Blog de mes curiosités
8 Février 2013
Voir du Marivaux dans un opéra inexistant de Haendel, voilà qui n’est pas banal. C’est pourtant à ce tour de force que s’est attelée Nathalie Stutzmann.
Tel un héraut de l’antiquité, Nathalie Stutzmann nous rappelle le mythe des androgynes, ces êtres homme et femme à la fois, que Zeus dans sa colère coupa en deux pour les punir de leur révolte. Ils sont, depuis et pour l’éternité, à la recherche de leur moitié ; c'est l'origine du phénomène amoureux.
Ce sera le film rouge de cet opéra imaginaire créé à partir d’un patchwork de moments musicaux de Haendel, projet ancien que Nathalie Stutzmann rêvait de voir à la scène avec elle en chef d’orchestre, contralto et créatrice.
Avec l’ensemble Orfeo 55 sur scène, ensemble qu’elle a créé, elle nous dresse une peinture de l'amour, délicate et ironique. La rencontre, la passion, les atermoiements, les déchirements nous font voyager dans les méandres du fait amoureux pour étudier La surprise de l'amour.
Alors ? Opéra inexistant de Haendel ou pièce recréé de Marivaux ? Une infinie délectation en tout cas.
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Nathalie Stutzmann - Site officiel
"La contralto alterne de superbes arias avec des chœurs et des sinfonia qu'elle dirige à la tête de son orchestre, Orfeo 55, avec une énergie et un sens de la pulsation et des contrastes qui ...