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un-culte-d-art.overblog.com

Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Arts plastiques, #Photographie
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Pour donner vie à la ville, le Centre contemporain d’art photographique de Niort en collaboration avec la ville présente depuis trois ans l’univers artistique d’un photographe dont les œuvres sont disséminées au centre d’art de la Villa Pérochon, au Pilori, ancien hôtel de ville d'architecture Renaissance et en extérieur sur la place de la Brèche quasiment à mi-chemin des deux autres lieux. La Bréche étant un vaste quadrilatère que les Niortais arpentent, utilisent comme lieu de rencontre, de repos, de jeu, il fonctionne donc comme une invitation à se rendre dans les deux autres espaces.

L’artiste à l’honneur cette année est Claude Pauquet qui présente son parcours à travers six séries : Family, Lussac au Pilori; quelques clichés de Private/18-35 dans la galerie mobile à La Brèche, d’autres clichés de Private/18-35 à la Villa Pérochon accompagnés de Portraits de jeunes brahmanes et Crossing Madrid dans les jardins en arrivant et de 35 ans d’ancienneté et Fake au rez-de-chaussée de la Villa.

De son premier travail de reporter à l’agence Viva et de son travail de reportage sur l’instant et de photographe de rue, Claude Pauquet n’a rien perdu de sa capacité intrusive. Que ce soit dans la rue, dans les lieux de travail ou dans les lieux d’habitation, Claude Pauquet s’introduit dans l’espace, observe, rencontre et capte les moments soit sous forme de portrait comme pour Portraits de jeunes brahmanes soit sous forme de scènes de rue comme pour Crossing Madrid. Certaines fois, Claude Pauquet questionne le travail ou les rapports au travail soit sous forme de portrait comme pour 35 ans d’ancienneté (immersion pour Libération parmi un groupe d’ouvriers licenciés) soit sous forme d’espaces plus larges scénarisés dans les grands salons commerciaux parisiens comme dans la série Fake.

Si apparemment, chacune de ces séries se déroule dans la sphère publique, c’est bien la frontière entre les sphères publiques et privées que Claude Pauquet questionne. Les activités des personnes prises dans les différentes séries relèvent-elles de la sphère publique ou privée ? Questionner l’ancienneté dans une entreprise appartient-il à la sphère publique ? Dans les deux dernières séries Family, Lussac et Private/18-35, Claude Pauquet s’invite chez les gens : les familles de Lussac pour la première, des jeunes de 18 à 35 ans pour les seconds. Ces scènes d’intérieur et ces portraits sont clairement pris dans la sphère privée, dans les lieux de l’intimité.

Ici le doute ne semble plus possible et pourtant… loin de se faire oublier et de prendre des milliers de clichés, tout dans le travail de Claude Pauquet indique clairement sa présence : les poses sont travaillées, les portraits aussi, l’utilisation d’objets, d’éléments de décor font que même dans une sphère privée, les individus se comportent comme dans une sphère publique avec non pas un masque mais une posture : ces deux séries sont à l’inverse des premières elles questionnent la sphère publique dans des espaces plus intimes et nous laissent avec nos interrogations : où donc est la limite ?

Claude Pauquet - Centre d’Art photographique - Niort ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comClaude Pauquet - Centre d’Art photographique - Niort ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comClaude Pauquet - Centre d’Art photographique - Niort ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
Claude Pauquet - Centre d’Art photographique - Niort ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comClaude Pauquet - Centre d’Art photographique - Niort ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comClaude Pauquet - Centre d’Art photographique - Niort ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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