Il faut ensuite passer le second écueil qui est le sens de la mise en scène : Vincent Vittoz ayant opté pour l’excès il va falloir… en faire des caisses. Marie semble trop délurée ? Elle a plutôt adopté les façons peu raffinées de s’assoir de la soldatesque et l’effet comique fonctionne. Le dernier écueil est bien sûr la performance vocale et le plateau fait un sans faute : le baryton-basse Frédéric Goncalves à la fois acteur et chanteur excelle comme par définition dans la duplicité qui est la sienne sur scène, Daniella Fally très à l’aise vocalement se joue des pièges et représente une vivandière plus vraie que nature sorte de Calamity Jane revue par Morris et Frédéric Antoun joue de tous les registres, de tous les codes, de son physique avantageux, passe d’un état à l’autre et aborde le célèbre Ah ! Mes amis sans difficulté.  Il se dit d’ailleurs dans les couloirs de l’opéra que la production a usé de quelques ténors avant de tenir « son » Tonio.

S’ajoutent à ce plateau trois rôles peu ou pas chantés qui accompagnent l’ensemble en forçant sur le registre comique : la mezzo-soprano Anne-Marguerite Werster en duchesse de Berkenfield, Francis Dudziak en Hortensius et Nicole Monestier en Duchesse Crakentorp. Quelques ajouts de textes accentuent l’effet comique mais après tout, l’œuvre elle-même n’a-t-elle pas emprunté à son époque et n'a-t-elle pas été pillée à son tour comme en témoigne la récurrente chanson Madame Arthur mise en musique en 1892 par la chanteuse de café-concert Yvette Guilbert jouée ici au violon.

Dans la fosse, Roberto Rizzi-Brignoli a la lourde tâche de rendre à l’œuvre toute sa brillance sans pour autant couvrir les voix, casse-tête dont il s’acquitte avec brio.

"La Fille du Régiment" de Gaetano Donizetti - Opéra de Toulon - Frédéric Antoun - Frédéric Goncalves - Daniela Fally©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com "La Fille du Régiment" de Gaetano Donizetti - Opéra de Toulon - Frédéric Antoun - Frédéric Goncalves - Daniela Fally©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com "La Fille du Régiment" de Gaetano Donizetti - Opéra de Toulon - Frédéric Antoun - Frédéric Goncalves - Daniela Fally©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Amérique du Nord, #Proche orient, #Adolescence, #guerre
Cinéma Rialto - Soy Nero de Rafi Pitts

Cinéma Rialto - Soy Nero de Rafi Pitts

D’accord, la présentation du film Soy Nero de Rafi Pitts six mois après sa sortie en salle peut ressembler à du grand n’importe quoi. Mais la qualité de ce film découvert tardivement fait que le silence à son sujet serait particulièrement injuste. Ensuite, ce film sorti avant l’arrivée de Donald Trump à la Maison blanche prend désormais un tour et un ton nouveaux. En bref, le plus gros problème de ce film est sa date de sortie prématurée mais qui aurait pu imaginer que…

Soy  Nero est avant tout une histoire de frontières, de dualité. De quelque endroit qu’ils se placent, les protagonistes butent toujours sur un mur (la frontière américano-mexicaine), sur des grillages (les quartiers de Los Angeles), sur des grilles (la villa à Beverley Hills), sur des chicanes (un pays qui pourrait être l’Irak). Et quand elles ne sont pas physiquement matérialisées, les frontières sont symboliques entre les riches et les pauvres, les civils et les militaires, les étendues à perte de vue et les espaces contraints.  

Soy Nero est également une histoire de lutte pour l’intégration. Jesus le frère de Nero se débat pour vivre correctement à Beverly Hills , Nero qui prend au passage l’identité de son frère a un tout autre projet : il veut devenir green card soldier et profiter ainsi du Dream act (acronyme pour Development, Relief, and Education for Alien Minors, ou développement, secours et éducation pour les mineurs étrangers) qui prévoit d'accorder une carte de résident permanent (sous conditions) à certaines personnes entrées illégalement en tant que mineurs aux États-Unis. Voila pourquoi Nero n’avoue que 17 ans au compteur !

Soy Nero est une histoire d’entêtement et de courage : Nero est reconduit à la frontière, il revient, Nero est arrêté par la police, il négocie, Nero veut devenir green card soldier, il y parvient. Et Johnny Ortiz incarne parfaitement à l’écran cette farouche volonté.  Nero est aussi une histoire d’honneur : Nero pourrait vivre de petits boulots, il veut un vrai métier, Nero pourrait vivre avec des papiers d’emprunt, il préfère la green card, Nero pourrait choisir la tranquillité avec petits risques au quotidien, il choisit le danger au quotidien pour une potentielle tranquillité à l’arrivée.

Ce triptyque qui nous conduit de la frontière américano-mexicaine au Proche-Orient en passant par Beverly Hills, pourrait se révéler simplement narratif, il est en fait plus subtil que cela. Et quand le générique du film surgit alors que vous n’avez pas eu le temps de réagir, vous vous posez subitement cette question angoissante : Nero avait-il encore son fusil dans la dernière scène ou non ? Et cette question d’apparence anodine finit par vous tarauder car elle commande la compréhension de la fin du film de son avant dernière scène et de son antépénultième non qu’elle transforme radicalement le destin du personnage mais qu’elle en modifie les circonstances. Et vous voila contraints de revoir le film.  

 

 « Soy Nero » - Drame de Rafi Pitts avec Johnny Ortiz, Rory Cochrane, Aml Ameen - Allemagne, France, Mexique - Date de sortie : 21 septembre 2016 - 1h 58min

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Patrimoine, #architecture, #Moyen âge, #guerre, #Religion
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Si vous n’y prenez pas garde, vous circulez sur la D707 direction Angoulême ou direction Tulle sans même vous apercevoir que vous êtes passé à côté d’un site patrimonial majeur. Certes quelques panneaux vous l’indiquent, certes Saint Jean de Côle fait partie de l’association des plus beaux villages de France popularisée sur le petit écran par Stéphane Bern mais de la route départementale a priori, aucun indice concordant ne vous pousse à vous arrêter.

Il faut donc planter sa voiture sous les arbres, fuir le soleil en plongeant immédiatement dans une petite ruelle traversante et au bout de la ruelle ouvrir grand la bouche pour n’en émettre aucun son ou plutôt un juron qui ne siérait guère aux deux bâtiments qui s’offrent à votre vue.

Côté « sabre » : Le Château de la Marthonie dont les plus vieux vestiges remontent au XIIème siècle. Brûlé par les Anglais pendant la guerre de Cent ans, le château fut reconstruit au XVème siècle avec tours couronnées de mâchicoulis et de créneaux, façades percées de fenêtres à meneaux, bref, le château de notre imaginaire. Passée l’époque de la bombarde, le château muta passant de forteresse à habitation d’agrément et une aile plus basse perpendiculaire à l’ancien compléta l’ensemble : une anthologie de l’architecture castrale à découvrir en une seule visite.

Côté « goupillon » : L'église romano-byzantine Saint Jean-Baptiste. Edifiée à la fin du XIème siècle sur ordre de Raynaud de Thiviers, évêque de Périgueux, avant de partir pour la première Croisade, l’Eglise de Saint-Jean de Côle est en fait une ancienne église priorale. Jusqu’ici, rien que de très normal, les bâtiments édifiés avant un départ en croisade étant finalement dans l’ordre logique des choses. C’est son plan insolite qui intrigue d’abord. Pensant d’abord à une église octogonale byzantine ou carolingienne, le visiteur constate rapidement qu’elle se compose en fait d’une nef hémicirculaire à travée unique qui se prolonge par trois chapelles, plan original s’il en est. En levant les yeux, la trace d’une ancienne coupole apparaît visiblement. Disparue par guerre, effondrement puis reconstruite à quatre reprises, la coupole imposante qui rivalisait avec celle d’autres édifices finit par être totalement abandonnée et remplacée par un toit en tuiles moins impressionnant mais plus fiable pour la tête des fidèles.

Si vous rajouter à ce village un vieux pont médiéval, des halles qui se trouvent devant l’église et un accueil sympathique vous pourrez profiter en toute quiétude d’une perle médiévale en pleine campagne.

Saint-Jean de Côle - Dordogne ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comSaint-Jean de Côle - Dordogne ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comSaint-Jean de Côle - Dordogne ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Saint-Jean de Côle - Dordogne ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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