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un-culte-d-art.overblog.com

Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Europe, #Epoque contemporaine
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Comment deviner au premier coup d’œil le programme d’une soirée musicale à l’opéra de Nice ? Au remplissage de la salle bien sûr ! Donc en ce samedi de fin d’après-midi, nos chers mélomanes qui se feraient découper en morceau pour entendre sempiternellement la 5ème symphonie de Beethoven et la Danse de la Fée Dragée de Tchaïkovski sont ce soir aux abonnés absents « parce je ne connais pas », me diraient une de mes connaissances parmi tant d’autres. Quand donc vont-ils comprendre que pour connaître, il a bien fallu … une première fois ?

Si le IIIème Reich avait classé deux des compositeurs joués ce soir (Schoenberg et Bartók), parmi les musiciens dégénérés, l’idée même d’organiser cette soirée en l’honneur des 90 ans de Pierre Boulez leur eut paru plus qu’incongrue… une provocation. Même peu nombreux, les dégénérés sont présents aussi dans la salle et ils ne semblent même pas bouder leur plaisir… les cuistres !

L’orchestre au complet entame le concert sous la direction du maître des lieux Philipe Auguin par les quatre pièces pour orchestre de Béla Bartók et le termine par un « aussi contesté à son époque » Claude Debussy et ses Jeux. Dirigés avec précision par Philippe Auguin, les musiciens de l’orchestre philharmonique de Nice semble prendre autant de plaisir que le public, les bélîtres !

Pour rendre hommage à Pierre Boulez, l’orchestre philharmonique d’abord réduit à ses seules cordes (pas pour les pendre, ils ne le méritent pas) entame le Livre pour cordes, créé en 1968, réécriture de deux sections du Livre pour quatuor, composé en 1948-1949. Puis, comme pour transmettre sa passion à la génération qui monte, l’orchestre philharmonique accueille Michael Barenboïm, pour le concerto pour violon, opus 36 d’Arnold Schoenberg.

Michael Barenboïm, fils de Daniel Barenboïm, petit fils d’Enrique Barenboïm sautille lorsqu’il joue, semble danser de plaisir. Symboliquement, inviter un Barenboïm ou un Casadesus, jouer du Schoenberg pour fêter Pierre Boulez, c’est inviter la « sainte Généalogie » attribuée à Éphrem de Nisibe à la Messe de minuit : la transmission du témoin devient une évidence et fait définitivement entrer Boulez au répertoire musical.

Tiens ! j’ai vu que Michel Legrand avait récemment « tiré à Boulez rouges » sur France Info en affirmant notamment à propos de Pierre Boulez « Les compositeurs comme moi ne pouvaient pas vivre puisqu'on n'avait pas accès à la salle de concerts ». Vite ! Vite ! Une piécette, même dégénérée, pour le pauvre Michel Legrand !

Opéra de Nice - Orchestre Philharmonique de Nice - Concert hommage à Pierre Boulez - Michael Barenboïm - Direction : Philippe Auguin ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comOpéra de Nice - Orchestre Philharmonique de Nice - Concert hommage à Pierre Boulez - Michael Barenboïm - Direction : Philippe Auguin ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
Opéra de Nice - Orchestre Philharmonique de Nice - Concert hommage à Pierre Boulez - Michael Barenboïm - Direction : Philippe Auguin ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comOpéra de Nice - Orchestre Philharmonique de Nice - Concert hommage à Pierre Boulez - Michael Barenboïm - Direction : Philippe Auguin ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comOpéra de Nice - Orchestre Philharmonique de Nice - Concert hommage à Pierre Boulez - Michael Barenboïm - Direction : Philippe Auguin ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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