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Blog de mes curiosités

Articles avec #urbanisme catégorie

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Moyen âge, #Urbanisme, #Patrimoine, #architecture, #Tourisme, #Politique, #Antiquité, #Religion
Cité Plantagenêt -  Le Mans ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Cité Plantagenêt - Le Mans ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Certains se rendent au Mans pour les 24 heures du même nom, d’autres moins férus de sport mécanique, y séjournent pour s’empiffrer de rillettes mais il serait bon que les touristes délaissent les surpeuplés Saint-Malo et La Rochelle pour une ville nettement plus intéressante, se détachent des pseudo-reconstitutions en toc du Puy-du-Fou pour aller faire fonctionner leurs méninges devant du patrimoine pluri-centenaire que leur imaginaire pourra reconstruire à l’envi.

Dans un espace de neuf ha, la Cité Plantagenêt du Mans vous renvoie non seulement à l’époque de Robin des bois mais également à celle des Romains. De l’époque romaine, Le Mans a conservé une partie de l’enceinte gallo-romaine, renforcée au Moyen-âge et miraculeusement sauvegardée sans doute parce qu’elle épousait les formes topographiques de la vieille ville… Point de périphérique à construire sur les remparts !

 Du Moyen-âge, la ville transpire la présence des Plantagenêts à tous les coins de rue. Normal ! Geoffroy Plantagenêt comte d’Anjou et du Maine par mariage aura pour fils Henri II d’Angleterre le père de Richard Cœur de Lion contemporain réel de l’imaginaire Robin. L’épouse de Richard Cœur de Lion, la Reine Bérangère fondatrice de l‘abbaye de l’Épau est présente à travers la maison qui porte son nom mais qu’elle n’a jamais dû visiter dans la mesure où elle lui est antérieure de deux siècles. Visiblement au Mans, c’est comme au Far West, lorsque la légende dépasse la réalité, on écrit la légende.

Bien plus contemporaine des Plantagenêts, la Cathédrale Saint-Julien est absolument impressionnante et il est même curieux qu’elle ne soit jamais citée avec les autres joyaux gothiques de la même période. Visible de toute part, elle abrite un volume sous voûte absolument impressionnant. Le dégagement fait voir son chevet et ses entrelacs d’arcs-boutants abritant ça et là des statues.

Le Mans est décidément la ville où il fait bon de flâner le nez en l’air sur les pavés car dans ce périmètre, les maisons du XVème et les palais renaissance rivalisent entre eux. Seul bémol, la Nuit des Chimères, spectacle sons et lumières qui transforme pavés et façades de monuments historiques en écrans de projection. Là est justement le problème ! Ils servent de support à des images et à rien d’autre comme un simple écran. Les projections ne font rien ressortir du monument contrairement à la mise en valeur par la couleur de la façade de la cathédrale de Poitiers par exemple.

Le Mans est depuis longtemps labellisée "Ville d'art et d'histoire" et souhaite poursuivre la valorisation de sa cité Plantagenêt en se portant candidate au patrimoine mondial de l'Humanité auprès de l’UNESCO. Qui vote pour ?

Cité Plantagenêt -  Le Mans ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comCité Plantagenêt -  Le Mans ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
Cité Plantagenêt -  Le Mans ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comCité Plantagenêt -  Le Mans ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
Cité Plantagenêt -  Le Mans ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comCité Plantagenêt -  Le Mans ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Urbanisme, #Patrimoine, #architecture, #arts de la rue, #arts appliqués, #Tourisme
L’Île de Nantes ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

L’Île de Nantes ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

A l’époque industrielle, l’île de Nantes à quelques encablures du centre au-delà du bras de la Loire constituait un grand espace logistique et industriel. Un quartier industriel s’est d’abord développé au XIXème siècle à l’ouest de l’île autour du port reposant sur la construction navale (chantiers navals de Loire et de Bretagne), le raffinage alimentaire (l’usine Say devenue Béguin-Say en 1973 spécialisée dans la raffinerie du sucre venant des Antilles), l’emballage et la papèterie.

Monstre industriel, les chantiers navals employaient 8000 salariés et génèraient indirectement 25 000 emplois en 1950. Mais l’industrie nantaise subit la concurrence internationale comme de nombreuses villes et lors de la fermeture des chantiers navals Dubigeon en 1987, l’île devient une de ces friches industrielles qui dégradent l’image d’une ville.

Cependant, la situation de l’île qui se trouve au centre géométrique de l’agglomération et dans la continuité directe du centre ancien présente un intérêt. De plus, la situation fluviale permettant l’aménagement des rives devient un atout dans un contexte de réappropriation des bords de fleuve par les piétons et de reconnexion entre la ville et le fleuve.

Outre l’installation du Conseil régional, la construction d’un quartier d’habitation à l’Est de l’île et la préservation d’un vaste îlot sauvage à la pointe Est, les friches industrielles se sont redynamisées à grand renfort de projets émanant d’acteurs locaux. Parmi eux, beaucoup concernent l’art et la culture.

Le quai des Antilles date de 1901. Sa fonction première dès 1929 est d’accueillir les bananes débarquées de Guadeloupe, Guinée et Côte d’Ivoire. 93 grues,  6 km de quais débarquaient 3 millions de tonnes de marchandises jusqu’à ce que l’activité se délocalise vers Saint-Nazaire. Réhabilitée dès 2006, le projet a conservé chacun des hangars transformés en restaurants, bars, discothèques, salles d’exposition. Coincés entre deux grues rescapées dont la grue Titan représentant le passé, les hangars font face aux anneaux  de Daniel Buren qui représentent le contemporain.

A deux pas de là, au centre de la grande halle-verrière des chantiers navals, deux créateurs François Delarozière et Pierre Orefice construisent les Machines de l’île, véritable monde fantasmé à la croisée des mondes inventés de Jules Verne, de l’univers mécanique de Léonard de Vinci et de l’histoire industrielle de Nantes. Ainsi le Grand Eléphant, une Raie Manta, le Serpent des Mers et d’autres  embarcations incroyables sont venus peupler l’île. Les deux concepteurs ont également fait le choix de montrer l’intégralité du processus de création, présenté par leurs soins, depuis les premiers dessins de François Delarozière jusqu’à la balade en dos d’éléphant mécanique dans les anciennes Nefs Dubigeon.

A nouveau projet d’aménagement, nouveau projet fou de nos deux compères : l'Arbre aux hérons dans la carrière Miséry devrait voir le jour en 2021. D'ici 20 ans, l'ancien quartier des conserveries doit accueillir 1500 nouveaux logements et 70 000 m2 d'espaces économiques supplémentaires. Comme le Grand Éléphant sur le parc des Chantiers en 2007, l'arrivée de l'Arbre aux hérons dans la carrière Miséry marquera le renouveau du Bas-Chantenay.

L’Île de Nantes ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comL’Île de Nantes ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Patrimoine, #architecture, #Urbanisme, #Moyen âge, #Epoque moderne, #environnement
Lectoure - Cathédrale Saint-Gervais et Saint-Protais ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Lectoure - Cathédrale Saint-Gervais et Saint-Protais ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Après Auch, sa cathédrale, ses escaliers monumentaux et son ancien palais épiscopal devenu préfecture, la Lomagne au nord d’Auch abrite quelques petits bijoux patrimoniaux qui méritent bien plus de temps que la simple journée de découverte.  Outre les bastides de Fleurance ou de Cologne, la région comprend également la commune de Lectoure dont le projet de développement touristique se mesure aux travaux en cours.  

Lectoure, capitale du comté d'Armagnac, subit plusieurs sièges, notamment celui de 1473 qui marque la fin de la maison d’Armagnac et le rattachement à la couronne de France. Ville d’art et d’histoire, Lectoure conserve de nombreux bâtiments classés comme la cathédrale Saint-Gervais et Saint-Protais, la tour d'Albinhac du XIIIème siècle, la tour du Bourreau du XIVème siècle ou l'ancien hôpital château des Comtes d'Armagnac entre autres.

La rue principale de la ville témoigne des aléas de l’histoire : la rue Royale baptisée temporairement rue Impériale retrouva puis conserva sa dénomination révolutionnaire de rue Nationale. Tout le long de cette rue s’élèvent  des hôtels particuliers construits pour la plupart aux XVIIème et XVIIIème siècles dans une architecture classique d’une grande sobriété. Beaucoup ne sont d’ailleurs visibles de l’extérieur que par leur grand portail d’entrée.

Lectoure soigne et développe sa réputation de ville patrimoine et cherche à se différencier de ses voisines par des travaux importants actuellement en cours. Comme dans les autres villes, des  travaux de sauvegarde pour assurer la conservation à long terme des bâtiments historiques comme ceux de l'ancien hôpital château des Comtes d'Armagnac sont en cours. Ils visent à restaurer le toit, remplacer descentes d'eaux pluviales en amiante-ciment empêcher la détérioration des façades.

Mais Lectoure s’apprête également à attirer un tourisme ciblé et deux chantiers sont en cours. Installés dans l’ancien hôtel particulier de Goulard, demeure classée du XVIIIème siècle, les thermes de Lectoure font peau neuve et réhabilitent l’intérieur des bâtiments par réaménagement des vestiaires, des sanitaires et de l'accueil. A proximité de cet hôtel, un site inscrit à l'inventaire général du patrimoine, ancienne place d'armes, occupé ensuite par le collège des Doctrinaires puis une annexe de l'hôpital, va se transformer à terme en un hôtel 3 étoiles directement connecté à l'établissement thermal de Lectoure. L'hôtel des Doctrinaires vise clairement la clientèle thermale et une clientèle «affaires» sans dénaturer la zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager dans lequel il est inscrit.

Reste à prévoir désormais dans l’agenda la découverte de la Lomagne puis du département entier…  rude affaire.

Auch, Fleurance et Lectoure ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comAuch, Fleurance et Lectoure ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
Auch, Fleurance et Lectoure ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comAuch, Fleurance et Lectoure ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Auch, Fleurance et Lectoure ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comAuch, Fleurance et Lectoure ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Auch, Fleurance et Lectoure ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Patrimoine, #Antiquité, #Moyen âge, #Epoque moderne, #Religion, #Politique, #architecture, #Urbanisme, #Europe, #Tourisme
Sacra di San Michele - abbaye Saint-Michel-de-la-Cluse - Val de Suse ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Sacra di San Michele - abbaye Saint-Michel-de-la-Cluse - Val de Suse ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Les diverses ruses suivies de toutes les difficultés militaires que le fameux Charles-Emmanuel avoit employées au délai d’un traité et à l’occupation de son duché de Savoie, l’avoient mis en état de se bien fortifier à Suse ; d’en empêcher les approches par de prodigieux retranchements bien gardés, si connus sous le nom des barricades de Suse, et d’y attendre les troupes impériales et espagnoles dont l’armée venoit à son secours1. Il est des noms, des souvenirs  qui ont rythmé les cours d’histoire à l’Université et qui soudain deviennent autre chose que des mots : Pignerol et le surintendant Nicolas Fouquet, la bataille de Suse et du pas-de-Suse décrite par le Duc de Saint-Simon (CF. supra) ou encore Hannibal et ses éléphants passant peut-être par là  en sont autant d’exemples.

Suse porte effectivement quelques stigmates de son passé glorieux.  Des traces romaines témoigne de son passage de capitale du royaume de Suse avant annexion par l’Empire romain et son nouveau statut de capitale de la province des Alpes cottiennes au premier siècle de notre ère : aqueduc, amphithéâtre, arc d’Auguste. D’autres traces rappellent que la ville fut également une ville importante au Moyen-âge et à l’époque moderne et qu’elle était partie intégrante de la Savoie : cathédrale, porte de la Savoie ou château.

A quelques encablures de là, Pignerol ou Pinerolo est restée célèbre pour avoir accueilli en captivité le surintendant Fouquet, première victime de l’absolutisme louis-quatorzien. Mais Pignerol est également l’épicentre de la lutte des deux grandes puissances de l’époque moderne : la France qui essayait de briser l’encerclement réalisé par les Habsbourgs. C’est d’ailleurs à Pignerol dans la basilique Saint-Maurice (protecteur de la famille de Savoie) que sont inhumés certains ducs de Savoie, preuve de l’importance politique de la ville à l’époque.

Enfin entre Suse et Pignerol se trouve perché sur son nid d’aigle l'abbaye Saint-Michel-de-la-Cluse (Sacra 'd San Michel ëd la Ciusa en piémontais et Sacra di San Michele en italien), présenté comme le Mont-Saint-Michel du Piémont. Mais pour pouvoir accéder à l’intérieur, il fallait prendre de vitesse l’abbé et ses ouailles pour ne pas perturber le service divin de midi. Tout aurait été pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, candides que nous fûmes, si le mouvement Cinq étoiles qui gère pitoyablement la ville de Turin n’avait cru bon d’organiser (bien grand mot) une course cycliste paralysant complètement la ville. Pas de déviation, pas de plan de circulation, des forces de police débordées, en un mot comme en cent : le foutoir. Après une heure pour sortir de la ville, l’abbé et ses ouailles, tortues parties à point, nous avaient devancés, nous pauvres lièvres, nous privant par là même de la visite de l’abbaye. Voilà pourquoi je déteste (entre autres) le mouvement Cinq Étoiles.

1 Mémoires de Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, tome 1,  chapitre V

Suse - Sacra di San Michele et Pignerol ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comSuse - Sacra di San Michele et Pignerol ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comSuse - Sacra di San Michele et Pignerol ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Suse - Sacra di San Michele et Pignerol ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Arts plastiques, #arts numériques, #arts appliqués, #architecture, #Patrimoine, #Urbanisme
Mole Antonelliana - Turin ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Mole Antonelliana - Turin ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Évidemment à Turin, il y a le musée égyptien qui abrite les collections pillées par Bonaparte en Égypte puis abandonnées pour rentrer plus vite à Paris mais à Turin il ya a aussi le musée national du Cinéma nettement plus original. Nul ne peut en outre le louper car il est hébergé dans la Mole Antonelliana, visible de tous les points de Turin. La Mole Antonelliana en forme de dôme d’une hauteur de plus de 160 mètres de haut, conçue par Alessandro Antonelli au XIXème devait à l'origine devenir le lieu de culte de la communauté juive de Turin. L’histoire en décida autrement et la communauté juive obtint une synagogue fort intéressante dans un autre point de la ville.

En 2000, le musée national du cinéma intègre l’édifice après transformations par l’architecte-scénographe suisse François Confino. Afin de reconstituer l’ambiance « projection », l’architecte a sciemment conçu le bâtiment comme un choc audiovisuel. A l’intérieur, la collection que  l'historienne et collectionneuse Maria Adriana Prolo a léguée à la ville en 1991 a pris place et s’est considérablement enrichie. Le musée regroupait ainsi en 2006, de 20 000 appareils, peintures et gravures, de plus de 80 000 documents photographiques, de 12 000 films, de 26 000 volumes et de 300 000 affiches venus du monde entier.

Sur une surface de 3 200 m² distribuée sur cinq étages, le musée offre des possibilités variées comme l'atrium où allongé dans des fauteuils, il est possible de regarder des films sur deux écrans géants ou encore la montée en colimaçon, le long de la paroi du bâtiment qui distribue les niches dédiées aux expositions temporaires. Plus importantes encore, les salles du rez-de-chaussée présentent des appareils optiques pré-cinématographiques comme la lanterne magique, des accessoires de cinéma anciens et modernes et des pièces provenant des premiers studios de cinéma.

Ne prenez pas de visite guidée dans un tel lieu mais faites toutes les expériences patiemment pour retrouver l’ivresse qui a dû accompagner les premiers créateurs ! Ne laissez pas un guide vous dire ce que vous devez ressentir mais fabriquez vous vos propres impressions, votre propre initiation. Quelque chose vous échappe ? Quelle importance ! Laissez-vous aller. Soyez expérimentaux et pas mouton !

Et si d’aventure vous en avez assez du cinéma, dirigez-vous vers  l’ascenseur panoramique, inauguré en 1961 et rénové en 1999, et faites-vous une frayeur dans la cabine aux parois transparentes, qui vous élève jusqu’à la plateforme panoramique du dôme 85 mètres plus haut et admirez le panorama de la ville qui se déroule à vos pieds.

Musée national du Cinéma - Mole Antonelliana - Turin ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comMusée national du Cinéma - Mole Antonelliana - Turin ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comMusée national du Cinéma - Mole Antonelliana - Turin ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Arts plastiques, #arts appliqués, #Urbanisme, #Photographie, #environnement, #Epoque contemporaine
Richard Baquié - Déplacements - Hôtel des Arts - Toulon ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Richard Baquié - Déplacements - Hôtel des Arts - Toulon ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

La nouvelle exposition de l’Hôtel des Arts de Toulon rend hommage à l’œuvre de l’artiste marseillais Richard Baquié, disparu il y a vingt ans. Présenter une vie d’artiste en quelques salles, quelques œuvres, quelques performances n’est jamais chose aisée. C’est donc par la thématique des déplacements que l’œuvre de l’artiste est présentée. Je fabrique des machines pour créer des situations. Je cherche une sculpture qui agit. Ce que l’on y projette en figure l’aperçu. La distance entre le projet et le résultat est le sens même de mon travail, disait Richard Baquié.

La première chose qui saute aux yeux des visiteurs lorsqu’ils pénètrent dans l’hôtel des Arts c’est le recyclage et le détournement d’objets ou plus exactement le recyclage de parties d’objets. Ici trainent portières de voitures, fenêtre de wagon SNCF, débris de carlingue, restes de contenants alimentaires. Richard Baquié questionne les trente glorieuses et la société de consommation à travers les déchets industrielles qu’elles nous ont laissés et qu’elles nous laissent encore.

Simple recyclage ? Non ! Richard Baquié comme ses contemporains Judith Bartolani et Claude Cayol détourne l’objet de sa fonction première, lui inflige une métamorphose parfois radicale. De contenant alimentaire, objet de vie, la boîte métallique devient mitrailleuse donc objet de mort. Souvent la métamorphose se fait moins violente plus poétique : accompagné de mots, de phrases, de citations, l’objet se met à se transformer en invitation au voyage, en invitation à l’amour. Le Via Air mail combine ainsi carlingue d’avion, cartes postales qui se défraichissent : que restera-t-il

L’exposition présente également le projet de commande publique de 1988 dans le cadre d'un programme de rénovation urbaine à la Cité des Cèdres à Marseille. Pensée pour être une installation comprenant une fontaine ainsi qu'une voiture enterrée et des lettres en métal, la fontaine devait faire apparaître sur quatre pans, une photographie panoramique de Marseille d’Yves Gallois. Minée par la malfaçon et le manque d’entretien, il ne reste de visible aujourd'hui qu'un parallélépipède de béton. Triste fin pour une œuvre publique, triste fin pour les souvenirs d’une époque, triste fin pour les souvenirs de l’époque composant l’œuvre.

Une des œuvres de Richard Baquié datée de 1985 est accompagnée de l’interrogation Que reste-t-il de ce que l’on a pensé et non dit ?... L’œuvre Via Air mail combine carlingue d’avion, cartes postales qui se défraichissent comme si chaque partie de l’œuvre avait commencé son inégal combat pour la survie… que restera-t-il tout simplement ?  

 

Richard Baquié "Déplacements" - Exposition du 4 mars au 7 mai 2017 - Hôtel des Arts – Toulon

Richard Baquié - Déplacements - Hôtel des Arts - Toulon ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comRichard Baquié - Déplacements - Hôtel des Arts - Toulon ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
Richard Baquié - Déplacements - Hôtel des Arts - Toulon ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comRichard Baquié - Déplacements - Hôtel des Arts - Toulon ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Amérique du Nord, #Enfance, #Adolescence, #Urbanisme, #Violence, #Amour
"Moonlight" - Barry Jenkins - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

"Moonlight" - Barry Jenkins - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Comment parler d’un film sur les non-dits, les tabous, les frustrations qui apparaissent dans la construction du récit sans en déflorer les effets ? L’exercice se révèle  particulièrement délicat. Moonlight est une torture de présentation.

Ils s’appellent tour à tour Little, Chiron et Black et Barry Jenkins filme cette vie à trois temps : le temps de l’enfance, le temps de l’adolescence et la maturité. Moonlight suit le parcours de cet afro-américain des ghettos de Floride, sans père avec une mère en souffrance.  Quel que soit le surnom, le personnage est le même et il se pose à la fois en continuité et en rupture par rapport à son état antérieur. Moonlight est l’histoire d’une métamorphose.

Moonlight met en avant la question de la rencontre et des choix de l’existence. Little n’a pas de père mais il a Juan, le truand pédagogue, il n’a pas de mère mais il a l’amour de Paula qui le suivra à l’adolescence et au-delà. Chiron a un ami Kevin mais être souffre-douleur expose l’amitié à bien des dangers. Moonlight est une réflexion sur la place de l’individu dans le groupe.

Ghetto, afro-américain, absence du père, dealer, mère toxicomane, quel bel ensemble de poncifs et autres clichés cela aurait pu faire sauf que Barry Jenkins suit tous les codes du genre pour mieux jouer sa petite musique sur une partition personnelle qu’il nous dévoile lentement.  Moonlight manie beaucoup l’ellipse et joue beaucoup sur les non-dits. Moonlight est un film sur la patiente construction de la personnalité.

Moonlight est très sonore, Moonlight est souvent violent, Moonlight joue sur les tensions et les codes d’éducation en milieu hostile. Barry Jenkins instille énormément de tendresse en contrepoint. Little cherche la tendresse de Paula, Chiron cherche sa tendresse comme tous les adolescents mais quelle tendresse manque t-il à Black à l’âge adulte ?

Barry Jenkins dévoilera quelques pistes en fin de film mais se gardera bien d’en dire trop… comme ses personnages du reste.

 

« Moonlight » - Drame de Barry Jenkins avec Alex R. Hibbert, Ashton Sanders, Trevante Rhodes – États-Unis - Date de sortie : 1 février 2017 - Durée : 1h 51min

Cinéma Rialto - Nice Cinéma Rialto - Nice

Cinéma Rialto - Nice

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Extrême orient, #Epoque contemporaine, #Urbanisme, #Politique
"Diamond Island" de Davy Chou - Cinéma Le Royal - Toulon ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

"Diamond Island" de Davy Chou - Cinéma Le Royal - Toulon ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

A ceux qui affirment haut et fort que voyager permet de comprendre le monde surtout en étant guidé et en restant dans les espaces réservés aux touristes, je ne saurais trop conseiller d’aller voir le dernier film de Davy Chou Diamond Island. Après avoir signé le très remarqué film documentaire Le Sommeil d’or (http://un-culte-d-art.overblog.com/cinema-mercury-nice-le-sommeil-d-or-a-la-recherche-de-l-hippocampe) sur la disparition du cinéma cambodgien sous les Khmers rouges, Davy Chou s’attaque à une fiction aux aspects réalistes sur la transformation du centre ville de Phnom Penh.

Diamond Island a pour cadre le chantier gigantesque de l’île éponyme et de la condition de vie des travailleurs tous issus d’un gigantesque exode rural qui vide les campagnes de sa jeunesse. Le film suit le destin de plusieurs ouvriers dont celui de Bora, 18 ans. Bora retrouve à Phnom Penh son frère Solei, dont la famille n’avait pas de nouvelles depuis cinq ans. Davy Chou observe alors les destins croisés des protagonistes, ceux qui n’ont que le chantier en tête, ceux qui cherchent des chemins de traverse dans l’économie  de la capitale cambodgienne, ceux qui se fixent, ceux qui veulent retourner, ceux qui veulent migrer.

Le grand intérêt du film de Davy Chou est l’équilibre entre ce qu’il dit, ce qu’il donne à voir et les silences, les ellipses qui laissent l’imaginaire du spectateur combler les vides. Qui est Solei ? Quelle est son activité lucrative ? Quel est son destin ? Le spectateur pourra se perdre en conjectures, le film ne lui proposera que des indices. Quel est le futur de Bora ? Confronté à de vrais choix (qui aime-t-il vraiment ? Quelle activité veut-il réellement exercer?), son avenir est aussi laissé à l’appréciation du spectateur.

Quoique dans un tout autre registre que Le Sommeil d’or, Diamond Island  propose une découverte du Cambodge d’aujourd’hui, de sa jeunesse, de son intégration dans la mondialisation, de ses transformations. Il présente le renouveau de la capitale Phnom Penh, vidée en son temps de tous ses habitants par le régime de Pol Pot. Il est à la fois le nécessaire complément et le contrepoint du premier film de Davy Chou qui continue à écouter le Cambodge respirer avec brio. Quel bonheur de suivre ce passionnant voyage confortablement installé dans son fauteuil.  

"Diamond Island" de Davy Chou - Cinéma Le Royal - Toulon ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

"Diamond Island" de Davy Chou - Cinéma Le Royal - Toulon ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Couvent des jacobins - Toulouse - Voûte palmier ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Couvent des jacobins - Toulouse - Voûte palmier ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Toulouse prit sa part dans le développement des ordres monastiques du Moyen-âge et vit un certain nombre de bâtiments conventuels s’élever et perdurer jusqu’à notre époque.

Le couvent des Augustins d’abord implanté au XIIIème siècle hors les murs dans le secteur de Matabiau déménagea au XIVème siècle à l’intérieur de l’enceinte.  De florissant qu’il fut, le monastère vit sa population décliner sévèrement au point de n’abriter qu’une trentaine de moines avant la dissolution des ordres monastiques par la Révolution qui non seulement sécularisa les bâtiments mais les transforma en espace muséal en 1795.

Le couvent des Jacobins de Toulouse fut lui bâti sur ordre des frères prêcheurs, un ordre mendiant fondé en 1215 à Toulouse par Dominique de Guzmán alias saint Dominique pour favoriser la prédication et lutter contre l'hérésie cathare. Le bâtiment abrite depuis 1369 le corps de saint Thomas d'Aquin et a abrité l'ancienne université de Toulouse de sa fondation en 1229 jusqu'à sa suppression à la Révolution française. Le couvent des Jacobins connut diverses fortunes devenant d’abord caserne militaire puis, pour partie, annexe du lycée voisin.

Les différentes affectations des bâtiments s’ils les ont altérés les ont en tout cas préservés de la vente à des marchands qui auraient pu les transformer immédiatement en gigantesques carrières de pierre et les faire ainsi disparaître. Leur changement de statut les a en somme protégés. Restait à les protéger davantage, leur donner ou leur confirmer une fonction digne de leur intérêt patrimonial voire les restaurer sans les dénaturer.

Au XIXème siècle, l’urbanisme et Viollet-le-Duc eurent raison de ce que la Révolution avait elle-même épargné : plusieurs espaces du couvent des Augustins dont le réfectoire furent détruits afin de percer des voies et d’édifier de nouvelles salles d’exposition ainsi qu’un escalier monumental. Le musée abrite aujourd’hui le musée des Beaux-arts dans lequel se trouvent des peintures et des sculptures allant du Moyen-âge à l’art moderne notamment la collection de gargouilles de l’ancienne église des Cordeliers ou encore les tympans de l’ancien prieuré bénédictin de Notre-Dame de la Daurade.

Le couvent des Jacobins n’eut pas la même trajectoire. Il fallut d’abord rassembler les éléments constitutifs encore entiers : l’église, le cloître, la salle capitulaire, le réfectoire et la chapelle Saint-Antonin. L’ensemble forme aujourd’hui un espace majeur principalement voué aux activités touristiques et aux événements culturels en lien avec les grandes institutions toulousaines.

Ce qui frappe dans l’ensemble conventuel des Jacobins, c’est la paradoxale alliance de monumentalisme et de sobriété. Elle frappe dans l’église dépouillée composée d’une gigantesque haute nef supportée par sept piliers qui la coupent en deux parties symbolisant les deux orientations de l’ordre : introspection et prédication. La voûte palmier est une pure merveille architecturale dont je ne me lasse pas (http://un-culte-d-art.overblog.com/2015/06/patrimoine-eglise-des-jacobins-toulouse-querelle-schismatique-autour-de-l-eurovision.html). Cette paradoxale alliance se retrouve dans le cloître fort imposant mais éclairé d’une lumière violette diaphane. Elle se marque aussi dans le réfectoire gigantesque et entièrement dépouillé et enfin dans  la salle capitulaire d’habitude lieu clos, ici béant sur l’extérieur.  

La Colline inspirée de Maurice Barrès débute avec cette phrase : Il est des lieuxsouffle l'esprit. Apparemment….

Couvent des Augustins - Couvent des Jacobins - Toulouse ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comCouvent des Augustins - Couvent des Jacobins - Toulouse ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comCouvent des Augustins - Couvent des Jacobins - Toulouse ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Patrimoine, #culture scientifique, #Epoque moderne, #Religion, #Tourisme, #architecture, #Urbanisme
Naissance Nicolas Lalaisse - registres paroissiaux de la paroisse de la Daurade ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Naissance Nicolas Lalaisse - registres paroissiaux de la paroisse de la Daurade ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Une chose est sûre, mon octaïeul   c'est-à-dire dix générations au dessus de la mienne côté maternel s’appelait Nicolas Lalaisse et était arrivé sur terre à Toulouse quelques jours avant le printemps, le 15 mars 1643, grâce à l’opération, non du Saint-Esprit mais de ses parents Augustin Lalaysse et Anne Lartigues. Père chirurgien, lui-même chirurgien à une époque où les chirurgiens viennent de se séparer de la corporation des barbiers… tout est dit.

Né dans la paroisse de la Daurade, exerçant à l’hôtel Dieu Saint Jacques, décédé le 28 mai 1714 à la Daurade et inhumé aux Augustins, il m’est soudainement venu une idée saugrenue et follement naïve : existait-il encore quelques traces sur place entre l’église de la Daurade, le couvent des Augustins et l’hôtel Dieu du passage de ces chirurgiens en général et de mes glorieux ancêtres en particulier ? Le problème s’est rapidement corsé dans la mesure où l’église de la Daurade sur les quais de la Garonne face à l’hôtel Dieu a été entièrement reconstruite au XVIIIème, l’Hôtel Dieu a été transformé à de multiples reprises et le couvent des Augustins est devenu un musée.

De ma course folle donc, inutile de faire durer le suspens, pas plus de Lalaisse que de beurre en broche. Cependant, ma quête a priori tartignole m’aura permis de visiter l’église de la Daurade de fond en comble repérant la pièce la plus ancienne, une procession de la Vierge noire de la Daurade en 1672 pour éviter à un incendie de se propager et de traquer aux Augustins la moindre statue, le moindre tableau du XVIIème siècle.

Mieux encore ! Cette équipée ne m’aurait jamais conduit à l’Hôtel Dieu réservé désormais aux services administratifs des hôpitaux de Toulouse et de sa région et abritant en son sein quelques petites merveilles patrimoniales. Dans l’aile Viguerie, quelques salles retracent l’histoire de la médecine des siècles passés : herboristerie, ancienne pharmacie, anciens objets de chirurgie qui font davantage penser à l’heure actuelle à un petit musée de la torture, quelques traces de précis de médecine écrits au XVIIème, des tableaux de donateurs mais pas une trace de mes glorieux ancêtres.

Dans l’aile Garonne de l’hôtel Dieu où la statue de Saint Jacques accueille le pèlerin contemporain se trouvent deux salles patrimoniales restaurées : la salle des Pèlerins tout en boiserie et la salle des colonnes qui abrita jusque dans les années 80 les malades comme tout Hôtel Dieu qui se respecte. Deux petits bijoux de l’architecture religieuse à usage civil qui m’aurait sans doute échappés sans le concours de mon bon Nicolas Lalaisse qui finalement a guidé mes pas.

Toulouse Pont Neuf - Daurade et Hôtel Dieu ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comToulouse Pont Neuf - Daurade et Hôtel Dieu ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comToulouse Pont Neuf - Daurade et Hôtel Dieu ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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