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[Musique – AMCA – Monaco] Avec « Chagall, la couleur des sons », Mikhaïl Rudy rend hommage au peintre

©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Dans le cadre de l’année russe, l’association monégasque pour la connaissance des arts (A.M.C.A.), jeune et fringante trentenaire cette année, présidée par Elisabeth Bréaud, a décidé de réserver son ouverture de saison dédiée au thème « Mythes, symboles et allégories » à un hommage du pianiste Mikhaïl Rudy au peintre Marc Chagall. Hasard des calendriers ou bégaiement de l’histoire ? La proposition de Mikhaïl Rudy croise également musique et vidéo avec une illustration musicale des esquisses animées du plafond de l’Opéra de Paris de Marc Chagall.

Mikhaïl Rudy a bien connu Marc Chagall dans ses dernières années. Son premier concert en Occident avec Mstislav Rostropovitch et Isaac Stern (excusez du peu !) était d’ailleurs le cadeau pour le 90ème anniversaire de l’artiste.

En première partie de soirée, Mikhaïl Rudy, sans doute pour se délier les doigts, a interprété devant un public conquis les Vingt Visions fugitives de Serge Prokofiev puis la Sonate n°10 et deux Danses d’Alexandre Scriabine soit trois quart d’heure d’hommage endiablé à la musique russe.

Comme pour s’effacer, c’est du coin de la scène que Mikhaïl Rudy a interprété la deuxième partie de son programme, pour laisser place à la projection sur écran d’un film d’animation rendu possible par l’utilisation de nombreuses esquisses inédites pour le plafond de l’Opéra Garnier avec la complicité de la famille Chagall.

Les esquisses du très statique plafond se sont alors mises à se mouvoir pendant que Mikhaïl Rudy les accompagnait avec la Mélodie d’Orphée et Eurydice de Christophe Willibald Glück transcrite pour piano par Giovanni Sgambati, la Fantaisie en Ré mineur de Wolgang Amadeus Mozart, La Mort d’Isolde de Richard Wagner transcrite pour piano par son beau-père Franz Liszt et enfin, l’étude pour les quartes et l’étude pour les huit doigts de Claude Debussy et la Valse de Maurice Ravel transcrite par lui-même pour le piano.

Cette proposition originale qui permet de découvrir l’univers de Marc Chagall de manière fort ludique n’échappe pas à la règle commune des propositions croisées musique et vidéo, comme si certaines œuvres, certaines pièces voire certains compositeurs étaient plus « compatibles » avec l’image. Si l’impression d’un accompagnement musical s’est fait sentir avec les trois premiers compositeurs, l’osmose entre le son et l’image s’est révélée totale avec les interprétations de Claude Debussy et Maurice Ravel, le tourbillon du plafond répondant au tourbillon enivrant de la Valse.

Est-ce une coïncidence ou les compositeurs nés avec le cinéma sont-ils plus ciné-compatibles ? Cela n’aurait d’ailleurs rien d’étonnant !

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Association monégasque pour la connaissance des arts (A.M.C.A.) - Mikhaïl Rudy : Chagall, la couleur des sons ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comAssociation monégasque pour la connaissance des arts (A.M.C.A.) - Mikhaïl Rudy : Chagall, la couleur des sons ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Association monégasque pour la connaissance des arts (A.M.C.A.) - Mikhaïl Rudy : Chagall, la couleur des sons ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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