Blog de mes curiosités
15 Mars 2013
A peine sorti du film Camille redouble, je me suis précipité pour rechercher l’année de naissance de la réalisatrice Noémie Lvovsky. Pas de doute ! L’émotion mémorielle est bien du même ordre que celle que j’ai ressentie lorsque j’ai vu Valse avec Bashir. Nous avons grandi tous les trois dans les mêmes années et leur retour sur mémoire est également le mien. Certains morceaux musicaux des deux films font office de madeleine de Proust : Enola Gay d’Orchestral Manœuvres in the Dark dans Valse avec Bachir, Venus de Bananarama ou 99 Luftballons de Nena dans Camille redouble.
Le propos n’est absolument pas plausible mais la partition de Noémie Lvovsky, néo-adolescente avec son physique d’aujourd’hui ne fait pas incongru non plus. La force du film est de jouer tour à tour sur le registre comique et tragique. Elle pose l’éternelle question du « et si on avait fait… » pour mieux revenir au « assumons notre présent et le passé qui va avec ».
La comédie enlevée de Noémie Lvovsky s’appuie sur une nostalgie des années 1980 et ça me pose question. Qu’ont donc de tellement géniales ces années notamment musicales pour être aussi récurrentes et pas seulement dans le cinéma de ces derniers temps ?
Camille redouble - film de Noémie Lvovsky - France – numérique - 2 heures
Ce film a été présenté au Festival de Cannes 2012 - sélection : Quinzaine des Réalisateurs.