Blog de mes curiosités
21 Mai 2013
Il faut se méfier des aguicheurs et des aguicheuses. On est souvent déçu d'être tombé dans un attrape-couillons. Quelle était l'accroche ? «Au cœur de la nuit, un jeune couple et leur gouvernante travestie préparent une orgie. Sont attendus La chienne, La star, L'étalon et L'adolescent.». Le pitch des Rendez-vous d'après minuit était aguicheur...
Cruelle déception pour ce film qui hésite entre plusieurs modes sans en choisir un, entre plusieurs genres sans en saisir un seul, entre plusieurs registres sans s'y tenir. Cela se veut décapant, décoiffant, drôle ; ça égratigne en surface en laissant le cheveu ordonné même si quelques bons mots fusent.
La trame narrative du film est entrecoupée par la narration personnelle de chacun des protagonistes souvent en flash-back. Au deuxième personnage, le dispositif est clair, il n'y a plus rien à attendre de ce côté là non plus.
Eric Cantona prend lui de véritables risques : la scène carcérale avec Béatrice Dalle est le meilleur moment du film, un des seuls moments où la caméra s'élève, cesse de picorer et d'hésiter.
Et comme je m'ennuyais à mourir, j'ai fait ce que je fais rarement, je suis sorti. J'ai lu l'argument du réalisateur ... il ne m'a pas convaincu non plus.
« Les Rendez-vous d'après minuit » – Yann Gonzalez – 2013 – 1 h 31 – Date de sortie en France inconnue