Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

un-culte-d-art.overblog.com

Blog de mes curiosités

Articles avec #bande dessinee catégorie

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Europe, #Epoque contemporaine, #Bad boys, #Bande dessinée, #Amour, #Jeune public, #Enfance, #Adolescence, #guerre, #Politique
[Cinéma – Festival Télérama – Cinéma Le Royal – Toulon] The Grand Budapest Hôtel : quand Indiana Jones rencontre Tintin

Malgré la sortie DVD depuis septembre 2014 et après sa sortie en salle qui fut un triomphe, le Festival Télérama nous permet de nous plonger ou replonger dans les tribulations enivrantes du Grand Budapest Hôtel.

C’est l’histoire d’un vieil écrivain qui se souvient de sa rencontre avec le mystérieux propriétaire du Grand Budapest Hôtel, au temps du communisme, qui lui permet de plonger dans le récit de jeunesse de ce propriétaire, dans l'entre-deux-guerres.

D’entrée la mise en abîme plonge le spectateur dans ses propres souvenirs, ses propres références. Si la mise en abîme nous fait penser aux romans de Stefan Zweig, héritage d’ailleurs revendiqué par le réalisateur Wes Anderson, Grand Budapest Hôtel nous fait penser au roman A l’Hôtel Beltram d’Agatha Christie: une gigantesque bâtisse (en fait le Görlitzer Warenhauss, un ancien grand magasin, pur joyau Art nouveau, œuvre de l’architecte Carl Schmanns à Görlitz en ex-R.D.A.) théâtre des événements les plus rocambolesques.

Mais comment ne pas penser en suivant les péripéties de Monsieur Gustave, tout dévoué au maintien d'un art de vivre à l'ancienne … et au maintien de ses riches clientes, et de son disciple, le petit groom sans famille prénommé Zero, aux tribulations de Tintin entre la Syldavie et la Bordurie ou aux démêlés d’Indiana Jones avec les malfaisants de tout poil du IIIème Reich ?

En fait Grand Budapest Hôtel cumule tous les ingrédients du succès garanti : un rythme soutenu, de belles histoires romanesques qui se croisent et se décroisent, une frontière floue entre la réalité et la fiction entretenue en permanence, et des acteurs qui incarnent les personnages bien trempés, bien marqués, flirtant avec la caricature et qui jouent dans tous les sens du terme. Quant à la « French touch », elle est assurée par le parfum « L'Air de panache » et par Mathieu Amalric et Léa Seydoux, qui donnent la réplique à Ralph Fiennes, Adrian Brody, Jude Law, Willem Dafoe ou Bill Murray entre autres.

Vous avez encore raté Grand Budapest Hôtel dans les salles ? Plongez-vous dans le dvd et découvrez l’univers de Wes Anderson en vous immergeant dans La Vie Aquatique ou en devenant membre de La Famille Tenenbaum à moins qu’un voyage À bord du Darjeeling Limited ne vous tente pour vous retrouver à Moonrise Kingdom.

Voir les commentaires

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Arts plastiques, #Epoque contemporaine, #Epoque moderne, #utopie, #Bande dessinée, #Amour, #Violence, #Mythe, #guerre, #Urbanisme
[Arts Plastiques – Hôtel des Arts – Toulon] Enki Bilal : ma madeleine de Proust

« Sur le printemps de ma jeunesse folle,

Je ressemblais l'hirondelle qui vole,

Puis ça, puis là; l'âge me conduisait

Sans peur ni soin où le cœur me disait. »

Et au hasard des rencontres, pourrais-je dire pour terminer cet églogue de Clément Marot, je faisais des découvertes qui n’arrivaient pas à étancher ma curiosité. C’est donc « sur le printemps de ma jeunesse folle » à l’époque de mes études universitaires que j’ai découvert les bandes dessinées d’Enki Bilal. Pour ma jeune personne, nourrie au graphisme d’Hergé, de René Goscinny, d’Albert Uderzo ou de Marcel Gottlieb dit « Gotlib », le choc fut rude et il me fallut un temps d’adaptation pour découvrir autre chose, une autre sensibilité qui venait perturber ma perception du 8ème art.

L’Hôtel des Arts de Toulon rend hommage à Enki Bilal et indirectement à ma jeunesse dans un foisonnement qui correspond à l’artiste … et à moi-même : multiplicité des supports (murs, toiles, pellicules), multiplicité des formats et multiplicité des techniques (gravures, peintures, films). L’exposition a, en outre, l’immense mérite de mettre de côté la simple chronologie des albums et des personnages ce qui aurait été très tentant au profit d’une mise en regard des thèmes et des emprunts.

Et au milieu de ces visions futuristes, dont la justesse parfois surprend toujours un peu, surnagent les thèmes intemporels : l’amour, la violence, la solitude et surtout quelques portraits aisément reconnaissables comme Montaigne ou Georges Perec qui traversent et traverseront les siècles comme autant de contrepoints aux utopies futuristes comme autant de bouées pour notre humanité.

Montaigne et Perec entourant un couple©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comMontaigne et Perec entourant un couple©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comMontaigne et Perec entourant un couple©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Montaigne et Perec entourant un couple©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Voir les commentaires