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[Monaco – Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo – Auditorium Rainier III – Monaco] Jean Yves Thibaudet, Kazuki Yamada et le Tricorne

Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo - Immortel ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo - Immortel ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Salle comble pour le concert de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo et le retour de celui  que le programme de l’Orchestre présente comme le plus flamboyant des ambassadeurs français de la Musique Classique (…) l'un des rares artistes de l’hexagone à jouir d'une popularité internationale (sic) : Jean-Yves Thibaudet. Curieusement d’ailleurs le concert débute par le Concerto pour piano en la mineur opus 16 d’Edvard Grieg  au grand risque de voir le public  prendre la poudre d’escampette pour les deux pièces suivantes : Jeux de Claude Debussy et l’Oiseau de Feu d’Igor Stravinsky.  

 

Jean-Yves Thibaudet n’a rien perdu ni de sa force, ni de sa musicalité : il aborde sans problème le Concerto pour piano en la mineur opus 16 d’Edvard Grieg dont il achève la tournée avant de se lancer au deuxième trimestre de 2019 dans le Concerto pour piano n°5 de Camille Saint-Saëns. Hormis que le moment fut magique, que dire de plus ?  Peut-être se demander si le titre du spectacle Immortel lui est également réservé ?

 

Le Concerto pour piano n°5 de Camille Saint-Saëns? Kazuki Yamada aurait été sans conteste partant pour le diriger avec son invité du jour au piano, lui qui a fait du retour de la musique française au répertoire de l’Orchestre une vivifiante priorité. Mais Kazuki Yamada, qui a plus d’une œuvre française dans son sac, a rétabli l’équilibre en seconde partie avec  Jeux de Claude Debussy. Jeux est un ballet en un acte de Claude Debussy commandé au mois de juin 1912 et chorégraphié par Vaslav Nijinski.  Au risque d’une répétition, Kazuki Yamada est fait pour la musique française et toutes les citriques que l’on entend ça et là n’y changeront rien : il ressent et fait merveilleusement ressentir la musique française au public.  

 

Tant qu’à être dans la musique de ballets et en prévision du déplacement de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo au Théâtre des Champs-Elysées, lieu de création des mythiques ballets  russes, le concert s’est poursuivi par L’Oiseau de Feu dans sa version de 1919 d’Igor Stravinsky.  L’affaire aurait pu en rester là si ce n’est que pour parachever l’hommage aux ballets, l’orchestre s’est lancé devant un public fort peu clairsemé contrairement aux craintes initiales par un extrait endiablé du Tricorne de Manuel de Falla. La partie du public toujours pressée qui s’était précipitée vers la sortie avant que la lumière ne revienne en aura donc été pour ses frais.

Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo - Immortel ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comOrchestre Philharmonique de Monte-Carlo - Immortel ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comOrchestre Philharmonique de Monte-Carlo - Immortel ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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