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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Afrique, #Religion, #Mythe, #environnement
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Ceux qui guettent depuis sa première apparition à la Quinzaine des Réalisateurs en 2010 la sortie du film d’Oliver Laxe Vous êtes tous des capitaines (Todos vós sodes capitáns) sorte de biopic documentaire et véritable objet filmique non identifié pourront toujours se rabattre sur son second long métrage proposé à la Semaine de la critique en 2016 : Mimosas qui lui est sorti en août dans certaines salles françaises.

Oliver Laxe prend le temps de créer ; chaque plan, chaque scène, chaque fil de sa narration est visiblement soupesé. Cependant, malgré ses productions encore peu nombreuses, il n’est pas illusoire de penser que le cinéma d’Oliver Laxe fera indubitablement partie du répertoire cinématographique. Cela se sent dans ses films comme une évidence. Son questionnement, son esthétique, sa narration, ses plans contemplatifs, le choix de ses acteurs, tout contribue à le penser.

Mimosas est l’histoire d’une quête spirituelle, Mimosas est l’histoire d’une rédemption, Mimosas est un western. Mimosas se déroule dans le Haut Atlas marocain ou plutôt les histoires se déroulent dans le haut Atlas marocain car le film se compose de deux histoires parallèles mais qui utilisent un personnage central identique. La première historie suit une caravane qui accompagne un Cheikh mourant pour être enterré près des siens, la seconde suit une caravane plus moderne de taxis réunis pour une mission dont le sens échappe. Qu’importe, Oliver Laxe prend un malin plaisir à entremêler les deux histoires au point qu’elles n’en formeront plus qu’une.

Il serait vain de penser que la seule esthétique donne au film sa puissance. Certes les paysages sont splendides, les longs plans larges sur le haut Atlas marocain vous propulsent sans effort dans le pays et l’alternance des plans rapprochés sur les personnages que la caméra sonde régulièrement et les plans d’ensemble sur le milieu naturel apportent au film une mystique et une sérénité qui suspend temporairement temps et agitation du quotidien.

Mais Mimosas est surtout un syncrétisme cinématographique que le réalisateur assume pleinement et qu’il cite en entretien. Le personnage énigmatique de Shakib dont le spectateur se demande tout au long du film s’il est la mort, un ange, un démiurge ou un prophète rappelle le personnage d’Andreï Roublev d'Andreï Tarkovski. Celui de Nabil en revanche renvoie à celui du héros de Macadam à deux voies de Monte Hellman. L’acceptation de la destinée rédemptrice de la caravane évoque plutôt L'île nue de Kaneto Shindô et l’attaque dont la caravane fait l’objet semble un hommage à La patrouille perdue de John Ford. Petit à petit, le détachement des hommes pour les passions humaines prend le ton des Onze Fioretti de François d'Assise de Roberto Rossellini.

Oliver Laxe surprend, Olivier Laxe s’inscrit dans une tradition cinématographique, Oliver Laxe sonde les âmes, sans doute Oliver Laxe en agacera-t-il plus d’un mais en ces temps troublés, Mimosas d’Oliver Laxe possède en lui le don de nous pacifier en arrêtant le temps.

« Mimosas, la voie de l’Atlas » - Drame d’Oliver Laxe avec Ahmed Hammoud, Mohamed Shakib Ben Omar, Said Aagli - Espagne, Maroc, France, Qatar - Date de sortie : 24 août 2016 - 1h 33’

Mimosas d'Oliver Laxe - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comMimosas d'Oliver Laxe - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comMimosas d'Oliver Laxe - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Mimosas d'Oliver Laxe - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Amour, #Jalousie
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Léo (Damien Bonnard) est à la recherche du loup quelque part entre l’Aveyron et la Lozère mais Léo se retrouve régulièrement à Brest en milieu urbain avant de se retrouver dans un milieu aquatique (oserais-je dire aqueux ?) qui ressemble au marais poitevin. Léo est régulièrement en contact téléphonique avec quelqu’un qui lui demande un scénario quand il lui demande de l’argent. Léo se cherche physiquement, socialement, sexuellement, intellectuellement...

Léo rencontre Marie (India Hair) qui veut de lui et qui lui fait un enfant mais Léo rencontre également Yoan (Basile Meilleurat) qui ne veut pas de lui mais qui veut bien de Marcel (Christian Bouillette) et de Jean-Louis (Raphaël Thiery) dont Léo ne veut pas… enfin, ça dépend. Et Marie ne veut plus de lui mais de Yoan qui ne veut toujours pas de Léo mais de Jean-Pierre, le père de Marie. Léo rêve de ville pour travailler son scénario sur la campagne mais rêve de campagne lorsqu’il est en ville et en oublie son scénario.

Lorsque Léo est en perdition, il se retrouve chez Mirande, éco-psychanalyste du marais poitevin (Laure Calamy) et ses électrodes végétales : curieux. Il y est poursuivi par son producteur (Sébastien Novac) qui se trouve avoir le même aspect que le sans domicile fixe rencontré à Brest : étrange. Comment l’a-t-il retrouvé ? Mystère. Léo, personnage central, rencontre différentes personnes qui finissent toutes par se rencontrer, se connaître, échanger, faire l’amour, vivre ensemble. Vous avez dit coïncidences ?

Comme Providence d’Alain Resnais, le film semble décrire un processus de la création non pas littéraire mais cinématographique. Le héros semble mélanger fantasmes et réalité sans qu’il ne soit réellement possible au spectateur de démêler le vrai du faux. A mesure que le film avance, les options de la trame narrative se font jour à travers l’attraction sentimentale ou sexuelle des uns pour les autres ; le film explore, creuse, met de côté puis revient sur des sujets de société comme la gérontophilie, la fin de vie ou la polémique autour du loup.

A la manière d’un arbre de choix, le film nous donne à voir le champ des possibles, les différentes combinaisons, comme dans un fourmillement d’idées qui n’auraient pas encore pu décanter. Alain Guiraudie qui filme ses acteurs avec tout leur talent et toute leur maladresse rend ainsi vivant et perceptible les errances du processus de création. Il nous invente le film avant le film et enjoint à tout le monde …. de rester vertical face à l’adversité.

« Rester vertical » - Drame d’Alain Guiraudie avec Damien Bonnard, India Hair, Raphaël Thiéry - France - Date de sortie : 24 août 2016 - 1h 40’

Rester vertical - Film d'Alain Guiraudie - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comRester vertical - Film d'Alain Guiraudie - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comRester vertical - Film d'Alain Guiraudie - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Rester vertical - Film d'Alain Guiraudie - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Epoque contemporaine, #Europe
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Bonne nouvelle le cinéma allemand est de retour ! Et même s’il prend des allures de film fleuve (162 minutes), il tient en haleine de bout en bout. S’il a fait du bruit sur la Croisette à la fois parmi les festivaliers et la critique, le film est néanmoins reparti bredouille ce qui faisait planer sur sa sortie cette irrésistible envie d’aller voir « soi-même ».

De prime abord, le film apparaît comme manichéen. Manichéen dans ses personnages, il met aux prises une fille (Sandra Hüller) trop sérieuse et un père trop déluré. Manichéen dans ses âges, il oppose les jeunes qui font la mondialisation aux vieux qui croient encore qu’un autre monde est possible. Manichéen dans son fonctionnement, le film est coupé en deux : les tribulations de Winfried Conradi rendant visite à sa fille dans un premier temps (étonnant Peter Simonischek), Toni Erdmann faisant son grand show dans un second moment (survolté Peter Simonischek).

Mais le film que l’on croit manichéen ne résout rien : il pose le problème sans apporter de réponses faciles. Film d’apparence facile, il ose tout y compris la nudité, y compris la crudité. Lorsque le spectateur s’apprête à s’installer dans son fauteuil pour rire d’une excellente comédie, le film tourne au drame et réciproquement. Le ton est grave mais l’image confine au ridicule, le film est drôle mais aborde une vraie problématique existentielle.

Les raisons du succès de ce film tiennent dans la confrontation entre le fond (son questionnement précis sur les choix décomplexés de l’ultralibéralisme) et sur la forme choisie (la futilité et le grotesque de certaines scènes). Aller voir Toni Erdmann revient à regarder avec gravité notre monde tourner en se tordant de rire, à le contempler de manière subversive et jubilatoire. N’est-ce pas d’ailleurs les caractéristiques de l’école philosophique des cyniques ?

« Toni Erdmann » – Drame de Maren Ade avec Peter Simonischek, Sandra Hüller, Michael Wittenborn – Allemagne, Autriche - Date de sortie : 17 août 2016 - 2h 42’

Toni Erdmann - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comToni Erdmann - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comToni Erdmann - Cinéma Rialto - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Religion, #Epoque contemporaine, #Epoque moderne
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Il s’en est fallu d’un cheveu mais les vacances aidant, certains ont tendance à oublier les manifestations culturelles estivales. Pourtant la qualité proposée par le Festival international d’orgues de Monaco est réelle. Wayne Marshall, Yves Castagnet, Eric Lebrun, David Titterington, Michel Bouvard et Albrecht Koch se sont succédé aux grandes orgues de la cathédrale de Monaco réalisées par Jean-Loup Boisseau en 1976 et restaurées en 2011.

Pour la clôture du festival, Hans-Ola Ericsson propose Création musicale au féminin… seule présence féminine de ce festival dans la mesure où pas moins de sept hommes ont été temporairement titulaires des grandes orgues cet été. Comme son nom le suggère, l'interprète du jour, Hans-Ola Ericsson est suédois mais sa carrière l’a conduit à Montréal où il est titulaire des orgues de l’Université McGill.

L’orgue est sans doute le premier instrument qu’il m’ait été donné d’entendre dans la mesure où toutes les messes de mon enfance ont été accompagnées par les grandes orgues XVIIIème de l’église paroissiale de mon village. Dès les premières notes d’ailleurs, surgit de ma mémoire Mademoiselle Rudelli, titulaire des dites orgues et soliste dominicale de mon enfance.

Le programme proposé par Hans-Ola Ericsson propose une balade dans trois siècles de composition féminine d’Elisabeth Jacquet de la Guerre et sa Suite en la mineur de la fin du XVIIème au très contemporain Kanesang de Lise Dynnesen en passant par les deux célèbres femmes musiciennes du XIXème siècle : Clara Schumann (Praeludium und Fuge opus 16, n°2) et Fanny Hensel-Mendelssohn et son prélude.

Est-ce l’instrument en lui-même, la capacité à le maîtriser, sa taille par rapport au bâtiment ? Est-ce l’esprit de Mademoiselle Rudelli qui s’est soudain rappelé à mon souvenir ? Sont-ce les souvenirs qui se sont enjolivés avec le temps ? Toujours est-il que l’interprétation de la partie classique du programme s’est révélée assez décevante. Difficultés dans les nuances, gène dans la modulation, le domptage des grandes orgues apparaissait soudain plus ardu que prévu d’autant que le souvenir de la maîtrise tranquille des grandes orgues fussent-elles mal en point par Mademoiselle Rudelli se faisait plus présent à mesure de l’avancée du concert.

C’est dans le contemporain en revanche que Hans-Ola Ericsson a montré toute l’étendue de son talent et pas uniquement pour une question de référence. L’interprétation des œuvres contemporaines semblait lui seoir davantage et de découverte en découverte, Hans-Ola Ericsson nous faisait entendre La Vierge berce l’enfant de Claire Delbos, Veni Creator de Demessieux, Nun ruhen alle Wälder (toutes les forêts se reposent désormais si je ne m’abuse) de Johanna Senfter pour soulever l’engouement du public dans le Sanctus de Maija Einfelde.

Bref, pour avoir fait ressurgir Geneviève Rudelli du tréfonds de ma mémoire et pour l’interprétation des œuvres du XXème siècle, merci Monsieur Hans-Ola Ericsson.

Festival international d’orgues de Monaco - Hans-Ola Ericsson ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comFestival international d’orgues de Monaco - Hans-Ola Ericsson ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comFestival international d’orgues de Monaco - Hans-Ola Ericsson ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Festival international d’orgues de Monaco - Hans-Ola Ericsson ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Arts plastiques, #arts appliqués, #arts numériques, #architecture, #Patrimoine, #environnement
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Que fait donc un centre d’art dédié à l’art contemporain sur l’île de Vassivière en plein cœur du Limousin ? C’est la question que je me pose depuis la fin des années 90 lorsque j’ai commencé à recevoir régulièrement des plaquettes du centre d’art contemporain de l’île de Vassivière. Avant le bâtiment, il y eût un barrage puis un lac. Puis avec le lac, il y eût le tourisme social avec son camping, ses résidences familiales, ses loisirs nautiques puis il y eût des sculptures en plein air qui occupaient l’espace puis enfin, cette idée incongrue d’ouvrir un centre d’art pour les vacanciers. S’ils ne vont pas au centre d’art, que le centre d’art aille à eux.

Pour concevoir un centre d’art en pleine nature, Xavier Fabre et Dominique Marchès décident à l’époque de s’adjoindre les talents de l’architecte italien Aldo Rossi. Choix a priori paradoxal dans la mesure où la ville constitue le thème central de son œuvre comme le souligne la publication en 1966 de son traité théorique L'Architettura della città. Mais l’architecte, qui travaille sur les formes et les bâtiments traditionnels, est également auteur, artiste, professeur et théoricien. Il devenait donc un allié précieux.

Reprenant les idées de départ de Xavier Fabre et Dominique Marchès et en s’appuyant sur un de ses concepts Un bâtiment n’a jamais autant de sens que quand il change d’usage, l’équipe fait de l’architecture romaine, de l’architecture religieuse et du site ses points de référence et construit un bâtiment et son phare qui évoquent tour à tour, l’île et donc les littoraux sur lesquels nous sommes, l’aqueduc romain et les nombreux vestiges antiques de la région et plus sûrement les nombreuses églises romanes des environs avec sa salle d’exposition en nef d’église avec voûte en carène de bateau renversé.

Le Centre fête aujourd’hui son 25ème anniversaire, ses 50 sculptures de commande publique, ses 100 expositions, ses 1500 œuvres exposées et ses 300 artistes qui ont occupé certes temporairement l’espace. Pour célébrer le centre et Aldo Rossi aujourd’hui disparu, le centre a demandé à huit artistes de répondre dans un espace confiné au vocabulaire et à la pensée d’Aldo Rossi. Le titre même de l’exposition Oublier l’architecture est un clin d’œil au livre Autobiographie scientifique de 1981, dans lequel Aldo Rossi nous invite à relire son œuvre au travers du prisme de la mémoire.

Les huit artistes (Karina Bisch, Anne Bourse, Nicolas Chardon, Adelaïde Feriot, Étienne de France, Ernesto Sartori, Mathilde du Sordet, Sarah Tritz) sont issus de la scène contemporaine française, ils précédent tous de peu le centre d’art car nés de 1974 à 1985. Chacun travaille à sa manière en reprenant les fondamentaux de l’architecture : maquette, dessin, croquis et emplissent le bâtiment de leurs constructions, formes géométriques épurées, succession d’espaces intérieurs/extérieurs, mis en espace avec des éléments bruts ou des matériaux colorés (brique, granit, bois, zinc).

Huit constructions dialoguent avec le lieu comme celles d’Ernesto Sartori dont la maquette en bois composée d’objets du quotidien vous accueille dans la nef ou celles Nicolas Chardon dont les séries de remises en forme du carré changent selon le point de vue et la position que vous adoptez ou encore les sculptures d’Adélaïde Fériot, disséminées dans toutes les salles, qui semblent des gardiens de la mémoire traversant le bâtiment.

Alors à Vassivière, pensez à vos joutes nautiques et « oublier l’architecture ».

« Oublier l'architecture : 25 ans d'architecture à Vassivière » avec Karina Bisch, Anne Bourse, Nicolas Chardon, Xavier Fabre, Adelaïde Feriot, Étienne de France, Aldo Rossi, Ernesto Sartori, Mathilde du Sordet, Sarah Tritz – exposition du 26 juin AU 6 novembre 2016 - Commissaires : Marianne Lanavère avec la complicité de Guillaume Baudin et de Xavier Fabre

« Oublier l'architecture : 25 ans d'architecture à Vassivière » ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com« Oublier l'architecture : 25 ans d'architecture à Vassivière » ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com« Oublier l'architecture : 25 ans d'architecture à Vassivière » ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Arts plastiques, #Moyen âge, #Epoque contemporaine
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A l’heure où tous les centres d’art s’évertuent à ouvrir grand leurs portes pour renouveler les publics, l’exposition de Wesley Meuris exige du public qu’il montre patte blanche puisque présentée au milieu de la Salle des pas perdus du palais de justice de Poitiers. Contrôle d’identité, portique de détection des métaux, rarement l’art contemporain a été si peu convivial en dépit de la gentillesse des agents dudit palais.

A priori l’exposition Le Musée des futurs de Wesley Meuris aurait pu être proposée dans le cadre du projet Miroir dans la mesure où l’art contemporain dialogue avec un lieu patrimonial : la Grande Salle du Palais des Comtes de Poitiers aménagée par Aliénor d’Aquitaine au XIIème siècle. Ce fut ma première interrogation… et pas la dernière. Lorsque je visite une exposition d’art contemporain, je fais un tour d’exposition rapide pour réfléchir, analyser puis commencer à me perdre en conjectures avant d’aller plus loin. ET là, le vide, le néant, le trou noir… RIEN ! Je ne comprenais rien !

Pourtant tout faisait comme dans un centre d’art contemporain : le découpage de l’espace, les vitrines, les séparations, les œuvres au sol, la vidéo, les cartels, l’écriture, jusqu’au panneau indiquant « Ne pas toucher aux œuvres ». Devant le vide sidéral qui envahissait mon esprit, impossible de prendre du recul, d’aller voir de plus prêt, d’aller toucher ce qu’il était permis de toucher, de répondre à deux questions fondamentales et pourtant simples qui auraient dû me guider : pourquoi les vitrines sont-elles vides ? Pourquoi cette exposition, malgré son analogie avec les autres, ne faisait-elle pas partie du projet Miroir ?

Devant mon désarroi, une jeune fille vola fort opportunément à mon secours. En quelques expériences, elle m’offrit les clés : ouvrir les livres et se rendre compte qu’ils ne sont que pages blanches mais qu’il respecte jaquette, format et nombre de pages des livres réels, confronter les vitrines et la typologie expliquée au mur et se rendre compte que le discours ne s’appuie sur rien, observer les vidéos et se rendre compte qu’elles tourment en boucle et qu’elles sont vides de sens. Le Musée des futurs traite effectivement des futurs mais déconnecte le fond et le discours de la présentation. En gros, un discours structuré et pas d’œuvres ou des œuvres factices, bref une anti-exposition avec les vrais codes de l’art contemporain, s’inscrivant parfaitement dans le projet culturel du moment, le tout dans un anti-lieu : un lieu non immédiatement accessible au public.

Le Musée des futurs ne serait donc que le contre-pied des tendances actuelles de la présentation de l’art contemporain ? Que nenni, comme l’a fort bien fait remarquer un visiteur, le spectateur, construit avec son imaginaire son propre Musée des futurs. Preuve en est, ces statues du moyen-âge qui, en se reflétant sur les vitres du temple imaginaire construit par l’artiste au milieu de l’exposition, deviennent personnages holographiques s’inscrivant dans l’espace de l’exposition (cf. photos ci-dessous). Pas si imaginaire que cela le futur.

Comme souvent avec l’art de son temps, il faut observer, déambuler, questionner, changer de point de vue, éviter les réactions négatives trop rapides et surtout chercher le sens calmement même si la première impression vous désarçonne totalement. Simple non ?

Le Musée des futurs - Welsley Meuris ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comLe Musée des futurs - Welsley Meuris ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
Le Musée des futurs - Welsley Meuris ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comLe Musée des futurs - Welsley Meuris ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Le Musée des futurs - Welsley Meuris ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Publié le par Théodore Charles
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Autre exposition présentée dans le cadre du projet Le Miroir, 12 000 > 2016, Promenade contemporaine dans l’archéologie du musée se déroule au Musée Sainte-Croix de Poitiers. Comment initier à l’art contemporain lorsque, comme pour le musée Sainte-Croix, les collections sont orientées vers l’histoire de l’art de la préhistoire aux Beaux-arts en passant par les fonds romain et médiéval ?

Simplicime ! S’associer avec un FRAC (fond régional d’art contemporain) en l’occurrence le Frac des Pays de la Loire qui, comme tous les FRAC, achète depuis 1982 des œuvres contemporaines. La création artistique étant intemporelle ou liée à l’homme depuis les mains négatives, il ne semblait pas absurde de faire dialoguer des œuvres majeures d’il y a plusieurs décennies, siècles voire millénaires et l’art d’aujourd’hui.

Encore fallait-il le faire de manière un tant soit peu subtile ce que le commissariat d’exposition assuré par Laurence Gâteau que j’ai connue lors de son passage à la Villa Arson de Nice, a su rendre possible. Elle n’a décidément rien perdu de sa capacité à penser œuvres et collections sur un territoire. Comblant une lacune paléontologique, s’immisçant entre vestiges gallo-romains, répondant aux objets du Moyen-âge, entrant en écho avec les peintures des XVIIIème et XIXème siècles, les œuvres contemporaines de tout format questionnent l’histoire des arts, le travail des historiens de l’art ou des archéologues ou rendent simplement hommage aux artisans et artistes dont le nom ne nous est pas parvenu.

Pour mettre enfin le site et l’architecture du lieu en résonnance avec l’art d’aujourd’hui, le musée Sainte-Croix en collaboration avec le centre d’art Les abattoirs de Toulouse propose une exposition Raphaël Zarka Manuel de sculpture instrumentale. Construit en 1974 à la place de l'ancienne abbaye Sainte-Croix, sur un ancien site de fouilles, le musée se présente comme une vaste structure de béton et de verre, dans le style brutaliste des années 1970. Proposer les variations architecturales de Raphaël Zarka dont les formes changent quotidiennement permettait de rajouter une strate d’aujourd’hui à l’ensemble. En invitant les skateurs à tester les constructions, l’expérience permettait de surcroît de faire entrer dans le musée un public qui d’habitude était délogé des terrasses.

Loin de dérouter le visiteur, l’expérience intrigue. Loin de le perturber, elle l’incite à regarder de plus près non seulement les objets contemporains mais également les plus anciens. Bref, loin d’être un gadget, la proposition se révèle être un moyen de se concentrer davantage sur les œuvres, de s’interroger sur le sens, le signe, la trace, de se questionner sur la conservation et la finalité de l’art.

Musée Sainte-Croix - Poitiers - Frac pays de Loire - Raphaël Zarka ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comMusée Sainte-Croix - Poitiers - Frac pays de Loire - Raphaël Zarka ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comMusée Sainte-Croix - Poitiers - Frac pays de Loire - Raphaël Zarka ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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En 2016, la Ville de Poitiers initie le Miroir, projet culturel qui vise à faire dialoguer patrimoine et création contemporaine comme la ville romane de Poitiers dialogue quotidiennement avec le Futuroscope. Regroupant quatre expositions estivales, le Miroir propose dans la chapelle Saint-Louis du collège Henri IV de Poitiers Le petit théâtre de la démesure, les vitrines d’Antoine Platteau pour la maison Hermès. Les arts de la mode dans une chapelle médiévale qui a vu défiler les gentes dames de l’époque… tout un écrin.

De Paris ou plus précisément du faubourg Saint-Honoré, les vitrines de la Maison Hermès dont Antoine Plateau signait la scénographie ont migré à la chapelle Saint-Louis du collège Henri IV de Poitiers. Il fallait donc recréer un univers particulier et c’est sous la forme des grandes armoires de notre enfance et mieux encore des grandes armoires transparentes de notre imaginaire d’enfant que les collections sont présentées.

D’une ouverture forcément lumineuse sur la rue, l’extérieur, le public passant, les collections passent à un espace confiné, intérieur, soumis à l’œil d’un public captif. Changeant de cadre, les colletions changent de statut : d’objet de consommation certes de luxe, il devient objet d’observation ; d’objet éphémère à la durée de vie forcément limitée, il devient objet de référence ; de produit Hermès, il devient œuvre d’art.

Les sept vitrines disséminées dans la chapelle sont une invitation au voyage dans le monde des arts de la mode : les métamorphoses de la matière, Déjà l’automne, Spring is just around the corner, Fêtes votives, pavois aux vents, Patience et longueur du temps, On air, et, enfin Les étoiles tournent trop vite invitent le visiteur à découvrir les vitrines confectionnées par Antoine Platteau dans les années 2014 et 2015.

Précipitez vous… c’est chic et pas cher !

Le petit théâtre de la démesure, les vitrines d’Antoine Platteau pour la maison Hermès ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comLe petit théâtre de la démesure, les vitrines d’Antoine Platteau pour la maison Hermès ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comLe petit théâtre de la démesure, les vitrines d’Antoine Platteau pour la maison Hermès ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Arts plastiques, #Photographie
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Pour donner vie à la ville, le Centre contemporain d’art photographique de Niort en collaboration avec la ville présente depuis trois ans l’univers artistique d’un photographe dont les œuvres sont disséminées au centre d’art de la Villa Pérochon, au Pilori, ancien hôtel de ville d'architecture Renaissance et en extérieur sur la place de la Brèche quasiment à mi-chemin des deux autres lieux. La Bréche étant un vaste quadrilatère que les Niortais arpentent, utilisent comme lieu de rencontre, de repos, de jeu, il fonctionne donc comme une invitation à se rendre dans les deux autres espaces.

L’artiste à l’honneur cette année est Claude Pauquet qui présente son parcours à travers six séries : Family, Lussac au Pilori; quelques clichés de Private/18-35 dans la galerie mobile à La Brèche, d’autres clichés de Private/18-35 à la Villa Pérochon accompagnés de Portraits de jeunes brahmanes et Crossing Madrid dans les jardins en arrivant et de 35 ans d’ancienneté et Fake au rez-de-chaussée de la Villa.

De son premier travail de reporter à l’agence Viva et de son travail de reportage sur l’instant et de photographe de rue, Claude Pauquet n’a rien perdu de sa capacité intrusive. Que ce soit dans la rue, dans les lieux de travail ou dans les lieux d’habitation, Claude Pauquet s’introduit dans l’espace, observe, rencontre et capte les moments soit sous forme de portrait comme pour Portraits de jeunes brahmanes soit sous forme de scènes de rue comme pour Crossing Madrid. Certaines fois, Claude Pauquet questionne le travail ou les rapports au travail soit sous forme de portrait comme pour 35 ans d’ancienneté (immersion pour Libération parmi un groupe d’ouvriers licenciés) soit sous forme d’espaces plus larges scénarisés dans les grands salons commerciaux parisiens comme dans la série Fake.

Si apparemment, chacune de ces séries se déroule dans la sphère publique, c’est bien la frontière entre les sphères publiques et privées que Claude Pauquet questionne. Les activités des personnes prises dans les différentes séries relèvent-elles de la sphère publique ou privée ? Questionner l’ancienneté dans une entreprise appartient-il à la sphère publique ? Dans les deux dernières séries Family, Lussac et Private/18-35, Claude Pauquet s’invite chez les gens : les familles de Lussac pour la première, des jeunes de 18 à 35 ans pour les seconds. Ces scènes d’intérieur et ces portraits sont clairement pris dans la sphère privée, dans les lieux de l’intimité.

Ici le doute ne semble plus possible et pourtant… loin de se faire oublier et de prendre des milliers de clichés, tout dans le travail de Claude Pauquet indique clairement sa présence : les poses sont travaillées, les portraits aussi, l’utilisation d’objets, d’éléments de décor font que même dans une sphère privée, les individus se comportent comme dans une sphère publique avec non pas un masque mais une posture : ces deux séries sont à l’inverse des premières elles questionnent la sphère publique dans des espaces plus intimes et nous laissent avec nos interrogations : où donc est la limite ?

Claude Pauquet - Centre d’Art photographique - Niort ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comClaude Pauquet - Centre d’Art photographique - Niort ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comClaude Pauquet - Centre d’Art photographique - Niort ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Patrimoine, #architecture, #Moyen âge, #Religion, #Epoque contemporaine, #Arts plastiques, #arts appliqués
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Fief électoral jusqu’en 2007 de Ségolène Royal, la ville de Melle se caractérise par surtout par ses trois églises romanes construites entre la fin du XIème siècle et le XIIème siècle. Les trois églises ont été successivement classées au titre des monuments historiques de 1862 à 1914 et l’église Saint-Hilaire, la seule église encore consacrée, est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1998, en tant qu'étape des chemins de Compostelle en France.

L’église Saint-Savinien est la plus ancienne et c’est la seule des trois construite dans l’enceinte médiévale. Sa nef unique est couverte d'une charpente en forme de coque de bateau renversé. Le tympan du portail montre un bestiaire. Les desseins du Très Haut étant insondables, elle fut d’abord transformée en prison au XIXème siècle comme en attestent les graffiti sur la porte et abrite désormais un festival de musique et des expositions. La sobriété du bâtiment passe également par les vitraux contemporains commandés à l’artiste Rémy Hysbergue. Ils questionnent le visible et l’invisible par leur sobriété souhaitée par l’artiste et c’est de l’extérieur qu’ils prennent tout leur sens car contrairement aux vitraux traditionnels ils sont visibles de l’intérieur comme de l’extérieur.

L’église Saint-Pierre est la seule des trois églises à n’avoir pas été travaillée par un artiste d’aujourd’hui et cela provoque un sentiment de vide. Elle semble figée dans le temps même si les transformations ont été nombreuses en cours de siècles. Construite hors les murs (de l’époque), elle se compose d’une large nef menant à un transept à bras plats sur lequel s'ouvrent deux absidioles. Une tour-lanterne rajoutée au XVème à la croisée du transept éclaire l’édifice. L’Histoire ne dit pas si les contemporains ont crié « sus à la modernité » à l’époque.

L’église Saint-Hilaire est la plus prisée et la plus tardive des trois. Elle a été construite en deux étapes : fin XIème pour le chœur et le transept et milieu XIIème pour le reste. Elle offre sur sa façade et sur ses portails différentes sculptures dont un cavalier dont les morceaux ont été retrouvés à mesure des avancées archéologiques mais dont on ignore s’il s’agit de l'empereur Constantin Ier combattant le paganisme ou tout bonnement du seigneur de Melle protégeant les populations locales et les pèlerins. Ce ne sont pas sur les vitraux que l’artiste a déposé ici sa patte contemporaine mais sur le cœur de la liturgie : le chœur. En 2011 l'artiste rochefortais Mathieu Lehanneur rend le chœur immaculé avec une multitude de strates de marbre blanc de Namibie. Cette élévation intègre les fonds baptismaux et l'ensemble du mobilier liturgique : podium, autel, ambon, siège du célébrant faisant de l’église Saint-Hilaire un édifice en perpétuel renouveau comme le sont les chemins de Saint-Jacques de Compostelle dans le parcours desquels l’église s’inscrit.

Melle : triade romane ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comMelle : triade romane ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comMelle : triade romane ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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