Blog de mes curiosités
24 Mai 2013
Les coréens ont une expression pour cela ... «Le Jour où le cochon est tombé dans le puits», expression popularisée par Hong-Sang Soo qui en a fait le titre d'un de ses films. «Le Jour où le cochon est tombé dans le puits» désigne le jour où toutes les tuiles du monde vous tombent sur la tête.
Shaul travaille de nuit dans un hôpital, Shaul est divorcé, Shaul déprime, Shaul décide de rendre visite à son père à Haïfa. Mauvaise idée, dans ce genre de circonstances, tout vous contrarie : le chien de la maison qui vous empêche de dormir, le contrôleur du train qui vous signifie que vous n'êtes pas à la bonne place, la nouvelle copine du père et ses théories paramédicales et parapsychologiques, le père avec lequel Shaul communique difficilement.
Pour se ressourcer, Shaul rentre à pied mais glisse sur un poisson dans une scène qu'un certain petit village gaulois devant la boutique d'Ordralphabetix ne pourrait renier.
Et c'est reparti de plus belle, le médecin ne vous juge pas malade, le père a prévenu sa petite fille qui débarque, l'ex-femme de Shaul lui en veut.
Le film passe du drame au burlesque, se jouant des chutes et des déconvenues, isolant le fils à à l’écran par accentuation du côté déjanté du couple formé par le père et sa nouvelle copine.
Le film réussit à montrer les transformations dans la vie des différents protagonistes sans démontrer, sans entrer dans des explications qui mettraient inutilement les points sur les i. Pas besoin de longues explications pour comprendre que le monde a changé pendant que Shaul restait coincé dans ses starting-block et qu'il se meurt de radoter.
Et soudain ... l'espoir ?
A Strange courts of events – Film de Raphaël Nadjari – Israël - 2013 – 1 h 38