Blog de mes curiosités
6 Octobre 2013
Cela n’a l’air de rien mais c’est tout ! Au pied d’un mât érigé sur un carré de couleurs, quelques hula-hoops multicolores, dont la mode revient périodiquement, attendent manifestement qu’on s’en saisisse.
Un homme sec et musclé, tourne autour du mat, apostrophe le public, fait quelques équilibres au sol, marche sur les mains, nous montre sa technique d’équilibriste et sa capacité à onduler pour faire tourner les hula-hoops.
Pas de chance quelques hula-hoops sont prisonniers des haubans. Qu’importe, la démarche féline, Julot commence à escalader le mât, tête en l’air, tête en bas, en jouant toujours avec ses cerceaux.
De montée en descente, notre homme parvient sur sa hune à neuf mètres de hauteur. Et là, horreur ! Le mât est flexible comme du bambou et Julot, installé en haut commence à onduler debout, assis, en poirier, fait tourner ses hula-hoops en décrivant des cercles dans le ciel.
Il s’amuse tout en haut de son mât pendant que sur le plancher des vaches, le public frissonne, crie, retient sa respiration, s’affole, rit, souhaitant paradoxalement que cela ne finisse jamais et qu’il descende au plus vite.
« Qu'on loge un philosophe dans une cage de menus filets de fer clairsemés, qui soit suspendue au haut des tours de Notre-Dame de Paris, il verra par raison évidente qu'il est impossible qu'il en tombe, et si1, ne se saurait garder (s'il n'ai accoutumé le métier des recouvreurs2) que la vue de cette hauteur extrême ne l'épouvante et ne le transisse. » disait Montaigne dans ses Essais. Que peut la raison face aux sens ? … c’est tout l’enjeu de ce spectacle pour nous … bien arrimés au sol.
Un mât érigé sur un carré de couleurs, des hula hoops en suspension sur les haubans... Et voilà notre homme, à la démarche molle et élastique qui, dans un même déploiement d'énergie, va ...