Blog de mes curiosités
29 Décembre 2014
« Les gens chics sont l’hiver à Monte-Carlo » proclamait une affiche des années folles. Que nenni ! Les gens chics sont ce soir à Cresendo ! Car, comme l’a dit en substance André Peyrègne lors du concert de gala du 6 décembre 2014, l’ultime de l’association monégasque présidée depuis plus d’un quart de siècle par Jean-Marc Bosquet, « Un crescendo de 26 ans bat largement celui du Boléro de Ravel »
Près de trois heures de musique, un orchestre de 34 musiciens dirigé par Bruno Membrey, huit solistes, neuf chanteurs lyriques, une adhérente centenaire et une salle comble… Ce n’était assurément ni un inventaire à la Prévert, ni un enterrement mais un hommage à la musique et à ses vertus humanistes. Crescendo a retracé 26 ans d’existence en une seule soirée invitant, à une exception près, uniquement des artistes qui avaient été programmés. Crescendo ayant vocation à proposer toutes les formes musicales, le public est ainsi passé de la Truite de Schubert ou de Don Giovanni de Mozart à une anthologie du Tango et de la milonga en passant par un extrait des Misérables de Claude-Michel Schönberg.
La première partie de la soirée était réservée à des formations de musique de chambre qui ont fait l’essentiel de la programmation de Crescendo depuis 26 ans nous permettant d’entendre à nouveau un octuor à vents, le quatuor Monoïkos, Philippe Loli, un des membres d’Aïghetta Quartett, le violoniste Kristi Gjezi et la pianiste Maki Belkin ou encore Philippe Ermelier, mémorable interprète de Danilo dans la Veuve joyeuse produite par l’association en 2007. Mais cette première partie était également l’occasion de rendre hommage aux pianistes solistes ou accompagnateurs qui ont soutenu Crescendo depuis les origines comme Lia Uhry et quoi de plus décoiffant que le Galop Marche d’Albert Lavignac pour entendre simultanément Maki Belkin, Maxence Pilchen, Stephanos Thomopoulos et Marcelle Dedieu-Vidal, autre fidèle de Crescendo.
Dans la seconde partie, l’orchestre des soirées lyriques composé principalement de musiciens de l’orchestre philharmonique de Monte-Carlo et dirigé par Bruno Membrey a retrouvé un pianiste, Maxence Pilchen et quelques chanteurs lyriques qui ont donné vie à des personnages de productions lyriques montées par l’association. Guy Bonfiglio y avait été remarqué, entre autres, pour Bartolo dans il Barbiere di Siviglia de Rossini (2006) ou encore le Comte Robinson dans Il Matrimonio segreto de Domenico Cimarosa (2009). Quant à Frédérique Varda, elle a incarné pour Crescendo Nadia dans la Veuve joyeuse de Franz Lehár (2007), Norina dans Don Pasquale de Donizetti (2008) ou encore le rôle-titre de Lakmé de Léo Delibes (2010).
Tout ayant une fin c’est sur un extrait du deuxième acte de la Chauve-souris de Johann Strauss (à partir de « Versez-nous le champagne ! » … évidemment !) que la soirée s’est brillamment terminée permettant à Marie-Paule Lavogez, Sandrine Martin, Mario Marrone, Frédéric Diquero et Benoît Gunalons de rejoindre l’ensemble des chanteurs lyriques de la soirée.
Salle des Variétés - Monaco - Orchestre (direction Bruno Membrey) Thierry Véra, Samuel tupin, Christiane Bonnay et Federico Andrès-Hood ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
Guy Bonfiglio, Frédérique Varda, Bruno Membrey et Philippe Ermelier ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
Marcelle Vidal-Dedieu, Maki Belkin, Stephanos Thomopoulos et Maxence Pilchen (Mains supplémentaires Lia Uhry et Bruno membrey) ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com