Blog de mes curiosités
4 Février 2013
Est-ce à cause du terme qu'on refourgue systématiquement les spectacles faisant appel à l'art de la marionnette au jeune public notamment aux élèves du primaire ? Compte tenu de la complexité du propos, des questions relatives à l'exercice du pouvoir, de l'appréhension des différents lieux et des différentes époques, le nouveau spectacle d'Arkétal est destiné au tout public dès l'adolescence plus difficilement en dessous.
Dispositif scénique en trois parties : l'estrade centrale, lieu de vie des marionnettes, le fond de scène, lieu de refuge des comédiens et les côtés, siège de l'ambiance, de la musique acoustique et de la musique concrète.
De la pièce de Shakespeare, Arkétal a réduit l’œuvre et l'a adaptée au monde des marionnettes avec comédiens à vue et musique en direct. Compte tenu de l'intrigue complexe, et des différents espaces-temps, l'adaptation dramaturgique de la pièce sous cette forme rend l'ensemble plaisant.
Les marionnettes sont magnifiques, la musique, savant alliance de musique concrète et de musique acoustique permet le passage dans les différents espaces, dans les différents temps. Le spectacle fonctionne et fonctionnerait davantage avec des comédiens plus aguerris et davantage cadrés, gagnerait à quelques coupures de plus notamment la scène grotesque de l'ours.
En sortant j'ai vu Sylvie Osman qui s'attelait immédiatement à chaud à un questionnement général avec ses comédiens. Le spectacle n'est qu'au début de sa tournée ; nul doute qu'il gagnera en force au Théâtre de Nice, au centre culturel de Saint-Raphaël ou au Sémaphore de Port-de-Bouc.
« Le Conte d’hiver » de William Shakespeare - mise en scène : Sylvie Osman - adaptation du texte et dramaturgie : Béatrice Houplain - construction marionnettes : Gretta Bruggeman - composition musicale et musiciens : Jean-Marc Montera - 1 h 20