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Blog de mes curiosités

[Musique – Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo – Monaco] Thomas Hengelbrock et le chœur Baltasar Neumann divinement baroques

Thomas Hengelbrock et le choeur Balthasar Neumann

Thomas Hengelbrock et le choeur Balthasar Neumann

Le plateau est fourni, c’est le moins que l’on puisse dire. L’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo accueille Thomas Hengelbrock, violoniste et chef d'orchestre allemand spécialiste de la restitution de la musique baroque et le chœur Balthasar Neumann qu’il a fondé en 1991. Il aurait pu faire venir de surcroît l’ensemble Balthasar Neumann créé lui en 1995 et composé de musiciens venant du monde entier. Cependant, même si cet ensemble s'est construit une solide réputation parmi les ensembles baroques internationaux, il aurait contraint l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo à un repos forcé.

Le concert baptisé Première École de Vienne fait référence au classicisme viennois qui prend forme à Vienne avec Joseph Haydn (1732-1809), Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) et Ludwig van Beethoven (1770-1827) dans la seconde moitié du XVIIIème siècle. Mais le nom du chœur, comme de l’ensemble du reste, plonge un peu plus loin dans l’histoire puisqu’il doit son nom à Balthasar Neumann (1687–1753), le plus grand architecte de l'époque baroque allemande à qui l’on doit, entre autres, les résidences de Würzburg et Schönbornslust.

Deux œuvres issus de compositeurs de cette première école de Vienne sont au programme : la Symphonie n°36 en do mineur, K425 « Linz » de Wolfgang Amadeus Mozart et la messe en si bémol majeur, Hob.XXII : 14 « Harmoniemesse » de Joseph Haydn.

Dès la première œuvre, l’interprétation et la précision de Thomas Hengelbrock électrise et hypnotise à la fois le public. Les symphonies de Mozart sous sa baguette prennent une couleur particulièrement savoureuse. Le public qui était déjà sur un petit nuage après l’exécution de la Symphonie de Mozart n’était cependant pas au bout de ses surprises. Le chœur d’une trentaine d’artistes entrant sur le plateau fait déjà forte impression. Mais pour les habitués des chœurs avec quatre solistes séparés des autres choristes, une petite subtilité venait rajouter du sel à la découverte. L’une des caractéristiques du chœur Balthasar Neumann est de proposer deux quatuors de solistes qui peuvent intervenir dans la même œuvre sans qu’elle en soit affectée. Mieux, un savant déplacement réglé au millimètre permet de passer successivement de l’ensemble à une configuration quatuor et chœur pis à la deuxième configuration quatuor et chœur … à la manière des jeux de patience pousse-pousse de notre enfance. De quoi rendre fous les appariteurs de l’orchestre qui, en venant offrir des fleurs aux solistes en fin de concert, ont éprouvé un mal fou à les offrir à la bonne personne.

Dans un recueillement quasi-religieux… et donc de circonstance, le public a ensuite ovationné Thomas Heengelbrock et son chœur pour sa prestation absolument… divine de la messe en si bémol majeur de Joseph Haydn en espérant le retour de la formation quelle que soit sa configuration dès la prochaine saison.

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