Blog de mes curiosités
4 Février 2013
Dimanche 28 octobre 2012, le bruit a couru devant l’auditorium Prince Rainier III de Monaco que des invitations en masse avaient été lancées devant la désaffection du public pour le concert du jour. Le fait est que nous ne voyons pas les mêmes têtes qu’à l’accoutumée. Visiblement la musique du XXème (Benjamin Britten, Claude Debussy, Richard Strauss) effraie toujours. Quant au soliste … du hautbois … Mais vous n'y pensez pas !
Mal leur en a pris car ce concert fait partie des plus belles surprises de l’année.
La première pièce, Les Matinées musicales de Britten, sonne comme un pastiche de Rossini, sans doute pour rassurer nos mélomanes … du dimanche.
Orchestre philharmonique de Monte Carlo réduit, pour la deuxième partie, composé évidemment des musiciens de l’orchestre qui se produisent régulièrement en solistes et François Leleux, à l’évidence la référence actuelle du hautbois. Avec lui, le hautbois semble un instrument d’une facilité désarmante et son interprétation du concerto de Richard Strauss une référence.
Après des Images pour orchestre de Claude Debussy très colorées, retour dans le hall où le public des invités « a aimé le Britten parce que Debussy … » (sic) pendant que l’autre partie se délectait.
Petite anecdote post-concert, j’ai voulu acheter les enregistrements de François Leleux dans une enseigne nationale soi-disant culturelle … chou blanc ! Ça m’a laissé pantois.