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Blog de mes curiosités

Articles avec #architecture catégorie

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Patrimoine, #architecture, #Moyen âge, #Politique, #Tourisme
Lassay-les-Châteaux ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Lassay-les-Châteaux ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. Les guides touristiques pourrait faire leur cette formule de Mathieu (Mathieu 7, 13-14) car annoncer trois châteaux et ne se consacrer qu’à un seul pose problème au point que certains se demandent même si les trois châteaux annoncés ne sont pas trois châteaux en un.

Aux confins du Maine, à proximité de la puissante Normandie et ses ducs puis à la jonction des fiefs anglais et français, la contrée fut une zone de contacts pas toujours sympathiques entre Anglais et Français pendant la guerre de Cent ans pus entre Catholiques et Protestants pendant les guerres de religion.  La région a donc conservé des traces de sa ceinture défensive et la particularité de Lassay-les-Châteaux est d’en conserver trois à quelques kilomètres de distance. 

Les guides ne parlent que de lui ! LE château de Lassay-les-Châteaux : une imposante forteresse en forme d'octogone irrégulier  avec huit tours dont deux au châtelet construite à la fin de la Guerre de Cent ans. Comme le château de Bonaguil dans le Lot et Garonne qui ne servit jamais, la forteresse née trop tard pour être pleinement opérationnelle, ne fut pas détruite par l’usage militaire. Éloignée des grands centres, elle ne servit pas non plus de carrière sous la Révolution. Appartenant au domaine privé, le château classé depuis les origines ou presque ne se découvre qu’en visite guidée.

Le second château est un peu à l’écart et pour peu que le visiteur n’insiste pas, il passe à côté d’un deuxième édifice en plus mauvais état : le château de Bois-Thibault. Sur les guides, il tient en trois lignes. Reconstruit lui aussi après la guerre de Cent ans, il fut habité jusqu’en 1830 avant de dépérir. Il ne reste du château que des vestiges classés monuments historiques en 1925, rachetés par la commune de Lassay-les-Châteaux. Le site est ouvert gratuitement au public grâce à l’action de bénévoles qui s’ingénient à le réanimer.

Le troisième château, troisième volet de la chasse au trésor est inaccessible à quiconque ne sait pas lire correctement une carte. Perdu dans la campagne mayennaise, implanté sur une propriété agricole gardée par un chien, il s’observe de la route. C’est évidemment celui qui est le plus abimé mais c’est également celui qui procure le plus de plaisir car comme le dit Milan Kundera dans La plaisanterie : On désire toujours, par dessus tout, l'inaccessible, avec avidité.

Lassay-les-Châteaux - Les trois châteaux ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comLassay-les-Châteaux - Les trois châteaux ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
Lassay-les-Châteaux - Les trois châteaux ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comLassay-les-Châteaux - Les trois châteaux ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
Lassay-les-Châteaux - Les trois châteaux ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comLassay-les-Châteaux - Les trois châteaux ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Lassay-les-Châteaux - Les trois châteaux ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Moyen âge, #Urbanisme, #Patrimoine, #architecture, #Tourisme, #Politique, #Antiquité, #Religion
Cité Plantagenêt -  Le Mans ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Cité Plantagenêt - Le Mans ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Certains se rendent au Mans pour les 24 heures du même nom, d’autres moins férus de sport mécanique, y séjournent pour s’empiffrer de rillettes mais il serait bon que les touristes délaissent les surpeuplés Saint-Malo et La Rochelle pour une ville nettement plus intéressante, se détachent des pseudo-reconstitutions en toc du Puy-du-Fou pour aller faire fonctionner leurs méninges devant du patrimoine pluri-centenaire que leur imaginaire pourra reconstruire à l’envi.

Dans un espace de neuf ha, la Cité Plantagenêt du Mans vous renvoie non seulement à l’époque de Robin des bois mais également à celle des Romains. De l’époque romaine, Le Mans a conservé une partie de l’enceinte gallo-romaine, renforcée au Moyen-âge et miraculeusement sauvegardée sans doute parce qu’elle épousait les formes topographiques de la vieille ville… Point de périphérique à construire sur les remparts !

 Du Moyen-âge, la ville transpire la présence des Plantagenêts à tous les coins de rue. Normal ! Geoffroy Plantagenêt comte d’Anjou et du Maine par mariage aura pour fils Henri II d’Angleterre le père de Richard Cœur de Lion contemporain réel de l’imaginaire Robin. L’épouse de Richard Cœur de Lion, la Reine Bérangère fondatrice de l‘abbaye de l’Épau est présente à travers la maison qui porte son nom mais qu’elle n’a jamais dû visiter dans la mesure où elle lui est antérieure de deux siècles. Visiblement au Mans, c’est comme au Far West, lorsque la légende dépasse la réalité, on écrit la légende.

Bien plus contemporaine des Plantagenêts, la Cathédrale Saint-Julien est absolument impressionnante et il est même curieux qu’elle ne soit jamais citée avec les autres joyaux gothiques de la même période. Visible de toute part, elle abrite un volume sous voûte absolument impressionnant. Le dégagement fait voir son chevet et ses entrelacs d’arcs-boutants abritant ça et là des statues.

Le Mans est décidément la ville où il fait bon de flâner le nez en l’air sur les pavés car dans ce périmètre, les maisons du XVème et les palais renaissance rivalisent entre eux. Seul bémol, la Nuit des Chimères, spectacle sons et lumières qui transforme pavés et façades de monuments historiques en écrans de projection. Là est justement le problème ! Ils servent de support à des images et à rien d’autre comme un simple écran. Les projections ne font rien ressortir du monument contrairement à la mise en valeur par la couleur de la façade de la cathédrale de Poitiers par exemple.

Le Mans est depuis longtemps labellisée "Ville d'art et d'histoire" et souhaite poursuivre la valorisation de sa cité Plantagenêt en se portant candidate au patrimoine mondial de l'Humanité auprès de l’UNESCO. Qui vote pour ?

Cité Plantagenêt -  Le Mans ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comCité Plantagenêt -  Le Mans ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
Cité Plantagenêt -  Le Mans ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comCité Plantagenêt -  Le Mans ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Abbaye de l'Épau - Sarthe ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Abbaye de l'Épau - Sarthe ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Qui veut comprendre la subtilité monastique du Moyen-âge peut se rendre dans la Sarthe et aller à la rencontre de deux abbayes si proches et si lointaines à la fois : l’abbaye de Solesmes et l’abbaye de l’Épau. L’une vit encore au rythme des laudes, sexte, none, vêpres et complies tandis que la seconde a adopté un rythme plus touristique. Si elles sont toutes deux bénédictines, la clunisienne Solesmes est encore habitée par les moines tandis que la cistercienne abbaye de l’Épau appartient désormais au conseil général de la Sarthe.

La plus ancienne est l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes dont les origines remontent à 1010. La charte de fondation est confirmée le 30 mars 1073 par Guillaume le Conquérant, suzerain du nouveau seigneur de Sablé, Robert le Bourguignon. Le Templier Robert de Sablé, seigneur de Sablé, grand-maitre de l'Ordre du Temple et compagnon de Richard Cœur de Lion durant la troisième croisade lui fait don d’une partie des redevances. La  dalle funéraire de ce généreux bienfaiteur est d’ailleurs toujours  visible dans l'église abbatiale.

L'abbaye de l'Épau est en revanche fondée en 1229 par la reine Bérangère veuve de Richard Cœur de Lion décédé trente ans pus tôt. Agée de 59 ans âge respectable pour l’époque, elle cherche à s’attirer avant de succomber les grâces du Très Haut qui la fera d’ailleurs passer de vie à trépas l’année suivante lui permettant de rester définitivement dans l’abbaye qu’elle a fondée.

La révolution vide les lieux de ses occupants : l’abbaye de Solesmes devient la maison de campagne d'un certain Henri Lenoir de Chantelou tandis que l’abbaye de l’Épau est transformée en gigantesque hangar agricole. Le cloître disparaît vers cette époque.

L'abbaye de l’Épau qui a failli disparaitre à plusieurs reprises se trouve définitivement sauvée par le conseil général de la Sarthe qui l’acquiert en 1958. L’abbaye de Solesmes connaît une autre trajectoire. Le 11 juillet 1833 la vie monastique reprend au prieuré de Solesmes grâce à un groupe de jeunes prêtres du diocèse du Mans emmenés par l'abbé Prosper Guéranger. Ré-expulsés au moment de la séparation de l’Église et de l’État, les moines ont la permission de revenir au cours de l'année 1922 accueillant plusieurs personnalités par la suite notamment le poète Pierre Reverdy.

L’une comme l’autre, les deux abbayes ont une mission culturelle désormais assumée dans le siècle : celle de Solesmes, haut-lieu du chant grégorien, est également connue pour les nombreux enregistrements de musiques ancienne et baroque. Si elle ne se visite que très partiellement, elle ouvre les portes de son église abbatiale pour une simple visite patrimoniale entre deux offices ou pour lesdits offices. Seul bémol, les moines que le public croise  semblent porter toute la misère du monde sur leurs frêles épaules et ça a l’air plutôt lourd à l’exception de celui qui officie au magasin et qui doit livrer quotidiennement un combat contre le démon  qui le harcèle : l’ordinateur relié à sa caisse enregistreuse.

L’abbaye de L’Épau a choisi une autre voie : des expositions photographiques accueillent le visiteur. Si abondance de biens ne nuisait pas, l’abbaye de l’Épau pourrait sembler de ce point de vue exceptionnelle. Mais le parti pris de l’accumulation d’expositions diverses et variées dans le dortoir des moines, l’église abbatiale, le scriptorium, la salle capitulaire et les jardins frise l’indigestion. Les différentes expositions sont inégales, quelques unes montrent un certain intérêt mais rien ne semble les rattacher au lieu dans lequel elles se trouvent, comme si elles étaient étrangères  en ce monde, comme une greffe qui ne prendrait pas, comme une paire de guêtres à un lapin.

Cependant, ni la mélancolie des moines de l’une, ni la surexposition de l’autre ne sauraient  détourner            le public de ces deux lieux qui invitent au calme, à la retenue et à la méditation.

abbaye Saint-Pierre de Solesmes et Abbaye de l’Épau ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comabbaye Saint-Pierre de Solesmes et Abbaye de l’Épau ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
abbaye Saint-Pierre de Solesmes et Abbaye de l’Épau ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comabbaye Saint-Pierre de Solesmes et Abbaye de l’Épau ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Urbanisme, #Patrimoine, #architecture, #arts de la rue, #arts appliqués, #Tourisme
L’Île de Nantes ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

L’Île de Nantes ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

A l’époque industrielle, l’île de Nantes à quelques encablures du centre au-delà du bras de la Loire constituait un grand espace logistique et industriel. Un quartier industriel s’est d’abord développé au XIXème siècle à l’ouest de l’île autour du port reposant sur la construction navale (chantiers navals de Loire et de Bretagne), le raffinage alimentaire (l’usine Say devenue Béguin-Say en 1973 spécialisée dans la raffinerie du sucre venant des Antilles), l’emballage et la papèterie.

Monstre industriel, les chantiers navals employaient 8000 salariés et génèraient indirectement 25 000 emplois en 1950. Mais l’industrie nantaise subit la concurrence internationale comme de nombreuses villes et lors de la fermeture des chantiers navals Dubigeon en 1987, l’île devient une de ces friches industrielles qui dégradent l’image d’une ville.

Cependant, la situation de l’île qui se trouve au centre géométrique de l’agglomération et dans la continuité directe du centre ancien présente un intérêt. De plus, la situation fluviale permettant l’aménagement des rives devient un atout dans un contexte de réappropriation des bords de fleuve par les piétons et de reconnexion entre la ville et le fleuve.

Outre l’installation du Conseil régional, la construction d’un quartier d’habitation à l’Est de l’île et la préservation d’un vaste îlot sauvage à la pointe Est, les friches industrielles se sont redynamisées à grand renfort de projets émanant d’acteurs locaux. Parmi eux, beaucoup concernent l’art et la culture.

Le quai des Antilles date de 1901. Sa fonction première dès 1929 est d’accueillir les bananes débarquées de Guadeloupe, Guinée et Côte d’Ivoire. 93 grues,  6 km de quais débarquaient 3 millions de tonnes de marchandises jusqu’à ce que l’activité se délocalise vers Saint-Nazaire. Réhabilitée dès 2006, le projet a conservé chacun des hangars transformés en restaurants, bars, discothèques, salles d’exposition. Coincés entre deux grues rescapées dont la grue Titan représentant le passé, les hangars font face aux anneaux  de Daniel Buren qui représentent le contemporain.

A deux pas de là, au centre de la grande halle-verrière des chantiers navals, deux créateurs François Delarozière et Pierre Orefice construisent les Machines de l’île, véritable monde fantasmé à la croisée des mondes inventés de Jules Verne, de l’univers mécanique de Léonard de Vinci et de l’histoire industrielle de Nantes. Ainsi le Grand Eléphant, une Raie Manta, le Serpent des Mers et d’autres  embarcations incroyables sont venus peupler l’île. Les deux concepteurs ont également fait le choix de montrer l’intégralité du processus de création, présenté par leurs soins, depuis les premiers dessins de François Delarozière jusqu’à la balade en dos d’éléphant mécanique dans les anciennes Nefs Dubigeon.

A nouveau projet d’aménagement, nouveau projet fou de nos deux compères : l'Arbre aux hérons dans la carrière Miséry devrait voir le jour en 2021. D'ici 20 ans, l'ancien quartier des conserveries doit accueillir 1500 nouveaux logements et 70 000 m2 d'espaces économiques supplémentaires. Comme le Grand Éléphant sur le parc des Chantiers en 2007, l'arrivée de l'Arbre aux hérons dans la carrière Miséry marquera le renouveau du Bas-Chantenay.

L’Île de Nantes ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comL’Île de Nantes ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Arts plastiques, #arts appliqués, #architecture, #Patrimoine
Le Voyage à Nantes 2017 © photo : Olivier Metzger

Le Voyage à Nantes 2017 © photo : Olivier Metzger

Ceux qui aiment l’art viendront à Nantes proclament le visuel du Voyage à Nantes. Wherever we are is museum (Tout lieu où nous sommes est musée) répondent Eva et Adèle, les autoproclamées jumelles hermaphrodites de l’art  qui habitent le visuel, version Thelma et Louise.

Effectivement, le Voyage à Nantes est une offre artistique permanente et  dispersée  sur le périmètre de la métropole nantaise, nous faisant divaguer d’une œuvre signée par un grand artiste d’aujourd’hui à un élément remarquable du patrimoine, alternant arts plastiques, lieux conviviaux, patrimoine ou architecture. Mais dans ce voyage, les œuvres d’art dispersées dans la ville transforment Nantes en centre d’art contemporain à ciel ouvert avec des œuvres qui communient avec le patrimoine ou qui se répondent à quelques hectomètres de distance.

Au centre de Nantes, par exemple, une grande roue excavatrice tronquée intitulée la Part manquante rend hommage à la fois aux loisirs, à l’industrie du sel omniprésente dans la région, à la nature par palmiers interposés. Vous cherchez la part manquante ? Cherchez bien ! Elle vous attend sur le parcours dans un lieu qui lui est plus adapté. Les artistes Daniel Dewar et Grégory Gicquel avec le Nu et la Roche exposent à la Hab Gallery et au cours Cambronne. Leurs sculptures de marbre rose explorent la nudité des corps à travers leur lieu de prédilection : la salle de bains.

Nicolas Darrot dialogue avec lui-même et à proximité. Sur la place, Graslin, dans un chapiteau  improvisé, il vous accueille avec Hécate. En revanche, dans la salle du théâtre Galin, avec BLKNTRNTL Nicolas Darrot déploie un grand drapeau noir mécanisé qui balaie la salle de manière métronomique. Si le drapeau fait référence à Black International, premier groupe anarchiste de Londres, le drapeau mécanique sur la scène renvoie à la poupe d’un navire de pirate qui n’attend que son metteur en scène.

Au château des Ducs de Bretagne, l’art contemporain se marie avec le patrimoine et le ludique avec la découverte. Le Paysage glissé propose à l’aide d’un toboggan arrimé à la muraille de faire découvrir à tous les remparts du château comme jamais ils ne les ont vus… à la manière d’un assaillant qui prendrait la poudre d’escampette après un assaut raté… le rire en plus, l’huile bouillante et les flèches en moins !

Enfin, et la liste des artistes et des œuvres est loin d’être exhaustive, les Anneaux de Patrick bouchain et Daniel Buren au nombre de dix-huit découpent  l’espace fluvial comme autant de méga-lunettes d’observation. Ces anneaux changent de couleur à la nuit tombante devenant bleu, vert, rouge transformant encore la  perception du fleuve, véritable métonymie de l’ensemble des propositions artistiques qui  transforment notre propre perception de la ville de Nantes. 

Compliqué ? Non suivez la ligne verte matérialisée au sol et laissez-vous guider !

Le Voyage à Nantes 2017 ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comLe Voyage à Nantes 2017 ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
Le Voyage à Nantes 2017 ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comLe Voyage à Nantes 2017 ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
Le Voyage à Nantes 2017 ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comLe Voyage à Nantes 2017 ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Le Voyage à Nantes 2017 ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Patrimoine, #architecture, #Urbanisme, #Moyen âge, #Epoque moderne, #environnement
Lectoure - Cathédrale Saint-Gervais et Saint-Protais ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Lectoure - Cathédrale Saint-Gervais et Saint-Protais ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Après Auch, sa cathédrale, ses escaliers monumentaux et son ancien palais épiscopal devenu préfecture, la Lomagne au nord d’Auch abrite quelques petits bijoux patrimoniaux qui méritent bien plus de temps que la simple journée de découverte.  Outre les bastides de Fleurance ou de Cologne, la région comprend également la commune de Lectoure dont le projet de développement touristique se mesure aux travaux en cours.  

Lectoure, capitale du comté d'Armagnac, subit plusieurs sièges, notamment celui de 1473 qui marque la fin de la maison d’Armagnac et le rattachement à la couronne de France. Ville d’art et d’histoire, Lectoure conserve de nombreux bâtiments classés comme la cathédrale Saint-Gervais et Saint-Protais, la tour d'Albinhac du XIIIème siècle, la tour du Bourreau du XIVème siècle ou l'ancien hôpital château des Comtes d'Armagnac entre autres.

La rue principale de la ville témoigne des aléas de l’histoire : la rue Royale baptisée temporairement rue Impériale retrouva puis conserva sa dénomination révolutionnaire de rue Nationale. Tout le long de cette rue s’élèvent  des hôtels particuliers construits pour la plupart aux XVIIème et XVIIIème siècles dans une architecture classique d’une grande sobriété. Beaucoup ne sont d’ailleurs visibles de l’extérieur que par leur grand portail d’entrée.

Lectoure soigne et développe sa réputation de ville patrimoine et cherche à se différencier de ses voisines par des travaux importants actuellement en cours. Comme dans les autres villes, des  travaux de sauvegarde pour assurer la conservation à long terme des bâtiments historiques comme ceux de l'ancien hôpital château des Comtes d'Armagnac sont en cours. Ils visent à restaurer le toit, remplacer descentes d'eaux pluviales en amiante-ciment empêcher la détérioration des façades.

Mais Lectoure s’apprête également à attirer un tourisme ciblé et deux chantiers sont en cours. Installés dans l’ancien hôtel particulier de Goulard, demeure classée du XVIIIème siècle, les thermes de Lectoure font peau neuve et réhabilitent l’intérieur des bâtiments par réaménagement des vestiaires, des sanitaires et de l'accueil. A proximité de cet hôtel, un site inscrit à l'inventaire général du patrimoine, ancienne place d'armes, occupé ensuite par le collège des Doctrinaires puis une annexe de l'hôpital, va se transformer à terme en un hôtel 3 étoiles directement connecté à l'établissement thermal de Lectoure. L'hôtel des Doctrinaires vise clairement la clientèle thermale et une clientèle «affaires» sans dénaturer la zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager dans lequel il est inscrit.

Reste à prévoir désormais dans l’agenda la découverte de la Lomagne puis du département entier…  rude affaire.

Auch, Fleurance et Lectoure ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comAuch, Fleurance et Lectoure ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
Auch, Fleurance et Lectoure ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comAuch, Fleurance et Lectoure ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Publié le par Théodore Charles
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Abbaye de Fontfroide ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Abbaye de Fontfroide ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Sur la route  de l’abbaye de Fontfroide en partant de Narbonne surgit dans un paysage de collines audoises incendiées les ruines d’un ancien château sis au milieu de nulle part. Partagé entre le bruit des armures et des épées du château médiéval et le silence monastique de l’abbaye de Fontfroide, le visiteur normalement constitué démarre normalement sa visite par le lieu calme afin qu’il ne soit pas perturbé par le bruit des armes sauf que les choses peuvent fort bien se dérouler autrement que prévu.

D’abord abbaye bénédictine (1093), l’abbaye de Fontfroide intègre l'ordre cistercien au XIIème siècle et s’étend comme toute abbaye de l’époque par une série de donations. De son rôle pendant l’écrasement du catharisme, le Très Haut la récompensa en faisant élire pape l'un de ses abbés, Jacques Fournier, sous le nom de Benoît XII. Comme l’abbaye tombe en commende à partir du XVème siècle, le Roi de France impose des abbés plus intéressés pour développer une vie de cour qu’une vie de chœur. Le Très Haut dans sa fureur envoya donc un nouveau fléau : la Révolution française qui mit fin à toute vie monastique et confia Fontfroide aux Hospices de Narbonne en 1791 favorisant au passage sa  conservation.

Partagés par moines et convers, chacun disposant de ses propres espaces, les bâtiments témoignent à la fois de l’évolution monastique et de l’évolution mondaine de l’abbaye à l’époque médiévale et à l’époque moderne. Le cloître s’ouvre sur une roseraie et des jardins où régnait le calme monastique sauf que le calme fut ce jour là largement perturbé par une harde barbare d’un nouveau genre : la caisse d’allocation familiale de l’Aude qui visiblement n’avait rien trouvé de mieux que d’organiser un jeu de piste, un rallye ou autre chasse au trésor pour adultes très bruyants voire grossiers. Si l’objectif était de faire découvrir les joyaux de notre patrimoine par la pédagogie du détour, il faut bien avouer qu’il n’a pas été atteint. Échanges de propos sur les copines de bureau, cris et éclats de rire, recherches de je ne sais quel Graal avec force vocifération ont fait fuir les visiteurs soucieux de retrouver le calme d’antan. Mais pourquoi diable ne sont-ils pas allés faire une course en sac sur la plage ?

C’est paradoxalement sur le site du château en ruine au milieu des collines incendiées sous une chaleur de plomb que le visiteur fuyant les invasions barbares modernes a pu retrouver calme et sérénité. De ce château accessible par un chemin de terre ne subsistent plus qu’une partie du donjon et une partie de l’enceinte. Bâti par le Seigneur Bringuier de Montredon en 1194 sur autorisation du vicomte de Narbonne, le château fut la proie au XVIème siècle des guerres de religion. En 1575, Narbonne, fidèle catholique dans cette région troublée, obtint le démantèlement des éléments principaux du château qui risquaient de nuire à sa sécurité.

Abbaye de Fontfroide et château de Montredon-des-Corbières ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comAbbaye de Fontfroide et château de Montredon-des-Corbières ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comAbbaye de Fontfroide et château de Montredon-des-Corbières ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
Abbaye de Fontfroide et château de Montredon-des-Corbières ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comAbbaye de Fontfroide et château de Montredon-des-Corbières ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comAbbaye de Fontfroide et château de Montredon-des-Corbières ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Abbaye de Fontfroide et château de Montredon-des-Corbières ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
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Sacra di San Michele - abbaye Saint-Michel-de-la-Cluse - Val de Suse ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Sacra di San Michele - abbaye Saint-Michel-de-la-Cluse - Val de Suse ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Les diverses ruses suivies de toutes les difficultés militaires que le fameux Charles-Emmanuel avoit employées au délai d’un traité et à l’occupation de son duché de Savoie, l’avoient mis en état de se bien fortifier à Suse ; d’en empêcher les approches par de prodigieux retranchements bien gardés, si connus sous le nom des barricades de Suse, et d’y attendre les troupes impériales et espagnoles dont l’armée venoit à son secours1. Il est des noms, des souvenirs  qui ont rythmé les cours d’histoire à l’Université et qui soudain deviennent autre chose que des mots : Pignerol et le surintendant Nicolas Fouquet, la bataille de Suse et du pas-de-Suse décrite par le Duc de Saint-Simon (CF. supra) ou encore Hannibal et ses éléphants passant peut-être par là  en sont autant d’exemples.

Suse porte effectivement quelques stigmates de son passé glorieux.  Des traces romaines témoigne de son passage de capitale du royaume de Suse avant annexion par l’Empire romain et son nouveau statut de capitale de la province des Alpes cottiennes au premier siècle de notre ère : aqueduc, amphithéâtre, arc d’Auguste. D’autres traces rappellent que la ville fut également une ville importante au Moyen-âge et à l’époque moderne et qu’elle était partie intégrante de la Savoie : cathédrale, porte de la Savoie ou château.

A quelques encablures de là, Pignerol ou Pinerolo est restée célèbre pour avoir accueilli en captivité le surintendant Fouquet, première victime de l’absolutisme louis-quatorzien. Mais Pignerol est également l’épicentre de la lutte des deux grandes puissances de l’époque moderne : la France qui essayait de briser l’encerclement réalisé par les Habsbourgs. C’est d’ailleurs à Pignerol dans la basilique Saint-Maurice (protecteur de la famille de Savoie) que sont inhumés certains ducs de Savoie, preuve de l’importance politique de la ville à l’époque.

Enfin entre Suse et Pignerol se trouve perché sur son nid d’aigle l'abbaye Saint-Michel-de-la-Cluse (Sacra 'd San Michel ëd la Ciusa en piémontais et Sacra di San Michele en italien), présenté comme le Mont-Saint-Michel du Piémont. Mais pour pouvoir accéder à l’intérieur, il fallait prendre de vitesse l’abbé et ses ouailles pour ne pas perturber le service divin de midi. Tout aurait été pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, candides que nous fûmes, si le mouvement Cinq étoiles qui gère pitoyablement la ville de Turin n’avait cru bon d’organiser (bien grand mot) une course cycliste paralysant complètement la ville. Pas de déviation, pas de plan de circulation, des forces de police débordées, en un mot comme en cent : le foutoir. Après une heure pour sortir de la ville, l’abbé et ses ouailles, tortues parties à point, nous avaient devancés, nous pauvres lièvres, nous privant par là même de la visite de l’abbaye. Voilà pourquoi je déteste (entre autres) le mouvement Cinq Étoiles.

1 Mémoires de Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, tome 1,  chapitre V

Suse - Sacra di San Michele et Pignerol ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comSuse - Sacra di San Michele et Pignerol ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comSuse - Sacra di San Michele et Pignerol ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Mole Antonelliana - Turin ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Mole Antonelliana - Turin ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Évidemment à Turin, il y a le musée égyptien qui abrite les collections pillées par Bonaparte en Égypte puis abandonnées pour rentrer plus vite à Paris mais à Turin il ya a aussi le musée national du Cinéma nettement plus original. Nul ne peut en outre le louper car il est hébergé dans la Mole Antonelliana, visible de tous les points de Turin. La Mole Antonelliana en forme de dôme d’une hauteur de plus de 160 mètres de haut, conçue par Alessandro Antonelli au XIXème devait à l'origine devenir le lieu de culte de la communauté juive de Turin. L’histoire en décida autrement et la communauté juive obtint une synagogue fort intéressante dans un autre point de la ville.

En 2000, le musée national du cinéma intègre l’édifice après transformations par l’architecte-scénographe suisse François Confino. Afin de reconstituer l’ambiance « projection », l’architecte a sciemment conçu le bâtiment comme un choc audiovisuel. A l’intérieur, la collection que  l'historienne et collectionneuse Maria Adriana Prolo a léguée à la ville en 1991 a pris place et s’est considérablement enrichie. Le musée regroupait ainsi en 2006, de 20 000 appareils, peintures et gravures, de plus de 80 000 documents photographiques, de 12 000 films, de 26 000 volumes et de 300 000 affiches venus du monde entier.

Sur une surface de 3 200 m² distribuée sur cinq étages, le musée offre des possibilités variées comme l'atrium où allongé dans des fauteuils, il est possible de regarder des films sur deux écrans géants ou encore la montée en colimaçon, le long de la paroi du bâtiment qui distribue les niches dédiées aux expositions temporaires. Plus importantes encore, les salles du rez-de-chaussée présentent des appareils optiques pré-cinématographiques comme la lanterne magique, des accessoires de cinéma anciens et modernes et des pièces provenant des premiers studios de cinéma.

Ne prenez pas de visite guidée dans un tel lieu mais faites toutes les expériences patiemment pour retrouver l’ivresse qui a dû accompagner les premiers créateurs ! Ne laissez pas un guide vous dire ce que vous devez ressentir mais fabriquez vous vos propres impressions, votre propre initiation. Quelque chose vous échappe ? Quelle importance ! Laissez-vous aller. Soyez expérimentaux et pas mouton !

Et si d’aventure vous en avez assez du cinéma, dirigez-vous vers  l’ascenseur panoramique, inauguré en 1961 et rénové en 1999, et faites-vous une frayeur dans la cabine aux parois transparentes, qui vous élève jusqu’à la plateforme panoramique du dôme 85 mètres plus haut et admirez le panorama de la ville qui se déroule à vos pieds.

Musée national du Cinéma - Mole Antonelliana - Turin ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comMusée national du Cinéma - Mole Antonelliana - Turin ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comMusée national du Cinéma - Mole Antonelliana - Turin ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
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Abbaye de Silvacane ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Abbaye de Silvacane ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Protégée de la folie des hommes par son accès délicat, l’abbaye de Silvacane, troisième sœur cistercienne provençale est revenue en pleine lumière en partie grâce au festival de piano de la Roque d’Anthéron, commune qui assume désormais la gestion de l’abbaye.

Silva Cana signifie forêt de roseaux. C’est en 1144 que des moines venus de l’abbaye de Morimond, elle-même fille de Cîteaux, occupent le gué de Gontard sur la Durance, drainent le territoire et y développent l’agriculture. Florissante aux XIIème et XIIIème siècles, l’abbaye souffre à la fois de la folie meurtrière des hommes (Guerre de Cent ans et Guerres de religion), des cataclysmes (peste noire du XIVème siècle) et de l’évolution technique, l’imprimerie rendant illusoire le travail des moines copistes.

Déclarée bien national sous la Révolution française, l'abbaye redevient exploitation agricole évitant ainsi sa destruction par transformation en carrière de pierre. L'ensemble, classé au titre des Monuments Historiques, est acquis par l'État en 1945 avant d’être rétrocédé par décentralisation à la commune de La Roque d’Anthéron.

Ce qui surprend le plus à Silvacane c’est le silence, le calme et la sérénité qui se dégagent du site mais peut-être que l’heure et le jour furent propices : peu de visiteurs et juste un groupe en fin de visite.  Contrairement à Sénanque, Silvacane n’est plus occupée et se visite en continu avec ces éléments traditionnels propres aux abbayes : l’église abbatiale, le dortoir des moines, la salle capitulaire, le scriptorium, le chauffoir et le réfectoire.

Le réfectoire est le lieu dédié à l’art et notamment à l’art contemporain. L’exposition du moment est dédiée aux œuvres de Jacob Reymond qui se trouve être l’artiste idoine pour les lieux. Jacob Reymond travaille sur la métamorphose, l’empreinte, le signe. Il aime également la performance qui permet le croisement avec les autres formes d’expression artistique. Le travail présenté à Silvacane s’appelle partitions et exprime son ressenti  intime et sensible à l’écoute d’une œuvre musicale. Il transcrit ainsi sur toile ce que nombre d’entre nous sommes incapables de traduire : les vibrations que le son et la musique produisent en nous.

Silvacane, abbaye qui historiquement a résonné du chant des moines, accueille de manière récurrente des formations musicales et ouvre aujourd’hui ses portes à un artiste plasticien travaillant sur la transcription plastique des vibrations musicales qu’il ressent. Dans ce lieu l’exposition fait sens et raccroche intelligemment le patrimoine, le passé, les racines à des expressions artistiques d’aujourd’hui.  

"Vibrations" de Jacob Reymond à l'abbaye de Silvacane ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com"Vibrations" de Jacob Reymond à l'abbaye de Silvacane ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com"Vibrations" de Jacob Reymond à l'abbaye de Silvacane ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
"Vibrations" de Jacob Reymond à l'abbaye de Silvacane ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com"Vibrations" de Jacob Reymond à l'abbaye de Silvacane ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com"Vibrations" de Jacob Reymond à l'abbaye de Silvacane ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

"Vibrations" de Jacob Reymond à l'abbaye de Silvacane ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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