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[Musique – Auditorium Rainier III - Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo – Monaco] Long comme une aurore boréale

Monaco - Auditorium Rainier III - Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo - Aurore Boréale ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Monaco - Auditorium Rainier III - Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo - Aurore Boréale ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Il est toujours important d’aimer la découverte même si le résultat n’est pas forcément garanti. Avec Aurore boréale, l’orchestre philharmonique de Monte-Carlo dirigé, Borée oblige, par le chef danois Thomas Dausgaard nous invitait à parcourir le Nord de l’Europe à travers A Freak in Burbank du suédois Albert Schnelzer et la Symphonie n°4, opus 29, L’inextinguible du danois Carl Nielsen, deux œuvres en première exécution à Monaco. Le Concerto pour violoncelle, opus 85 du britannique Edward Elgar pouvait faire exception à la règle boréale sauf qu’il était interprété par le grand violoncelliste norvégien Truls Olaf Otterbech Mørk.

Il est hélas de ces instants où rien ne fonctionne quelque effort qu’on fasse. Les trois œuvres sont originales, le programme alléchant sinon rien ne justifierait la présence d’un public même clairsemé, le soliste et le chef d’orchestre n’ont absolument plus aucune preuve à fournir, ils sont mondialement connus et ce n’est pas usurpé et pourtant…

Si une frange du public notamment les violoncellistes professionnels ou amateurs n’ont évidemment pas boudé leur plaisir ni dans l’écoute d’une œuvre qui se fait relativement rare, ni devant l’interprétation de Truls Mørk, l’esprit d’une autre partie du public s’est envolé de manière récurrente vers d’autres espaces, témoin d’une attention qui n’était pas vraiment à son maximum, comme si rien ne pouvait l’attacher ce soir là à la beauté de ce qui se jouait. Certes, nul n’en était à compter les musiciens signe d’un ennui profond mais un certain désintéressement se manifestait ça et là.

Qu’importe au fond, il suffit d’analyser tranquillement la situation pour savoir si ce sont les œuvres ou une méforme  passagère qui en est la cause. C’est aussi cela le droit du public, celui de ne pas goûter forcément ce qu’aiment les autres pourvu qu’il ne le fasse pas bruyamment… et que cela ne bride surtout pas son envie de découverte.

Jacqueline du Pre et Daniel Barenboim : Concerto pour violoncelle, opus 85 d'Edward Elgar

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