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[Cinéma – Le Mercury – Nice] I Love you « American hero »

©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Le réalisateur s’appelle Nick Love, tout un programme et son nouveau film American Hero. Comme dans Vincent n’a pas d’écailles de Thomas Salvador (http://un-culte-d-art.overblog.com/2015/05/cinema-cinema-rialto-nice-vincent-n-a-pas-d-ecailles-et-ne-se-noie-pas-dans-un-verdon.html), American Hero suit les pas d’un personnage principal. Une fois mouillé, Vincent était capable de prouesses sportives hors du commun, dans American Hero, Melville, lorsqu’il a les nerfs, ne peut contrôler son pouvoir de lévitation. L’un et l’autre étaient chacun à sa manière, un antihéros.

Mais là s’arrête la ressemblance entre les deux films. Même dans leur anti-héroïsme, les deux personnages sont dissemblables : Vincent cachait son talent pour se fondre dans la masse, aspirant à une vie normale. Melville ne se sert de son prodigieux talent que pour faire des farces, étant trop dilettante pour en chercher une application efficace. Si Vincent travaille, Melville est bien trop occupé par l’alcool, la drogue, la fête et les filles pour s’en soucier. Cependant, s’il veut récupérer son droit de visite pour passer quelques temps avec son fils, il faut qu’il s’amende et prouve qu’il en est capable.

Et c’est bien là tout le problème car plus qu’un antihéros, Melvil est avant tout un anticonformiste : il est blanc mais il vit au milieu de la communauté noire, il est pacifiste mais accueille son meilleur ami qui revient handicapé la guerre en Irak, il est passablement délinquant mais ami avec le shérif et surtout, au milieu de cette faune ou d’Américains « qui ont réussi », il est d’une grande culture, écoute la musique classique européenne, joue du piano et cite des passages entiers d’Une Vie de Guy de Maupassant.

Enfin la principale différence entre les deux films réside dans le formel. Si Vincent n’a pas d’écailles a opté pour la fiction clairement assumée, American Hero a fait le choix du faux-documentaire. La caméra suit les personnages, les colle, les isole pour enregistrer leur confession. Les acteurs régulièrement modifient la structure du film en usant du regard-caméra qui donne alors au film son air de vrai-faux documentaire.

Très vite, le film trouve son rythme et son ton. L’ensemble est émouvant et comique à la fois. Malgré ses turpitudes, nul ne peut détester Melvil, interprété par le très inspiré Stephen Dorff, surtout pas le spectateur qui ne cesse de lui envier son prodigieux don.

« American Hero » de Nick Love - Comédie fantastique avec Stephen Dorff, Eddie Griffin, Luis Da Silva Jr. – Etts-Unis – Royaume-Uni - Date de sortie 8 juin 2016 - 1h 26’

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American Hero de Nick Love - Cinéma Mercury - NIce ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comAmerican Hero de Nick Love - Cinéma Mercury - NIce ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comAmerican Hero de Nick Love - Cinéma Mercury - NIce ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

American Hero de Nick Love - Cinéma Mercury - NIce ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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