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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Europe, #Epoque contemporaine, #Bad boys
[Cinéma - Rialto - NIce] "Gebo et l'ombre"

Contrairement à une idée reçue, filer la métonymie au cinéma serait donc chose possible. Deux précédents essais (La Mirada invisible de Diego Lerman et The Island de Kamen Kalev) n’avaient pas convaincu les critiques.

Petite maison portugaise dont on ne sortira quasiment pas, pièce à vivre qui sera la seule filmée, table envahissante qui sert aux rencontres, au travail, au repas, impressions du dehors qui n’apparaîtront que par la fenêtre, personnages filmés de manière frontale ne laissant le champ contre champ que lors de la visite de deux habitués, tout, dans ce film, est rigueur et sobriété… comme un tableau faiblement éclairé en clair-obscur de Georges de la Tour.

L'histoire ? Un couple vieillissant parle de son fils absent. Le père compte toute la journée, la mère se languit toute la journée, la fiancée joue les Pénélope, l'ami sert d’exutoire, l'amie, de cancanière. Le fils surgit, vole le père, part laissant le père endosser le vol.

La maison ? Le Portugal assurément. La vie de famille ? Le Portugal en crise évidemment. Le Port ? La splendeur passée sans guère de doute ? Le fils portugais parti (à l'étranger, on suppose) qui revient saigner un pays déjà en crise ? Je vous laisse deviner. Il s'appellerait aussi Manoel que je n'en serais pas étonné.

"Gebo et l’ombre" - Film de Manoel de Oliveira – Portugal - 1 h 31 - Numérique

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