Blog de mes curiosités
13 Avril 2016
Petite nouveauté de fin de semaine au Printemps des Arts : les quatre dernières symphonies jouées dont le premier mouvement de l’inachevée sont données sans œuvre contemporaine en confrontation. Cruelle épreuve de vérité pour tester ma résistance aux symphonies de Gustav Mahler qui ne sont pas, comme celles d’Anton Bruckner, ma grande passion.
La Symphonie n°5 en do dièse mineur de Gustav Mahler est dirigée par Andrew Manze avec le NDR Radiophilharmonie de Hanovre. Bien connue des cinéphiles, le célébrissime Adagietto a servi de trame musicale au film Mort à Venise de Luchino Visconti, dont il est désormais difficile de le déconnecter. Andrew Manze conduira d’ailleurs à la perfection cet Adagietto tout en finesse et en douceur, retenant son orchestre de toute son autorité et nous offrant rien qu’avec ce mouvement une très belle page d’interprétation musicale. L’ennui, avec ces mouvements devenus emblématique et donc déconnectés de l’œuvre originelle, est qu’ils font inconsciemment passer le reste de l’œuvre au second plan. Le moins que l’on puisse dire est que la direction d’Andrew Manze aura partagé le public en deux camps : ceux qui lui sauront gré d’avoir rendu toute sa poésie à l’Adagietto et ceux qui lui reprocheront sa trop grande gestuelle dans les autres mouvements.
La moins connue des symphonies de Gustav Mahler, la Symphonie n°7 en mi mineur est quant à elle exécutée par l'Orchestre symphonique de la Radio SWR de Stuttgart (en allemand Radio-Sinfonieorchester Stuttgart des SWR ou SWR Stuttgart) dirigé par le récent octogénaire Eliahu Inbal. Connu pour avoir enregistré l’intégrale des symphonies d’Anton Bruckner et de Gustav Mahler quand il était le chef principal de l’Orchestre symphonique de la Radio de Francfort, il était donc l’homme de la situation.
Las ! Si la salle lui a réservé une ovation, il n’a pas réussi, malgré sa notoriété et son talent indéniable, à me retenir complètement jusqu’au dernier mouvement, mon esprit étant parti, à un moment donné, battre la campagne. Ma voisine me voyant dépité me recommanda fort gentiment la musique de Johannes Brahms. Lui apprenant que je préférais plutôt loucher chez deux des contemporains de Gustav Mahler : Arnold Schoenberg et Claude Debussy, je lui ai du coup transmis mon dépit.
Monaco - Printemps des Arts - Auditorium Rainier III - Monaco ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Edition 2015 | Festival Printemps des Arts de Monte-Carlo
Le Printemps des Arts s'est achevé dimanche 10 avril avec la fête de clôture après 3 semaines de festival où se sont enchaînés artistes de talents, concerts intimistes, 5 grands orchestres ....
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