Blog de mes curiosités
30 Octobre 2018
C’est au Grimaldi Forum que l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo propose son concert d’ouverture, signe avant-coureur d’une nouvelle saison qui s’annonce avec son défilé de surprises en tout genre. Serait une facétie de l’équipe de direction ou de l’Orchestre lui-même que d’avoir proposé comme première œuvre du concert l’ouverture de La Force du Destin de Giuseppe Verdi ? Gageons que la force soit grande et le destin riche en découvertes. Pour ceux qui ignoreraient encore ce qu’est l’ouverture de La Force du Destin, il suffit de se remémorer le film de Claude Berri Jean de Florette qui en a fait son thème principal.
Cependant, le destin ne semble pas s’annoncer funeste comme dans le film. A tout seigneur, tout honneur, Maxim Vengerov, artiste en résidence à l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo cette année, franchit la pas dès le concert d’ouverture pour interpréter le Concerto pour violon n°1 en la mineur, opus 77 de Dimitri Chostakovitch. Cette œuvre composée en 1947 mais créée seulement en 1955 à Leningrad est une œuvre tout en opposition interne passant de l’épure totale au scherzo sans oublier le passacaille ou le burlesque rappelant les danses populaires russes. C’est la raison pour laquelle elle est inscrite à différents concours notamment en finale des Violin Masters de Monte-Carlo en 2016.
Faire entendre un concerto de musique russe interprété par un violoniste né à Novossibirsk en Sibérie semblait a priori naturel mais nous sommes bien au-delà du naturel, dans le surnaturel. Sous l’archet de Maxim Vengerov, tout semble d’une simplicité extrême, le violon et l’artiste se jouent des changements de rythme, de tempo. Maxim Vengerov se fond dans l’Orchestre très inspiré pour mieux s’en extirper. Nul bruit dans cette immense salle ne vient troubler l’écoute, le public est à l’unisson. Belle entrée en matière.
Retour aussi aux fondamentaux pour la dernière partie du concert avec la Symphonie n°5 en do mineur, opus 67 de Ludwig van Beethoven. Cette symphonie a acquis une grande renommée dès les premiers temps au point de devenir l'une des compositions les plus populaires de la musique classique, fréquemment jouée, fréquemment enregistrée voire pastichée. Même si chacun la connaît, la reconnaît, la 5ème demeure une des plus belle page d’écriture musicale qui se réécoute sans lassitude. Visiblement, pour son ouverture Kazuki Yamada et l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo ont décidé de mettre la barre très haut.
Quel beau destin en perspective.
Maxim Vengerov et Daniel Baremboïm
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Beethoven : 5ème symphonie par Herbert von Karajan et le Berliner Philharmoniker
Regardez Beethoven : 5ème symphonie par Herbert von Karajan et le Berliner Philharmoniker de Richard Tissot ici sur dailymotion
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