Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
un-culte-d-art.overblog.com

Blog de mes curiosités

Publicité

[Musique - Opéra de Monte Carlo - Auditorium Rainier III] Bryn Terfel et Gareth Jones : le pack gallois à Monaco

[Musique - Opéra de Monte Carlo - Auditorium Rainier III] Bryn Terfel et Gareth Jones : le pack gallois à Monaco

Choix gaélique cornélien ces derniers mois : concert Bad Boys de Bryn Terfel organisé par l’opéra de Monte-Carlo ou le Roi d’Ys d’Edouard Lalo, œuvre qu’on ne donne jamais, à l’opéra de Montpellier ? Finalement, la version de concert proposée par Montpellier a eu raison de mon hésitation … quitte à attendre le Roi d’Ys, attendons qu’il soit dans ses meubles.

Nouveau choix cornélien la semaine dernière, le Printemps des Arts programme en même temps un Portrait Bartok avec la création mondiale de Villa Adriana, commande du Printemps des Arts à Laurent Cuniot.

Finalement, ce sera Bryn Terfel et Bad Boys, spectacle qui accompagne la promotion de son disque du même nom. Au menu, que des méchants, des affreux, des traitres, des pourris qu’ils soient des damnés comme Kaspar, Mefistofele et Méphistophélès piochés respectivement chez Weber, Boito et Gounod, un traitre comme Iago piqué chez Verdi, un tortionnaire comme Scarpia tiré de Puccini, un charlatan comme Dulcamara emprunté à Donizetti, un bandit comme Mack pris chez Kurt Weil, un baronnet assassin comme Roderic dans Ruddigore d’Arthur Sullivan sans doute jamais joué en France. Bryn Terfel avait déjà occupé la scène magistralement dans le rôle-titre de Falstaff de Verdi en 2010 à Monaco. Il commet l’exploit de nous rendre sympathiques tous ces parias à force de jouer avec le public, l’orchestre et le chef Gareth Jones.

Le concert de Bryn Terfel est ponctué principalement d’ouvertures d’opéras interprétés par l’orchestre philharmonique de Monte-Carlo et par les chœurs dirigés par Stefano Visconti. Qu’on ne s’y trompe pas ! Les ouvertures n’ont pas été choisies au hasard. Si Bryn Terfel, rend ses personnages sympathiques, ils sont rattrapés par la force du destin et sont voués comme Don Giovanni, comme Faust à la damnation. Les ouvertures d’opéra sont là pour nous rappeler la justice immanente : l’enfer. Quant à la seule pièce non lyrique de ces interludes : la danse macabre de Saint-Saëns bien portée au violon par Liza Kerob, elle accompagne tous ces personnages vers leur destin.

Tout aurait été pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles si la soirée ne s’était pas achevée par un bis, selon moi, peu inspiré : un extrait de la comédie musicale Les Misérables.

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article