Blog de mes curiosités
8 Février 2013
Décrassage d’oreilles hier à Crescendo, l’association des amis de la musique de Monaco avec le concert de « l’enfant du pays », Nicolas Horvath. Pas moins de deux créations mondiales dans ce programme composé essentiellement de musiques du XXème et notamment de quatre compositeurs encore vivants.
Pour ceux qui ne le connaissent pas, Nicolas Horvath est un jeune pianiste connu pour son interprétation de la musique contemporaine et pour ses performances régulières (marathon de piano avec les Vexations d’Erik Satie entre autres).
La première partie aborde des œuvres plutôt classiques (Liszt, Satie, Debussy). C’est avant la pause que le drame s’est noué. For Conelius d’Alvin Curran (ce que je suppose être un hommage à Cornelius Cardew) surprend voire provoque l’ire de quelques uns : aux huit minutes d’introduction paisible voire répétitive succède un tourbillon troublant de onze minutes. Claquement de porte d’une spectatrice.
Pour ceux qui sont partis à entracte, je précise que Nicolas Horvath a repris avec cinq pièces de Philippe Glass … là c’est moi qui ait failli partir. Les deux pièces de Denis Levaillant qui ont suivi Une Barque sur le Niger et Images-Etudes n°12 n’avaient rien à voir avec …au djembé beaucoup plus « percussive ». Nos chers mélomanes-fuyards y auraient peut-être trouvé un intérêt. Enfin, pour terminer, huit pièces de Nobuo Uematsu. Plus abordables que For Cornelius, elles sont mêmes truffées de référence comme red wings - kingdom baron qui semble un écho à Funérailles de Franz Liszt.