Blog de mes curiosités
9 Février 2013
Mercredi après-midi, l'orchestre philharmonique de Monte-Carlo proposait un spectacle ludique composé de Cinéma Rhapsodie, concerto pour deux pianos de Jean-Pascal Beintus et de La Boîte à joujoux de Claude Debussy. A la direction Kent Nagano, excusez du peu ! Aux pianos les deux sœurs Mari et Momo Kodama.
Un heureux moment en perspective sauf que nos joyeux bambins ne sont visiblement pas cadrés par leurs parents ... en ce mercredi de pluie. Nos «charmants enfants» courent dans la salle de spectacle, secouent les fauteuils, mettent de grands coups de pieds dedans, montent sur les sièges avec leurs bottes. Quant aux parents : les copines s'entretiennent à quelques encablures de là, Monsieur regarde ses SMS et ses courriels sur son téléphone portable, etc.
On se dit que la magie de la musique va opérer : que nenni d'autant que Florian Santos, le narrateur, leur assène une histoire du cinéma avec concepts que des enfants de cet âge, normalement constitués, sont incapables d'appréhender. La première pièce comme un écho aux différents genres cinématographiques leur traverse donc les oreilles sans toucher le cerveau, faute de préparation.
La boîte à joujoux de Claude Debussy met en scène juste devant l'orchestre trois comédiens : Eugénie Andrin, Florian Santos et Jo Bulitt. Excellente prestation qui tombe malheureusement à plat, nos chers anges ignorant totalement ce qu'ils sont venus entendre et ne faisant pas visiblement de lien entre le thème musical et le spectacle.
Un intrépide Monsieur demande aux enfants d'éviter de s'agglutiner sur la scène voire de ne pas tenter d'y monter, résultat garanti ... certains mômes remontent en tapant des pieds le plus fort possible.
Y ai-je trouvé du plaisir ? Sincèrement, non ! Qu’ont pensé le chef et les artistes du public de Monaco ? Beaucoup de bien il va sans dire ! Quant au jeune public, en a-t-il retiré quelque chose ? «Vous comprenez, Monsieur, il pleut depuis plusieurs jours, alors il fallait bien les occuper ! (sic)».