Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

un-culte-d-art.overblog.com

Blog de mes curiosités

Articles avec #arts de la rue catégorie

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cirque, #Théâtre, #arts de la rue
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Comme l’hirondelle, le printemps, Roulez Carros ! annonce le lancement de la saison. Elle a donc débuté depuis plus d’un mois sans que rien ne bouge sur ce blog. Et si pour la reprise de la saison, « un-culte-d-art.overblog.com» avait été victime d’un entresort ? Nul besoin cependant de sortir une patte de lapin, un œil d’Horus, un trèfle et autre repousse-sort, l’entresort entre dans la gamme des spectacles forains où le spectateur, stupéfait par le bagout du bonimenteur de service, entre dans une baraque, sort d’une autre, entrevoit la femme à barbe, une main sortant vivante d’une boîte, l’homme-serpent, le contorsionniste, une tête sans corps, la femme-girafe, un corps sans tête, le lanceur de couteau aveugle, etc.

La compagnie La Folle Allure s’est un peu arrangée avec l’entresort à dire vrai car, ici, ce ne sont pas les spectateurs qui entrent et qui sortent des baraques mais le duo Gaëlle Estève et Guillaume Balès qui entrent et sortent d’un personnage à l’autre, remodelant au passage l’espace, donnant l’illusion d’un changement permanent de décor.

Symbole de leur pérégrination, les artistes de la Folle Allure, appelée d’ailleurs Cirque des Routes, entrent en scène avec un vélo pour deux trainant derrière eux une malle et un sac magique, version circassienne du célébrissime sac à malice de Mary Poppins. Gaëlle Estève et Guillaume Balès enchainent numéros d’équilibristes à vélo, courses-poursuites, claquement de portes, rêveries aériennes, faux lancer de véritables couteaux ou l’inverse, le spectateur commence à s’y perdre.

Car, en fait d’entresort, la compagnie joue beaucoup sur ce qui en fait la substantifique moelle : l’ingéniosité, l’enchainement des situations, l’esbroufe voire l’escroquerie. Si de ce point de vue, le spectacle est plutôt réussi, il génère le défaut de sa qualité : la succession de saynètes finit par loucher vers l’accumulation qu’une dramaturgie plus solide eût sans doute évitée. La succession des applaudissements de spectateurs se croyant devant leur téléviseur est d’ailleurs significative.

Pour autant, le pari est néanmoins tenu. La construction mobile de la compagnie lui permet de s’installer indifféremment en intérieur ou en extérieur. La proximité avec le public, qui peut à tout moment intégrer le spectacle comme en sortir, est une proposition idéale pour un festival arts de rue qui draine un public familial bien différent d’un public composé uniquement de diffuseurs à la recherche de LA pépite. La compagnie dans sa Folle Allure a peut être dû boucler sa proposition dans la précipitation : qu’importe !

Forum Jacques Prévert - Roulez Carros ! La Folle Allure ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comForum Jacques Prévert - Roulez Carros ! La Folle Allure ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
Forum Jacques Prévert - Roulez Carros ! La Folle Allure ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comForum Jacques Prévert - Roulez Carros ! La Folle Allure ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Forum Jacques Prévert - Roulez Carros ! La Folle Allure ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Voir les commentaires

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #arts de la rue, #Cirque
[Théâtre-Arts de la rue - Forum Jacques Prévert - Roulez Carros] Hula-Hoopla …oh là là !

Cela n’a l’air de rien mais c’est tout ! Au pied d’un mât érigé sur un carré de couleurs, quelques hula-hoops multicolores, dont la mode revient périodiquement, attendent manifestement qu’on s’en saisisse.

Un homme sec et musclé, tourne autour du mat, apostrophe le public, fait quelques équilibres au sol, marche sur les mains, nous montre sa technique d’équilibriste et sa capacité à onduler pour faire tourner les hula-hoops.

Pas de chance quelques hula-hoops sont prisonniers des haubans. Qu’importe, la démarche féline, Julot commence à escalader le mât, tête en l’air, tête en bas, en jouant toujours avec ses cerceaux.

De montée en descente, notre homme parvient sur sa hune à neuf mètres de hauteur. Et là, horreur ! Le mât est flexible comme du bambou et Julot, installé en haut commence à onduler debout, assis, en poirier, fait tourner ses hula-hoops en décrivant des cercles dans le ciel.

Il s’amuse tout en haut de son mât pendant que sur le plancher des vaches, le public frissonne, crie, retient sa respiration, s’affole, rit, souhaitant paradoxalement que cela ne finisse jamais et qu’il descende au plus vite.

« Qu'on loge un philosophe dans une cage de menus filets de fer clairsemés, qui soit suspendue au haut des tours de Notre-Dame de Paris, il verra par raison évidente qu'il est impossible qu'il en tombe, et si1, ne se saurait garder (s'il n'ai accoutumé le métier des recouvreurs2) que la vue de cette hauteur extrême ne l'épouvante et ne le transisse. » disait Montaigne dans ses Essais. Que peut la raison face aux sens ? … c’est tout l’enjeu de ce spectacle pour nous … bien arrimés au sol.

Julot - Hulahoopla - Festival Roulez Carros ! - septembre 2013 ©Théodore CharlesJulot - Hulahoopla - Festival Roulez Carros ! - septembre 2013 ©Théodore Charles
Julot - Hulahoopla - Festival Roulez Carros ! - septembre 2013 ©Théodore CharlesJulot - Hulahoopla - Festival Roulez Carros ! - septembre 2013 ©Théodore Charles

Julot - Hulahoopla - Festival Roulez Carros ! - septembre 2013 ©Théodore Charles

Voir les commentaires

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Théâtre, #arts de la rue, #Patrimoine, #Europe, #Epoque contemporaine
[Théâtre-Arts de la rue - Forum Jacques Prévert - Roulez Carros] Le cas de la fabrique en kit

Pour cette nouvelle édition de « Roulez Carros ! », ouverture « version rue » de la programmation du Forum Jacques Prévert de Carros, l’attraction, dans tous les sens du terme, venait d’une cour d’école au milieu des cités. Mieux ! On y avait installé l’usine !

Bienvenue à l’usine ! Dès qu’elle ouvre ses portes pour les six heures qui suivent, les douze ouvriers-comédiens-musiciens vous accueillent dans un espace avec des machines à musique gigantesques, un muséum, une buvette, des ateliers de fabrication, etc.

Installée dans la cour de l’école Paul Eluard de Carros au milieu des cités, les journées « portes ouvertes » des Etablissements Dynamogène, fabricants de boîtes à musique depuis 1859, accueillent des familles entières, des petits, des moyens, des grands. Comme l’usine a accueilli la veille les élèves de l’école primaire puis, les élèves de l’école maternelle d’à côté qui n’étaient pas prévus mais dont le siège des grilles a eu raison de l’organisation prévue, tout le monde revient en famille le lendemain … et le surlendemain.

C’est la force de ce spectacle : attirer le regard, susciter la curiosité par une animation de tous les instants, par un ballet incessant de comédiens qui vous entraînent dans leur délire, improvisent sur vos réactions, sans aucun temps mort.

Pendant six heures, vous pouvez tour à tour, flâner dans l’usine ou vous installer à la cantine, manipuler quelques machines, assister sagement assis à des courtes formes théâtrales mécanico-musicales, vous laisser surprendre par un événement ou constater que le distributeur à cacahuètes ne distribue que des boulons ou que le « tir à cent balles » des fêtes foraines de notre enfance ne vous propose (pour deux euros) que des vis et des clés de 12.

A la fois espace de découverte, espace de curiosité, espace d’animation ouvrière, la fabrique se visite et se revisite sans cesse, dés que vous avez deux minutes de battement car comme disait une célèbre publicité des années 80, « il se passe toujours quelque chose aux … établissements Dynamogène».

Suivez cette compagnie, regardez où l’usine se pose et engagez-vous ! Rengagez-vous !

Compagnie Dynamogène : Le Petit Catalogue, manufacture d'Utopie – Durée 360’

Entreprise Dynamogène et ses machines musicales mécaniquesEntreprise Dynamogène et ses machines musicales mécaniques
Entreprise Dynamogène et ses machines musicales mécaniquesEntreprise Dynamogène et ses machines musicales mécaniques

Entreprise Dynamogène et ses machines musicales mécaniques

Voir les commentaires

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Théâtre, #Danse, #Cirque, #Musique, #arts de la rue
[Théâtre-Danse-Cirque-Musique - Arts de la Rue - Forum Jacques Prévert - Carros - Annonce de saison] Arts de la rue, arts de la scène, venez goûter la programmation du forum !

Pour la deuxième année consécutive, le Forum Jacques Prévert ouvrira sa saison avec « Roulez Carros ! », seul festival professionnel des arts de la rue sur cette partie Est de la région. Les dix-huit compagnies invitées essaimeront trente-deux spectacles dans divers points de la ville nouvelle et du village de Carros les vendredi 20, samedi 21 et dimanche 22 septembre 2013.

En plus des installations plastiques qui habilleront la ville, l’agence régionale Karwan, spécialisée dans les arts de la rue et de la piste, présentera « Le Porte Folie », camion ambassadeur des arts de la rue. En théâtre, la compagnie Ambre proposera en déambulatoire théâtral la vie de la Vieille qui égrènera ses nostalgies. Artscénicum avec les Pieds tanqués nos invitera à l’immanquable partie de pétanque réunissant tous les rivages de la Méditerranée. Les Japonais de la compagnie Sivouplait reprendront une nouvelle fois à la demande générale (dont la mienne) à Carros leur Silence amusant d’un couple en blanc, duo burlesque à la Jacques Tati et présenteront une autre création Bivouac. La compagnie Téatralala postera le public Derrière la vitre (nom du spectacle) et confrontera la rue dans son activité normale et des comédiens qui viendront en perturber l’ordonnancement. Où est le réel ? Enfin, la compagnie régionale l’Attraction de Jean-Jacques Minazio présentera ses trois volets de Pepe Carvalho.

Manipulation de marionnettes, manipulations d’objets, le collectif Eclats de Lune paradera dans les rues avec le spectacle pour marionnettes géantes Azalai. Deux autres compagnies prendront les objets usuels pour les manipuler (Vu de la compagnie Sacekripa) ou en faire un parc d’attraction miniature (Gargot de Joc par les Catalans Guixot de 8).

Véritable installation implantée au sein de l’école Paul Eluard par la compagnie Dynamogène, le petit Catalogue, manufacture d’utopie, entresort (1) géant anarcho-mécanico-nostalgique retracera la vie d’une usine d’instruments de musique. A ne rater sous aucun prétexte.

Côté musique justement, le groupe Thank you for coming avec Boudin et chansons entrainera le public sur le mode de la chanson burlesque.

La danse et le cirque s’interpénétreront avec L’envers de nos sommeils de la compagnie Saïda Kao sous chapiteau, Tube de Mathilde Monfreux qui sculptera le tissu ou Julot qui du haut de son mat exécutera Hula Hoopla. La compagnie du 6ème étage pour Klima investira le centre international d’art contemporain et la compagnie la Vouivre nous proposera [Oups] pour une danse inventive et décalée. Enfin, deux spectacles de clowns seront également de la fête : le Cabaret des Chiche Capon ou encore Marée basse par la compagnie Sacekripa.

A peine les rues balayées, le Forum Jacques Prévert reprendra la programmation à la salle Juliette Gréco de Carros du 1er octobre 2013 au 19 avril 2014 avec 25 spectacles.

Cinq spectacles musicaux se succéderont dans la saison du Forum Jacques Prévert. Agnès Jaoui avec son spectacle Siempre al sul ouvrira le Festival de Cinéma Cinéalma piloté par Cinéaction. Louis Chedid et Babx représenteront la chanson française toujours présente dans la programmation de du Forum Jacques Prévert. Le Melonius quartet dirigé par Patrick Vaillant investira à nouveau la vallée du Var et pour les plus petits, Morceaux de sucre de Pascal Ayerbe donnera vie à des instruments ou objets insolites.

Sur les huit spectacles chorégraphiques, le plateau partagé proposera à lui seul quatre courte formes avec une compagnie burkinabaise (Sanou Ka Sanu) et trois compagnies régionales : les laboratoires animés pour Echoe chorégraphié par Nans Martin présent également à Grasse, la compagnie Hervé Koubi pour Sohba et la Compagnie F qui présentera Stimmlos 23’, prélude au spectacle qui sera repris quelques mois plus tard sur un prélude wagnérien. Deux autres compagnies régionales seront présentes : Trucmuche pour Office du tourisme et la compagnie Castafiore avec laquelle le Forum Jacques Prévert enclenche une collaboration pour les Chants de l’Umaï. Auparavant, Marie-Claude Pietragala et Julien Derouault auront ouvert la saison avec un spectacle d’après Eugène Ionesco intitulé Les Chaises ?

Douze autres spectacles de théâtre s’adresseront à tous les publics. Et, pour casser les représentations, beaucoup de spectacles feront intervenir la marionnette ou l’objet et pas uniquement à destination des enfants. Deux spectacles en particulier s’adresseront à un public à partir de l’adolescence : le Conte d’hiver de Shakespeare pour marionnettes et comédiens à vue par la compagnie Arkétal présenté l’an dernier sur les scènes régionales et Madame Bovary en théâtre d’objet d’après Gustave Flaubert par la compagnie belge Karyatides. Quatre autres spectacles feront intervenir la marionnette : L’Homme qui plantait les arbres d’après Jean Giono toujours par la compagnie régionale Arkétal, Zazie et Max de la compagnie belge 3637 qui traitera avec humour de la question du genre d’après les albums de Thierry Lenain. Amis cinéphile, ne manquez pas la compagnie Le Clan des Songes avec ses deux spectacles : La Nuit s’en va le jour et surtout Fragile. Les manipulateurs de la compagnie ont acquis une telle technique que ce spectacle s’apparente à un film d’animation qui se crée sous vos yeux.

Vous souhaitez vous amuser sans conter ? Deux spectacles revisiteront les comtes P’P les petits Cailloux d’après le petit Poucet de Charles Perrault par la compagnie angevine Loba et La Femme aux allumettes, spectacle librement inspiré du conte d’Andersen par la compagnie marseillaise le Théâtre de cuisine.

Deux spectacles nous ramèneront à l’origine du théâtre : la compagnie marseillaise Agence de voyage imaginaire de Philippe Car proposera Sur le Chemin d’Antigone d’après Sophocle suivi d’un repas itinérant et Cyril Cotinaut de la compagnie TAC Théâtre poursuivra son compagnonnage avec le Forum et Eschyle en proposant Agamemnon … en attendant la trilogie antique Les Enfants d'Atrée ?

Deux autres spectacles seront au programme. Si comme moi vous êtes ou avez été malvoyant, venez partager le quotidien d’Elisa, l’héroïne malvoyante de A Vue de nez de la compagnie La Rousse qui traduit la monde à sa manière et 33 Monstres, le journal d’une femme à une femme qu’elle aime mis en scène par la compagnie du dire dire de Sophie de Montgolfier qui sera en résidence de création.

Car c’est cela aussi la grande qualité du Forum : permettre à des équipes artistiques (Dynamogène, compagnie du dire dire, TAC théâtre et compagnie F) de créer leur spectacle dans des conditions réelles de plateau.

  1. L’Entresort est un genre de spectacle forain dont la forme est contenue dans le nom. Le spectateur entre par une porte et sort par une autre. Dans un entre-temps qui varie de quelques secondes à quelques dizaines de minutes, le spectateur contemple une curiosité sensationnelle.

Voir les commentaires

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Théâtre, #arts de la rue, #Europe, #Epoque contemporaine, #Enfance
[Arts de la Rue - Forum jacques Prévert - Roulez Carros] "Les Demeurées"

Expérience sensorielle pour ma deuxième expérience avec le Begat et première visite au parc forestier de Carros ! C’est sympa « mais trop peu fréquenté » me dit-on. Entre les balançoires et les toboggans, une baraque, une chaise en plastique blanc et un pupitre d’accueil pour s’inscrire.

Entrée toutes les trois minutes casque sur les oreilles (ça devient une manie !) et attente, sur la chaise en plastique blanc, de la sonnerie qui me permettra de rentrer dans la cabane. Le timing me fait passer après Charlotte et avant Laurent … je suis entouré par la jeunesse, c’est bon signe !

Sonnerie. Je rentre dans un petit espace triangulaire de moins d’un mètre carré, juste le temps de voir Charlotte disparaître derrière un rideau dans la deuxième pièce. Et il en sera ainsi dans la succession des pièces : toujours je verrai Charlotte disparaître à mon entrée comme si elle me fuyait et Laurent entrer dans le lieu que je quitte, comme s’il me poursuivait.

Dans l’enfilade des pièces exigües, meublées de notre enfance (du moins la mienne) truffée d’objet du quotidien (du moins les miens), nous faisons corps avec l’histoire des « demeurées » ou supposées telles. Deux comédiens, surgissant de temps à autres de portes dérobées, nous frôlent, nous touchent, renforçant cette impression de réel.

Dernière porte … l’extérieur, la mort, la fin, retour à notre quotidien qui met fin à une expérience intime que la musique du casque prolonge avec bonheur pendant quelques minutes avant de nous rendre à notre propre réalité.

« Les demeurées » - Une installation spectacle d'après le roman de Jeanne Benameur (éditions Denoël)

Voir les commentaires

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Théâtre, #arts de la rue, #Urbanisme, #Epoque contemporaine
[Arts de la Rue - Forum Jacques Prévert - Roulez Carros] "Histoires cachées"

Le rendez-vous a été donné par SMS sur une place de Carros avec un mot de passe … « vous n’êtes pas là par hasard ». Jean-Marc observe les HLM qui l’environnent, un cantonnier m’aborde. Je dis à Jean-Marc que nous avons rendez-vous plus bas et je lui explique devant sa moue dubitative que, du point de vue du spectacle, le cantonnier en est …

Plus bas, il nous est remis un baladeur et une petite enveloppe. Au top départ, baladeur sur la tête, nous prenons connaissance des consignes : un point de rendez-vous dessiné et un objet représenté ; « Trouvez l’objet au point de rendez-vous et, quoi qu’il arrive, suivez-le ! ».

Le groupe se scinde en quatre pour rallier les points de rendez-vous et suivre qui l’orange, qui le stylo, qui le journal, qui la boîte d’allumettes. Jean-Marc me fait des signes : « c’est OK pour le stylo mais où est la pharmacie ? ». Oh ! Mise en abîme théâtrale quand tu nous tiens !

Sur la place du forum où je me rends, point d’orange … mais une dame qui lit, attablée, trop concentrée pour ne pas être comédienne. Promptement, elle sort une orange de son sac, se lève et part. Nous pérégrinons dans la ville, ses pensées dans nos oreilles, nous déambulons d’abord un peu gênés de croiser des gens avec nos casques sur la tête puis très vite, tout à notre écoute, tout à sa vie.

Nous croisons un autre groupe, l’orange et la boîte d’allumettes changent de main et nous repartons avec un jeune homme et une valise, nouvelle histoire, nouvelle tranche de vie. Entrée dans un café, nouveau croisement, nouvel échange, nouvelle vie, nous repartons. Tiens ! Jean-Marc est là, déboussolé. Il a suivi le comédien ... pas l’objet. Du coup, le comédien n’est plus en adéquation avec sa pensée … déchirement. Heureusement, Saint-Cantonnier est là ! En deux coups de bistouri sur le baladeur, il remet la pensée, le comédien et les oreilles de Jean-Marc en phase.

Quatrième échange puis regroupement général au milieu des maisons individuelles. Depuis le temps que je viens à Carros, c’est la première fois que je fais un tour de ville avec des gens … virtuels mais tellement vrais.

« Histoires cachées » - Création 2010 – Pérégrination urbaine pour cinq comédiens - « Histoires cachées » est une expérimentation sensible de l’espace public, une bulle de mots et de sons ou la ville devient scène de théâtre.

Voir les commentaires