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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique
Monaco- Opéra - Nathalie Stutzmann et Inger Södergren ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Monaco- Opéra - Nathalie Stutzmann et Inger Södergren ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Après avoir dirigé lors de quatre soirées mémorables l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo pour Tannhäuser de Richard Wagner, Nathalie Stutzmann revient en récital accompagnée par Inger Södergren. Ceux qui les avaient entendues en octobre 2013 au 30ème Festival des Heures Musicales de Biot les ont retrouvé avec d’autant plus de plaisir qu’ils pensaient que Nathalie Stutzmann s’était définitivement reconvertie.

Le récital présenté ce soir est un concert représentant la personnalité de Nathalie Stutzmann dans la mesure où il propose en deuxième partie des mélodies françaises de Gabriel Fauré, Ernest Chausson et Claude Debussy après une première partie en allemand consacrée à des lieder de Franz Schubert  et les Wesendonck Lieder de Richard Wagner composés sur des poèmes de Mathilde Wesendonck , femme d'un des mécènes de Richard Wagner.

Un programme n’étant pas innocent, le récital est également un clin d’œil à la direction que Nathalie Stutzmann a assumée ces derniers jours en Principauté. Richard Wagner au cœur du récital est le trait d’union entre Franz Schubert et Claude Debussy. Pour Nathalie Stutzmann, la version de Paris en français de Tannhäuser est le premier opéra à faire passer le langage lyrique d’un langage soutenu à un langage plus proche du quotidien qui se retrouvera dans Pelleas et Mélisande de Claude Debussy. Le concert est un hommage à cette filiation,  à ce trait d’union.

Loin des démonstrations tapageuses de certains artistes, Nathalie Stutzmann et Inger Södergren proposent un récital d’apparence sobre mais d’une grande exigence. Ecouter Nathalie Stutzmann en récital, c’est la regarder vivre sa musique. Elle instaure un climat d’intimité entre le public et les œuvres, entre le public et son interprétation ; chacun peut ainsi profiter d’un moment de grande intimité musicale avec elle. 

Qu’elle vienne en récital, à la direction de l’Orchestre Philharmonique ou à la tête d’Orfeo 55 pour chanter et diriger en même temps, Nathalie Stutzmann transmet toujours autant de plaisir à son public qui, à peine parti, se languit déjà de la revoir et de l’entendre à nouveau quelle que soit la forme artistique qu’elle aura choisie.

Monaco- Opéra - Nathalie Stutzmann et Inger Södergren ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comMonaco- Opéra - Nathalie Stutzmann et Inger Södergren ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comMonaco- Opéra - Nathalie Stutzmann et Inger Södergren ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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