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un-culte-d-art.overblog.com

Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Opéra, #Musique, #Amérique du Nord, #Europe, #fantastique, #Amour, #Patrimoine
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Ceux qui les connaissaient surprenants n’ont pas été étonnés de voir l’opéra s’allier avec les archives audiovisuelles de Monaco mais ceux qui ne les savaient pas facétieux l’ont appris avec le ciné-concert d’ouverture de la saison d’opéra. Débuter une saison d’opéra par un film muet avait évidemment comme une saveur de farce. Mais la facétie s’est révélée à la hauteur des talents conjugués des directeurs des deux institutions respectives : Jean-Louis Grinda et Vincent Vatrican.

Le Fantôme de l'Opéra d'après le roman éponyme de Gaston Leroux semblait tout indiqué pour lancer la saison lyrique 2016-2017 mais lequel choisir ? Le Fantôme de l'Opéra (The Phantom of the Opera), film américain de 1925, réalisé par Rupert Julian avait tout pour séduire. Tourné à l’époque du muet, reproduit sans succès dans une version sonore sans son acteur vedette, réalisé en noir et blanc avec, plusieurs séquences tournées sur des pellicules couleur, il représentait l'œuvre d’art singulière, offrant le plus de possibilités.

Contrairement au temps des années folles à Monaco et des films muets, accompagnés par des musiciens énergiques, hélas aujourd’hui illustres oubliés, l’improvisation sur le film Le Fantôme de l'Opéra a été réalisée par Jean-François Zygel, musicologue, homme de radio et de télévision et surtout un des meilleurs pianistes improvisateurs de notre temps. Ô tempora, ô mores.

Il faut dire que le résultat est à la hauteur de l’ambition affichée : salle comble, œuvre compréhensible par le public multiculturel de la salle, copie en excellent état, version originale à tous les points de vue.  Au piano, Jean-François Zygel déroule toute l’étendue de son savoir-faire, alternant les illustrations sonores, les associations d’idées musicales, les évocations, jouant sur les contrastes ou les ressemblances, sachant faire goûter les nécessaires secondes de silence lorsqu’elles s’imposent.

Si pendant une heure trente, Jean François Zygel a tenu en haleine son public, il ne pouvait clore cette soirée sans une dernière pirouette ; c’est à Cecilia Bartoli, présente dans la salle qu’il l’a dédiée, jouant, comme au temps de Jean-Sébastien Bach à la cour du Roi de Prusse, avec quatre lettres de son patronyme  A (La),B (Si), C (Do), et E (Mi), pour se lancer dans une dernière improvisation-hommage laissant la salle…sans voix.

Le Fantôme de l'Opéra de Rupert Julian - Opéra de Monte-Carlo et Archives audiovisuelles de Monaco ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comLe Fantôme de l'Opéra de Rupert Julian - Opéra de Monte-Carlo et Archives audiovisuelles de Monaco ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comLe Fantôme de l'Opéra de Rupert Julian - Opéra de Monte-Carlo et Archives audiovisuelles de Monaco ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Le Fantôme de l'Opéra de Rupert Julian - Opéra de Monte-Carlo et Archives audiovisuelles de Monaco ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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