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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Amour, #Proche orient, #Religion, #Bad boys
« Je danserai si je veux » de Maysaloun Hamoud - Cinéma Rialto ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

« Je danserai si je veux » de Maysaloun Hamoud - Cinéma Rialto ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Trois jeunes femmes d’aujourd’hui à Tel-Aviv. Trois jeunes femmes en colocation, trois destins professionnels entre l’avocate, la barmaid et l’étudiante. A mesure que le film avance, la mosaïque ethnico-religieuse du Proche-Orient apparait, comme apparaissent les familles des uns et des autres, comme apparaissent finalement les carcans derrière la Tel-Aviv branchée. Quelle que soit leur apparence, les trois femmes finissent par être confrontées chacune à sa manière,  aux préjugés politiques, sociaux, religieux de sa communauté.

Politique, militant, engagé, le film et sa réalisatrice semblent l’assumer complètement. Le poids des traditions, la force du qu’en dire-t-on ?, la tartuferie religieuse, tous les chemins sont explorés. Les hommes les plus engagés, les plus libéraux se retrouvent placés sur un pied d’égalité avec les plus conservateurs : leur duplicité est régulièrement soulignée, surlignée, rappelée. Maysaloun Hamoud , la réalisatrice ne prend même plus la peine de convoquer les religieux, la société civile s’est appropriée le message.

Pour un premier film, Maysaloun Hamoud attaque fort, s’engage, prend des risques, évite la caricature ou le trop grand manichéisme. Cependant, Je danserai si je veux n’est pas exempt de défauts propres à un premier film. Si la distribution et la direction d’acteurs sont efficaces, Maysaloun Hamoud a-t-elle réellement mesuré la distance nécessaire à apporter à ce genre de film ? Le film semble être son cri, son combat, son credo mais ne laisse finalement que peu de marges de manœuvre aux actrices  qui doivent porter l’étendard. D’une manière plus formelle, le film se perd dans une foule de détails avant de fonctionner par ellipse au risque d’apparaître comme décousu.

Cependant, à ces réserves près, Je danserai si je veux est un film nécessaire qui nous rappelle encore et encore qu’il est des combats qui sont loin d’être achevés. Je danserai si je veux est un film d’espoir qui braque son objectif sur ces résistantes sans qui rien n’aurait été et ne sera possible.

 

 

 

« Je danserai si je veux » - Drame de Maysaloun Hamoud avec Mouna Hawa, Sana Jammelieh, Shaden Kanboura - Palestine, Israël, France - Date de sortie 12 avril 2017 – Durée : 1h 42min

« Je danserai si je veux » de Maysaloun Hamoud - Cinéma Rialto ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com« Je danserai si je veux » de Maysaloun Hamoud - Cinéma Rialto ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com« Je danserai si je veux » de Maysaloun Hamoud - Cinéma Rialto ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

« Je danserai si je veux » de Maysaloun Hamoud - Cinéma Rialto ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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