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Blog de mes curiosités

Articles avec #proche orient catégorie

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Proche orient, #Violence, #Amour, #Bad boys, #Epoque contemporaine, #Politique
Cinéma Rialto - « Le Caire Confidentiel » - Policier, Thriller de Tarik Saleh ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Cinéma Rialto - « Le Caire Confidentiel » - Policier, Thriller de Tarik Saleh ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

L’époque est troublée : l’affaire se déroule en Égypte lors des manifestations Place Tahir de janvier 2011 dans ce que l’Histoire nomme désormais les Printemps arabes. Si la politique n’est pas le sujet du film, elle est omniprésente par ses événements, les manifestations sur lesquelles se termine le film et par la corruption décrite comme un véritable sport national.

Sur fond de meurtre, de chantage et de corruption, le film suit le personnage  Noureddine, l’éternel inspecteur rebelle des thrillers chargé de l’enquête, sorte d’Inspecteur Harry version égyptienne. Dans un système policier mafieux, Noureddine enquête sur le meurtre d’une  chanteuse dans un hôtel et remonte le fil jusqu’à un proche de Moubarak.

Pot de terre contre pot de fer, puissant contre petit fonctionnaire, riche contre pauvre, corrupteur contre corruptible, inspecteur pas très normé contre intouchable, tout les ingrédients du thriller sont présents et cela fonctionne plutôt bien notamment en raison de la présence de Fares Fares qui porte le film à bout de bras, de bout en bout, qui lui imprime son rythme, sa marque, son tempo, son ambiance, ses rebondissements.

Régulièrement, la caméra lâche temporairement l’enquête pour capter l’ambiance du régime vacillant. Même si son héros n’est jamais bien loin, elle sonde tous les maux de la société égyptienne. La caméra suit les migrations, la pauvreté, la corruption, les contrastes sociaux, le manque d’eau, etc. Cela peut agacer comme cela peut intéresser. Mais cette promenade dans les vices de la société égyptienne impose un pessimisme et un fatalisme sur cette société qui présage déjà le sort fatal de l’Égypte et sa normalisation par coup d’État. Mektoub !

 

« Le Caire Confidentiel » - Policier, Thriller de Tarik Saleh avec Fares Fares, Mari Malek, Yasser Ali Maher - suède, Allemagne, Danemark - Date de sortie : 5 juillet 2017 – Durée : 1h50’

Cinéma Rialto - « Le Caire Confidentiel » - Policier, Thriller de Tarik Saleh ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comCinéma Rialto - « Le Caire Confidentiel » - Policier, Thriller de Tarik Saleh ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Cinéma Rialto - « Le Caire Confidentiel » - Policier, Thriller de Tarik Saleh ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Musique, #Proche orient, #Adolescence, #Violence
« Sonita » de Rokhsareh Ghaem Maghami - Cinéma Rialto - Nice

« Sonita » de Rokhsareh Ghaem Maghami - Cinéma Rialto - Nice

Décidément, Les Inaperçus manquent cruellement sur la Côte d’Azur. Si Sonita de Rokhsareh Ghaem Maghami a fait une brève apparition, ce ne peut être qu’au Mercury en octobre et c’est donc avec bonheur que le Rialto l’a redonné en séance spéciale. Vraiment il manque soit une manifestation de rattrapage de tout ce qui est fugacement sorti sur la Côte d’Azur, soit il manque un public avisé qu’il ya urgence à former.

Sonita est un film documentaire de Rokhsareh Ghaem Maghami qui épouse tellement son sujet qu’elle finit d’ailleurs assez régulièrement devant la caméra  alors qu’elle devrait être derrière. Il faut dire que le film repose sur le destin de Sonita son principal personnage ou sa principale actrice c’est selon et que l’histoire menace à diverses reprises de se terminer fort rapidement par un mariage forcé en Afghanistan.

Sonita est adolescente lorsque Rokhsareh Ghaem Maghami la rencontre lors de repérages sur les migrants afghans en Iran. Sonita est l’objet dramatique rêvé : elle est refugiée, a fui de manière rocambolesque l’Afghanistan, se retrouve seule à Téhéran, adore le rap, se rêve en fille de Mickaël Jackson et de Rihanna. Mais Sonita est une fille, Sonita est une ressource financière matrimoniale pour sa famille, Sonita doit se marier et une femme afghane ça ne chante pas seule voire ça ne chante pas du tout.  

Ce qui change son destin et ce qui explique du même coup le changement de statut de la réalisatrice qui de réalisatrice devient actrice de son propre film, c’est la volonté de l’équipe artistique de tournage de payer la dot de Sonita pour éviter temporairement le mariage forcé. Si un problème éthique se pose, le film qui aurait pu s’arrêter brutalement repart de plus belle.

Sonita est un objet cinématographique ambivalent. Il joue évidemment sur les sentiments mais la musique, le rap de Sonita font mouche immédiatement. Son sens de la réalisation et son sens de la scène attirent les regards et les objectifs, sa musique et ses paroles ensorcellent.  Mais en même temps, le montage même du film laisse perplexe transformant une histoire exceptionnelle en  un schéma narratif chronologique se terminant immanquablement par un succès public sur scène… comme si Rokhsareh Ghaem Maghami était terrassée par son récit.

Il reste cependant le portrait d’une artiste en devenir, les passages remarquablement bien captés du rap psalmodié au rap orchestré et les mots qui fusent, frappent, dégainent avec une efficacité redoutable. Malgré ses défauts, Sonita crève l’écran.

 

« Sonita » - Film documentaire de Rokhsareh Ghaem Maghami avec Sonita Alizadeh, Rokhsareh Ghaem Maghami - Allemagne, Iran, Suisse - Date de sortie 12 octobre 2016 – Durée : 1h 31min

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Amour, #Proche orient, #Religion, #Bad boys
« Je danserai si je veux » de Maysaloun Hamoud - Cinéma Rialto ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

« Je danserai si je veux » de Maysaloun Hamoud - Cinéma Rialto ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Trois jeunes femmes d’aujourd’hui à Tel-Aviv. Trois jeunes femmes en colocation, trois destins professionnels entre l’avocate, la barmaid et l’étudiante. A mesure que le film avance, la mosaïque ethnico-religieuse du Proche-Orient apparait, comme apparaissent les familles des uns et des autres, comme apparaissent finalement les carcans derrière la Tel-Aviv branchée. Quelle que soit leur apparence, les trois femmes finissent par être confrontées chacune à sa manière,  aux préjugés politiques, sociaux, religieux de sa communauté.

Politique, militant, engagé, le film et sa réalisatrice semblent l’assumer complètement. Le poids des traditions, la force du qu’en dire-t-on ?, la tartuferie religieuse, tous les chemins sont explorés. Les hommes les plus engagés, les plus libéraux se retrouvent placés sur un pied d’égalité avec les plus conservateurs : leur duplicité est régulièrement soulignée, surlignée, rappelée. Maysaloun Hamoud , la réalisatrice ne prend même plus la peine de convoquer les religieux, la société civile s’est appropriée le message.

Pour un premier film, Maysaloun Hamoud attaque fort, s’engage, prend des risques, évite la caricature ou le trop grand manichéisme. Cependant, Je danserai si je veux n’est pas exempt de défauts propres à un premier film. Si la distribution et la direction d’acteurs sont efficaces, Maysaloun Hamoud a-t-elle réellement mesuré la distance nécessaire à apporter à ce genre de film ? Le film semble être son cri, son combat, son credo mais ne laisse finalement que peu de marges de manœuvre aux actrices  qui doivent porter l’étendard. D’une manière plus formelle, le film se perd dans une foule de détails avant de fonctionner par ellipse au risque d’apparaître comme décousu.

Cependant, à ces réserves près, Je danserai si je veux est un film nécessaire qui nous rappelle encore et encore qu’il est des combats qui sont loin d’être achevés. Je danserai si je veux est un film d’espoir qui braque son objectif sur ces résistantes sans qui rien n’aurait été et ne sera possible.

 

 

 

« Je danserai si je veux » - Drame de Maysaloun Hamoud avec Mouna Hawa, Sana Jammelieh, Shaden Kanboura - Palestine, Israël, France - Date de sortie 12 avril 2017 – Durée : 1h 42min

« Je danserai si je veux » de Maysaloun Hamoud - Cinéma Rialto ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com« Je danserai si je veux » de Maysaloun Hamoud - Cinéma Rialto ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com« Je danserai si je veux » de Maysaloun Hamoud - Cinéma Rialto ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

« Je danserai si je veux » de Maysaloun Hamoud - Cinéma Rialto ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Opéra, #Proche orient, #Amour
L'enlèvement au Sérail - Opéra de Toulon -Provence-Méditerranée ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

L'enlèvement au Sérail - Opéra de Toulon -Provence-Méditerranée ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

correspondent sous les plumes d’Uzbek et Rica dans les Lettres persanes de Montesquieu ou qu’ils apparaissent derrière le célèbre Que diable allait-il faire dans cette galère? dans Les Fourberies de Scapin de Molière, les orientaux fascinent l’Europe de l’époque moderne qui ne s’est pas encore débarrassée de ses envies de croisades, les Turcs étant encore largement présents dans les Balkans. C’est dans ce contexte que Wolfgang Amadeus Mozart crée Die Entführung aus dem Serail (L’enlèvement au Sérail), Singspiel en trois actes sur un livret de Goettlieb Stephanie le  16 juillet 1782 à Vienne au Burgtheater.  Le droit des femmes, la liberté d’aimer, la captivité et les mirages orientaux, contribuent au succès immédiat de l’œuvre qui cherche par ailleurs  à fonder un modèle d’opéra allemand.

Outre sa spécificité, son texte parlé et ses multiples défis vocaux, Die Entführung aus dem Serail pose le problème de sa mise en scène qui doit jouer de tous les registres et gérer les différents espaces du drame.  Le metteur en scène se fait également comédien dans la mesure où il se réserve traditionnellement le rôle du Pacha Sélim. Une sorte de mise en abyme car le Pacha Selim qui détient les clés du palais, du sérail et du drame tient également les clés de la mise en scène.   

Pour gérer l’ensemble, le metteur en scène Tom Ryser ne s’est pas encombré d’une scénographie embarrassante qui pourrait devenir envahissante et empêcher les changements de lieux rapides. Il a préféré la proposition de David Belugou : une division du plateau en deux. L’avant-scène est le lieu du réel, le lieu permettant au drame de se nouer ou de se dénouer, l’arrière scène devient alors l’autre lieu qu’il soit le dehors par opposition au-dedans ou le dedans par rapport au dehors, le lieu fantasmé, le lieu du rêve, de l’inconscient du subconscient. Des tentures orientales, sortes de tapis verticaux, permettront ou empêcheront le passage à la fois à la manière d’Ali Baba avec un code mais aussi à la manière d’un jeu contemporain avec un code couleur et un bip sonore. Cette « verticalisation » d’objet horizontaux se retrouvera dans la scène du sérail avec des lits verticaux, signes que les codes sociaux sont chamboulés.  Les lumières de Marc Delamézière soulignent tout à tour les espaces et les costumes de Jean-Michel Angays et Stéphane Laverne complètent le dispositif.

La direction d’acteurs est judicieusement pensée. Le chant comme le texte comporte de nombreuses répétitions. A ces répétitions vocales, le metteur en scène répond par un comique de répétition qui fonctionne : chaque apparition des hommes dans le sérail sera ponctuée par un cri d’effroi des choristes que ne renierait pas le cinéma. Les classes sociales sont particulièrement marquées. Si les retrouvailles de Konstanze et Belmonte se font au ralenti, dans la plus grande pudeur, ne se touchant que modérément, celles de Blonde et Pedrillo se font plus sonores, plus tactiles, plus enjouées. La dualité des personnages, des couples, renforce la dualité de l’espace scénique. Enfin cerise sur le gâteau, Blonde est … brune mais porte le nom de la couleur de la chevelure de sa maîtresse.

Dans la fosse, Jurjen Hempel tire le meilleur du petit effectif de l’orchestre de Toulon et dirige parfaitement musiciens chanteurs et choristes que la mise en scène de Tom Ryser a su utiliser avec intelligence. Aleksandra Kubas-Kruk en blonde Konstanze et Jeanette Vecchione en brune Blonde campent les deux rôles féminins complémentaires avec conviction et relèvent chacune pour sa partie les défis vocaux de l’œuvre.  Oleksiy Palchykov (Belmonte) et Keith Bernard Stonum (Pedrillo) leurs pendants masculins sont au diapason et ne se livrent pas à une guerre de ténors. Ils ont la grande intelligence comme le yin et le yang de former un tout en étant eux-mêmes, Oleksiy Palchykov (Belmonte) en retenue nobiliaire et Keith Bernard Stonum (Pedrillo) en serviteur-bouffon. Toute la salle attendait Taras Konoshchenko en Osmin dans Wie will ich triumphieren : allait-il descendre deux fois jusqu'au ré grave ? S’il y arrive à sa deuxième tentative, son ré grave manque de puissance mais cela n’aura en rien gâché la réussite de cet enlèvement, vraiment superbement enlevé.

L'enlèvement au Sérail - Opéra de Toulon -Provence-Méditerranée Aleksandra Kubas-Kruk, Oleksiy Palchykov, Keith Bernard Stonum, Tom Ryser, Taras Konoshchenko, Jeanette Vecchione ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comL'enlèvement au Sérail - Opéra de Toulon -Provence-Méditerranée Aleksandra Kubas-Kruk, Oleksiy Palchykov, Keith Bernard Stonum, Tom Ryser, Taras Konoshchenko, Jeanette Vecchione ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
L'enlèvement au Sérail - Opéra de Toulon -Provence-Méditerranée Aleksandra Kubas-Kruk, Oleksiy Palchykov, Keith Bernard Stonum, Tom Ryser, Taras Konoshchenko, Jeanette Vecchione ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comL'enlèvement au Sérail - Opéra de Toulon -Provence-Méditerranée Aleksandra Kubas-Kruk, Oleksiy Palchykov, Keith Bernard Stonum, Tom Ryser, Taras Konoshchenko, Jeanette Vecchione ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

L'enlèvement au Sérail - Opéra de Toulon -Provence-Méditerranée Aleksandra Kubas-Kruk, Oleksiy Palchykov, Keith Bernard Stonum, Tom Ryser, Taras Konoshchenko, Jeanette Vecchione ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Proche orient, #Religion, #Politique, #guerre, #Adolescence
"Tramontane" de Vatche Boulghourjian - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

"Tramontane" de Vatche Boulghourjian - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

L’affaire pourrait être simple : Rabih, jeune chanteur aveugle, invité avec sa chorale à se produire en Europe doit obtenir un passeport. Dans tout pays en paix, la procédure peut paraître longue mais elle est relativement simple. Pour un jeune homme né dans le Liban de la fin de la guerre civile, l’affaire se révèle plus hasardeuse, plus compliquée que prévue… surtout lorsqu’il apprend que ses parents ne sont pas ses parents biologiques.

Le titre original du film était Rabih, le Printemps, allusion sans doute à la renaissance de ce jeune homme qui ne porte le prénom, dans une identité sinon renouvelée du moins assumée. Le film a été présenté à la Semaine de la critique sous le nom de Tramontane ce qui nous fait évidemment penser à Molière et à Monsieur Jourdain dans  le Bourgeois gentilhomme : Le Ballet des Nations, Première Entrée, autre gascon : Je perds la tramontane, autrement dit, je suis désorienté.  

En quête d’identité, Rabih nous conduit dans un périple libanais, au sud, à Beyrouth, au nord, à l’Est dans l’Atlas. Et à chaque fois qu’il pense avoir trouvé ses origines, il se heurte aux mensonges des hommes. Le film d’ailleurs n’est pas avare de plans symbolisant le labyrinthe avec plusieurs ouvertures, plusieurs portes souvent sur le côté, plus rarement de face : à chacun sa recherche et à chacun sa vérité.

Et quand cesse ce labyrinthe, à la fin du film, Rabih chante, chante ses origines, chante la filiation, Rabih est rasséréné, Rabih renaît dans son identité assumée. S’il est en paix, s’il représente l’espoir, il est le symbole de son pays, une mosaïque ethnique, une mosaïque religieuse, une mosaïque politique, un pays ravagé par les conflits, un pays meurtri par ses souvenirs mal assumés, incapable encore de voir et d’écrire sa propre tragédie.

 

« Tramontane » -  Drame de Vatche Boulghourjian avec Barakat Jabbour, Julia Kassar, Michel Adabashi - Liban, France, Qatar, Émirats arabes unis - Date de sortie : 1er mars 2017 –Durée : 1h 45min

"Tramontane" de Vatche Boulghourjian - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com"Tramontane" de Vatche Boulghourjian - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

"Tramontane" de Vatche Boulghourjian - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Amérique du Nord, #Proche orient, #Adolescence, #guerre
Cinéma Rialto - Soy Nero de Rafi Pitts

Cinéma Rialto - Soy Nero de Rafi Pitts

D’accord, la présentation du film Soy Nero de Rafi Pitts six mois après sa sortie en salle peut ressembler à du grand n’importe quoi. Mais la qualité de ce film découvert tardivement fait que le silence à son sujet serait particulièrement injuste. Ensuite, ce film sorti avant l’arrivée de Donald Trump à la Maison blanche prend désormais un tour et un ton nouveaux. En bref, le plus gros problème de ce film est sa date de sortie prématurée mais qui aurait pu imaginer que…

Soy  Nero est avant tout une histoire de frontières, de dualité. De quelque endroit qu’ils se placent, les protagonistes butent toujours sur un mur (la frontière américano-mexicaine), sur des grillages (les quartiers de Los Angeles), sur des grilles (la villa à Beverley Hills), sur des chicanes (un pays qui pourrait être l’Irak). Et quand elles ne sont pas physiquement matérialisées, les frontières sont symboliques entre les riches et les pauvres, les civils et les militaires, les étendues à perte de vue et les espaces contraints.  

Soy Nero est également une histoire de lutte pour l’intégration. Jesus le frère de Nero se débat pour vivre correctement à Beverly Hills , Nero qui prend au passage l’identité de son frère a un tout autre projet : il veut devenir green card soldier et profiter ainsi du Dream act (acronyme pour Development, Relief, and Education for Alien Minors, ou développement, secours et éducation pour les mineurs étrangers) qui prévoit d'accorder une carte de résident permanent (sous conditions) à certaines personnes entrées illégalement en tant que mineurs aux États-Unis. Voila pourquoi Nero n’avoue que 17 ans au compteur !

Soy Nero est une histoire d’entêtement et de courage : Nero est reconduit à la frontière, il revient, Nero est arrêté par la police, il négocie, Nero veut devenir green card soldier, il y parvient. Et Johnny Ortiz incarne parfaitement à l’écran cette farouche volonté.  Nero est aussi une histoire d’honneur : Nero pourrait vivre de petits boulots, il veut un vrai métier, Nero pourrait vivre avec des papiers d’emprunt, il préfère la green card, Nero pourrait choisir la tranquillité avec petits risques au quotidien, il choisit le danger au quotidien pour une potentielle tranquillité à l’arrivée.

Ce triptyque qui nous conduit de la frontière américano-mexicaine au Proche-Orient en passant par Beverly Hills, pourrait se révéler simplement narratif, il est en fait plus subtil que cela. Et quand le générique du film surgit alors que vous n’avez pas eu le temps de réagir, vous vous posez subitement cette question angoissante : Nero avait-il encore son fusil dans la dernière scène ou non ? Et cette question d’apparence anodine finit par vous tarauder car elle commande la compréhension de la fin du film de son avant dernière scène et de son antépénultième non qu’elle transforme radicalement le destin du personnage mais qu’elle en modifie les circonstances. Et vous voila contraints de revoir le film.  

 

 « Soy Nero » - Drame de Rafi Pitts avec Johnny Ortiz, Rory Cochrane, Aml Ameen - Allemagne, France, Mexique - Date de sortie : 21 septembre 2016 - 1h 58min

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Epoque contemporaine, #Proche orient, #Europe, #Afrique, #Arts plastiques
Toulon - Hôtel des Arts - D'une Méditerranée, l'autre ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Toulon - Hôtel des Arts - D'une Méditerranée, l'autre ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

La question peut sembler plus géopolitique que plastique et pourtant elle s’impose d’elle-même à mesure que l’on progresse dans l’exposition D’une Méditerranée, l’autre à l’Hôtel des Arts de Toulon. Comme l’exposition elle-même qui se partage entre le fonds régional d’art contemporain (FRAC-PACA)  à Marseille et l’Hôtel des Arts de Toulon, la dualité est récurrente dans nombre d’œuvres exposées à Toulon.

Sous le quadruple commissariat de Francesco Bonami, Emanuela Mazzonis, Pascal Neveux et Ricardo Vazquez, l’exposition de l’Hôtel des Arts est un prolongement de l’exposition italienne The Sea is my Land – Artists from the Mediterranean présentée lors de la triennale de Milan, encore une dualité ; elle est fort intelligemment mise en scène à Toulon par Aïcha Hamu, plasticienne issue de la Villa Arson.

Au rez-de-chaussée, l’installation de Mounir Fatmi met en regard deux mondes, deux époques : un tissu inspiré du célèbre ouvrage Tristes Tropiques de Claude Lévi-strauss est confronté à des outils de voyages et à trois projections qui questionnement la mondialisation.  La dualité d’époque se poursuit avec les projections parallèles de Őzlem Sulak sur les manières de couvrir un livre, manière traditionnelle avec papier kraft sans  adhésif dextrement diligenté par des mains que l’on devine âgées ou méthode plus actuelle avec plastique et ruban adhésif par des mains que l’on devine plus jeune.

A l’étage, Joseph Dadoune présente cinquante dessins réalisés lors des bombardements de la bande de Gaza par l’État d’Israël à l’été 2014 : les cinquante dessins, un par jour, déclinent le vert du Hamas et le bleu du drapeau israélien qui toujours cohabitent jamais ne s’interpénètrent. Dans la pièce de l’autre côté, Malik Nejmi dans une Odyssée recrée vidéastiquement le détroit de Gibraltar à l’aide d’une projection en  trois écrans, le central filmant la mer, les deux écrans latéraux présentant des galeries de portrait  dans un balancement poétique séparant malgré tout chaque Ulysse de sa Pénélope.  

Enfin, comme au bout du tunnel, dans la salle du premier étage face aux escaliers, comme un espoir, dans la seule pièce qui en soit ni à droite, ni à gauche mais bien en face, Marie Bovo et ses neufs portraits d’Alger fait de deux rives une seule. Si ses photos jouent avec l’intérieur et l’extérieur, travaillent aussi la dualité, elles représentent un même lieu photographié à différents moments de la journée : un lieu unique, neuf façons de le voir, un lieu duel mais unique, complémentaire démontrant que l’extérieur ne saurait exister sans son intérieur et réciproquement. En neuf clichés,  elle conclut l’exposition : la Méditerranée si duelle et si unie à la fois.

Toulon - Hôtel des Arts - D'une Méditerranée, l'autre Őzlem Sulak, Joseph Dadoune, Malik Nejmi, Mounir Fatmi, Marie Bovo ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comToulon - Hôtel des Arts - D'une Méditerranée, l'autre Őzlem Sulak, Joseph Dadoune, Malik Nejmi, Mounir Fatmi, Marie Bovo ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
Toulon - Hôtel des Arts - D'une Méditerranée, l'autre Őzlem Sulak, Joseph Dadoune, Malik Nejmi, Mounir Fatmi, Marie Bovo ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comToulon - Hôtel des Arts - D'une Méditerranée, l'autre Őzlem Sulak, Joseph Dadoune, Malik Nejmi, Mounir Fatmi, Marie Bovo ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Danse, #Amour, #Proche orient
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Au programme du Monaco Dance Forum, une pièce chorégraphique pour six danseurs intitulée OCD Love ou OCD Amour… tout un programme mais visiblement, certains qui ont rapidement quitté la salle n’avaient pas lu le programme et comme les absents ont toujours tort, petite explication.

OCD Love est la nouvelle création de L-E-V Dance Company créée en 2013 par Sharon Eyal et Gai Behar. Ni l’un ni l’autre ne sont des inconnus des scènes méditerranéennes car ils ont travaillé pour la Batsheva Dance Company de 1990 à 2008 pour Sharon Eyal, à partir de 2006 pour Gai Behar. La Batsheva Dance Company a été fondée en 1964 par Martha Graham avec le soutien de la baronne Batsheva de Rothschild dont elle tient le nom.

Cette simple curiosité aurait pu déjà mettre la puce à l’oreille de ceux qui croyaient voir Giselle. Si d’aventure ils avaient jeté un œil sur l’équipe, les spectateurs auraient noté que la musique était signé DJ Ori Lichtik, avec lequel  Sharon Eyal et Gai Behar ont déjà collaboré. Sans être grand clerc, ce très bref renseignement nous éloignait du Lac des Cygnes ou de Casse-Noisette.

Contemporain donc, et du contemporain rythmé voire pulsé au service d’une quête immémoriale … l’Amour… l’amour qui manque encore et toujours.  Pendant un peu moins d’une heure, six danseurs, quatre hommes et deux femmes, cherchent donc à nous mettre le cœur (le lev en hébreu) dans tous ses états amoureux.

Cela commence par un solo, très lent, très souple,  très beau, au son métronomique des battements d’un cœur en éveil. Le mouvement calme, apaisé semble les innocentes amours des cours d’école, celui des premiers âges de la vie.  Puis après ce long passage reposant, le cœur comme les amours connaissent un trouble énergique, obsessionnel, compulsif qui passera par plusieurs phases, plusieurs combinaisons, plusieurs trahisons, plusieurs réconciliations. Et ces amours là n’auront plus rien de cet apaisement primitif, elles seront différentes c’est tout.

Le groupe petit à petit se complète, se disperse, danse à un, à deux, à trois, à quatre, à cinq ou à six. Les mouvements  semblables puis contraires des danseurs font et défont symboliquement les couples. L’harmonie un temps atteinte s’effiloche à nouveau et passent les années et les aventures mais la mission s’avère toujours aussi périlleuse et la construction bien incertaine. Le danger vient de soi, de l’autre, d’un(e) troisième,  et la construction vole en éclat pour repartir sous une autre forme.

Certes le titre du spectacle est emprunté au texte "OCD" de Neil Hilborn, jeune slameur américain qui a affolé la toile avec son texte autobiographique résumable ainsi : Comment parvenir à trouver l'amour lorsqu'on est atteint de troubles obsessionnels compulsifs (TOC) ? Sans doute le texte a-t-il donné sa forme « obsessionnelle » au spectacle  mais que le jeune homme se rassure… l’humanité entière est atteinte depuis des siècles  par les mêmes troubles obsessionnels du comportement : trouver l’Amour, le faire vivre, le retenir, le faire durer.

Monaco Dance Forum - OCD Love - L-E-V Dance Company ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comMonaco Dance Forum - OCD Love - L-E-V Dance Company ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Monaco Dance Forum - OCD Love - L-E-V Dance Company ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Opéra, #Musique, #Antiquité, #Politique, #Religion, #Proche orient
Monaco - Grimaldi Forum ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Monaco - Grimaldi Forum ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Rendez-vous annuel au Grimaldi Forum pour la représentation lyrique de la fête nationale monégasque, avec Nabucco de Giuseppe Verdi, ouvrage mettant doublement à l’honneur le sentiment national, celui des Hébreux dans le déjà très agité Proche-Orient et, par un effet miroir, celui des Italiens alors en voie d’unification au XIXème.

La mise en scène de Leo Muscato, tout en offrant quelques pistes intéressantes, a un air de « déjà vu ». Les décors de Tiziano Santi restent dans les teintes grises et rocailleuses qui semblent indissociables de l’ouvrage. Fort heureusement, la production joue cinématographiquement avec les profondeurs de champ et  transforme habilement le plateau en découpant différemment les espaces. L’impressionnant  trône central représente symboliquement pouvoir et ambitions. Les costumes de Silvia Aymonino semblent tout droit sortis d’un péplum et cadrent avec l’ensemble. Les Lumières  d’Alessandro Verazzi semblent au contraire déconnectés de la trame dramatique et finissent par souligner outrageusement l’interprète et non le rôle.

 La création de véritables puits de lumières sur les interprètes mettent en évidence une direction d’acteurs qui semble faire défaut. Les chœurs nombreux pèsent sur le propos plutôt qu’ils ne le renforcent et l’alignement systématique des solistes engoncés dans leur puits de lumières sur le devant de scène tient davantage du récital que de la production lyrique. A ce jeu là, Léo Nucci n’a aucun mal à se distinguer de l’ensemble incarnant son personnage, multipliant les effets de scène, tranchant véritablement avec l‘ensemble du plateau.

C’est d’autant plus fâcheux que les chœurs de l’Opéra de Monte-Carlo ainsi que l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo dirigés par Guiseppe Finzi font merveille. C’est d’autant plus dommage que le plateau est d’exception ! Anna Pirozzi campe une Abigaille ambitieuse et meurtrière et réussit, chose peu aisée, à animer la transformation qui la parcourt du début à la fin de la pièce. Béatrice Uria-Monzon rend toute la sobriété de la touchante Fenena.  Gaston Rivero (Ismael) met sa fougue au service du rôle tandis que Vitalij Kowaljow en grand prêtre à toute l’autorité naturelle et le timbre nécessaire qui siéent au rôle. Dès qu’il entre en scène… il est Zaccaria. Cependant, tout en portant vocalement l’œuvre, nul ne peut lutter contre Lui. Par une sorte de mise en abîme facétieuse, Nabucco interprété par Léo Nucci a été… le Roi de la soirée. Brillant vocalement, à l’aise scéniquement, il se joue de tous les pièges, et administre au public une véritable leçon de chant et de numéro d’acteur. Il n’a rien perdu de sa forme ni de sa force ; au contraire, sa seule présence suffit au ravissement du public. La classe !

Opéra de Monte-Carlo - Nabucco de Giuseppe Verdi Anna Pirozzi Vitalij Kowaljow Léo Nucci©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comOpéra de Monte-Carlo - Nabucco de Giuseppe Verdi Anna Pirozzi Vitalij Kowaljow Léo Nucci©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comOpéra de Monte-Carlo - Nabucco de Giuseppe Verdi Anna Pirozzi Vitalij Kowaljow Léo Nucci©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Proche orient, #Epoque contemporaine, #guerre, #Violence, #Amour, #Jalousie, #Politique
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Présenté à la Semaine de la Critique lors de l’édition 2015 du Festival de Cannes, Dégradé des frères Tarzan et Arab Nasser débarque dans les salles. Les films palestiniens sont suffisamment rares sur nos écrans pour que celui-ci mérite le détour. Le film des deux frères se déroule à Gaza mais adopte un point de vue particulièrement déroutant. Loin des images télévisuelles en boucle de Gaza dont la télévision nous abreuve régulièrement, Tarzan et Arab Nasser, abordent Gaza et la société gazaouie du point de vue de treize femmes qui se trouvent confinées dans un salon de coiffure.

A l’intérieur, la conversation des femmes, véritable microcosme de Gaza, nous renseigne sur la situation politique à la manière d’un peintre pointilliste qui serait passé par le café du commerce. Elles sont de toute condition sociale, représentent toutes les tendances politiques, appliquent plus ou moins les règles de l’Islam ou du moins ce que les hommes en ont fait, se cherchent, se querellent, s’invectivent mutuellement. Quoiqu’elles fassent elles sont toutes logées à la même enseigne, elles subissent la loi de la guerre, celle des hommes, elles doivent gérer au mieux leur condition, elles redoublent d’ingéniosité pour surmonter la pénurie générale d’essence et les coupures d’électricité qui empoisonnent leur quotidien.

De l’intérieur, la caméra observe les femmes, suit, épie les réactions, joue avec les miroirs, les reflets, les images. De l’extérieur, la caméra ne capte dans un premier temps ce que la vitrine du salon laisse voir de temps à autre. Pire, comme ces femmes, le spectateur ressent l’extérieur par la bande son : le bruit lancinant d’un drone, les affrontements entre bandes rivales, les crissements de pneus puis les tirs à l’arme lourde … très lourde.

Et quand enfin, la caméra réussit à s’extirper du salon pour rendre compte de l’extérieur, le spectateur découvre que les tumultes qui ont agité les femmes à l’intérieur sont décuplés à l’extérieur : les bandes politiques palestiniennes rivales se livrent une guerre sans fin au point d’avoir même fait taire le drone israélien qui survolait la bande de Gaza au début du film.

Jean-Paul Sartre est de retour pour un nouveau Huis-clos. L’enfer c’est (vraiment) les autres.

« Dégradé » – film de Tarzan et Arab Nasser avec Hiam Abbass, Victoria Balitska, Manal Awad, Nasser - Comédie dramatique - France, Palestine, Qatar - Date de sortie 27 avril 2016 - 1h 23’

Dégradé - Film de Tarzan et Arab Nasser - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comDégradé - Film de Tarzan et Arab Nasser - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comDégradé - Film de Tarzan et Arab Nasser - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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