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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Opéra, #Théâtre, #Amour, #Europe, #Jalousie
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Comme tous les ans, l’association Opus donne à Gattières en plein air sa production lyrique. L’exercice est toujours délicat car il faut prendre en compte une série de paramètres guère compatibles. En règle générale, le plein air draine un public qui n’est pas forcément un public féru d’opéra, un public familial allant de trois ans à quatre-vingt dix-neuf ans. Il faut donc se tourner souvent vers des ouvrages connus trop souvent donnés mais dont les contraintes artistiques sont énormes. Se rajoute à cette difficulté, une deuxième qui tient à l’objet social de l’association elle-même et qui vise à faire participer chœur et musiciens locaux, grands amateurs. Le tout se déroule, évidemment dans un budget contraint… doux euphémisme.

Cette année, le metteur en scène Frédéric Rey, le chef d’orchestre Bruno Membrey, la soprano Amélie Robins, le ténor Frédéric Diquero et le baryton Mikhaël Guedj sont les cinq professionnels qui ont accepté de relever le défi.

L’œuvre ou plutôt les deux œuvres de Gaetano Donizetti proposées cette année sont Betly, opéra pastoral, écrit en 1836 en italien d'après un Singspiel de Johann Wolfgang von Goethe et Rita ou le mari battu, opéra en un acte écrit en 1841 sur un livret français. Ils sont donnés à Gattières tous les deux en version française pour éviter une contrainte supplémentaire. Traitant de l’éternel sujet des amours contrariées, les deux pièces ressemblent à des pilotes de L'elisir d’amore ou de Don Pasquale pourtant postérieurs.

Le metteur en scène Frédéric Rey, directeur du théâtre de La Semeuse à Nice, a choisi de traiter ces deux œuvres du XIXème siècle en commedia dell’arte. Pour lui, non seulement les thèmes et la structure dramaturgique des œuvres s’y prêtent mais le cadre également rappelle la commedia dell’arte, jouée entre les XVIème et XIXème siècles sur les places publiques avec un rideau pour seul décor. Le parti pris est osé, il est discutable comme tous les partis pris de mise en scène mais il existe ce qui n’est pas toujours le cas dans ces expériences de plein air. Ce n’est pas la seule qualité de Frédéric Rey. Il a réussi également à mettre en espace un plateau aux origines diverses et à utiliser le chœur pour donner un cadre à ses scènes de vie à trois personnages.

A la direction d’orchestre, Bruno Membrey fait également merveille avec son orchestre réduit de seize musiciens. Il est facile d’imaginer le travail de rigueur et de précision pour faire jouer ensemble de jeunes musiciens peu habitués à travailler les uns avec les autres sur des partitions dont ils ignoraient tout il y a encore quelques mois. L’orchestre sonne, rend musicalement les facéties de Donizetti, il contribue à la réussite de l’ensemble.

Amélie Robins est la soprano colorature qu’il fallait dans ces deux rôles : elle est en voix et à l’aise sur un plateau. Tout en elle respire la rigueur et la précision : elle est Betly, elle est Rita, elle est tout simplement donizettienne. Le ténor Frédéric Diquero, qui lui donne la réplique, est en très grand forme. Après son rôle de pasteur dans Peter Grimes à l’opéra de Nice cette année, il entre dans la peau de deux benêts qu’il joue à la perfection. Pour qui le connaît, c’est évidemment un rôle de composition ! Le baryton Mikhaël Guedj, ancien pensionnaire de CNIPAL, est également vocalement en forme. Il est scéniquement le plus faible des trois, moins à l’aise dans ses déplacements, très mal à l’aise dans ses dialogues parlés que cet espèce d’accent de mauvais aloi dans Rita ou le mari battu n’arrange pas. Il est en revanche impérial dès qu’il chante, diction parfaite et voix claire.

Œuvres adaptées pour l’espace, professionnels investis, chœur dirigé scéniquement et musicalement à quatre mains de maîtres, parti pris de mise en scène intéressant et musiciens prometteurs, le cru de cet opus est de loin le meilleur depuis longtemps.

Opus - Gattières Betly et Rita ou le mari battu de Gaetano Donizetti - Bruno Membrey, Amélie Robins, Frédéric Diquero et Mikhaël Guedj ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comOpus - Gattières Betly et Rita ou le mari battu de Gaetano Donizetti - Bruno Membrey, Amélie Robins, Frédéric Diquero et Mikhaël Guedj ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comOpus - Gattières Betly et Rita ou le mari battu de Gaetano Donizetti - Bruno Membrey, Amélie Robins, Frédéric Diquero et Mikhaël Guedj ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Europe, #Epoque contemporaine, #Antiquité, #Religion
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« Il y eut un soir, il y eut un matin : premier jour » de festival. Pour ouvrir les 15ème Musicales du Trophée, l’association Ars Viva a opté pour l’ante-chronologie en commençant par un requiem. Et pas n’importe quel requiem, un de ceux que l’on n’entend jamais en raison de l’effectif qu’il suppose : ein deutsches Requiem de Johannes Brahms ou pour lui conserver toute sa titulature « Un Requiem allemand, sur des textes de l'Écriture sainte, pour solistes, chœur et orchestre (avec orgue ad libitum) ».

Cette œuvre sacrée mais non liturgique se compose de sept mouvement rappelant ainsi la création du monde dans la Genèse : elle s’ouvre avec le parole de Matthieu (V, 4) « Bienheureux ceux qui souffrent car ils seront consolés » et se clôt par un verset de l’Apocalypse (XIV, 13) « Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! » non sans avoir rappelé au troisième mouvement notre condition d’éphémère créature « Seigneur, fais-moi savoir que mon existence doit avoir une fin » (Psaume XXXIX, 5) et l’inanité de nos possessions au cinquième « Car ici-bas nous n'avons pas de cité permanente » (Hébreux XIII, 14).

Est-ce notre époque de vaine abondance, d’inutiles accumulations, de stériles propositions commerciales qui nous pousse à vibrer pour ce requiem ? Il nous donne un avant goût du plus exceptionnel des voyages qu’aucune agence n’est en passe de nous vendre : le dernier ! Le Requiem de Brahms est bien le pendant musical de cet extrait des Essais de Montaigne qui s’intitule « Que philosopher c’est apprendre à mourir » (Essais I, 19).

Proposé par Michel Mugot dans le cadre de ce festival, Ein deutsches Requiem est proposé ce soir dans un format de poche qui ne signifie nullement au rabais bien au contraire. Orchestré pour qu’il puisse s’adapter aux musiciens de l’orchestre de Poche et au Chœur de Chambre "1732", il résonne à la perfection dans l’église Saint Michel de la Turbie.

Outre Michel Mugot qui assure le conseil artistique de l’association et du festival et coordonne l’orchestre de poche dans lequel on retrouve des musiciens de l’orchestre philharmonique de Monte-Carlo et de l’Académie Rainier III, l’autre homme de la soirée est sans conteste Bruno Habert. Outre la direction musicale du chœur semi-professionnel « 1732 », Bruno Habert est également l’auteur de la réorchestration de la partition pour cet effectif et dirige avec dextérité l’ensemble du plateau artistique. Retrouver Bruno Habert après plusieurs années dans une création artistique d’une telle ampleur est évidemment un bonheur absolu.

Direction d’orchestre assurée, musiciens de grande qualité, chœur et solistes très impliqués, le plateau artistique présente une unité, un équilibre et une qualité musicale d’exception.

Pour parachever la réussite de cette soirée à laquelle il ne manquait déjà pas grand-chose, la contribution de la musicologue Annick Fiaschi-Dubois n’y a pas été étrangère. Son discours introductif, « sobre, solennel sans être pesant » aurait dit Jacqueline Maillant, est un modèle de présentation telles qu’elle devrait toujours être : une mise en contexte structurante sans anecdotes douteuses.

Le plateau artistique « acheva au septième jour l’œuvre qu’il avait faite, il arrêta au septième toute l’œuvre qu’il faisait » (Genèse II, 2) laissant le public savourer la vie dans les grands plaisirs qu’elle procure encore.

Eglise Saint-Michel - La Turbie : Johannes Brahms : ein deutsches Requiem ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comEglise Saint-Michel - La Turbie : Johannes Brahms : ein deutsches Requiem ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Patrimoine, #Cinéma
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Valoriser les archives en image et présenter une tranche d’histoire de la Principauté, telle est la proposition de Vincent Vatrican, directeur des archives audiovisuelles de Monaco et de Thomas Fouilleron, directeur des archives et de la bibliothèque du Palais princier depuis l’an dernier. Après Albert 1er en films, la présentation de Rainier III en films rend hommage au Prince dix ans après sa disparition.

Les deux paris tenus par les deux institutions monégasques se révèlent pourtant être rigoureusement inverses et répondent, ironie de l’histoire, à la problématique gaullienne du vide et du trop plein. Si le montage pour le portrait d’Albert 1er a consisté à mettre de la cohérence et de la continuité dans le quasi-vide filmique, celui de Rainier III a en revanche nécessité un tri et un choix devant le trop plein d’images. Pire, il a fallu choisir entre plusieurs types de documents introduisant la problématique du statut de l’image qui ne se posait pas dans les mêmes termes à la préhistoire de l’image animée.

Choisir des images, choisir des périodes, choisir telle ou telle source répond à une problématique initiale à laquelle le montage doit répondre. Et pour éviter la sempiternelle ronde des images officielles cent fois vues, Vincent Vatrican et Thomas Fouilleron ont choisi de recourir à des images d’archives au statut résolument différent correspondant à l’histoire du cinéma et de l’audiovisuel du XXème siècle. Non seulement, elles présentent un événement, une situation mais elles témoignent également de l’évolution de la société : les images les plus anciennement patrimoniales font figure d’essai et s’intéressant à la villégiature de la Belle-époque, les images de la télévision naissante, notamment Télé Monte-Carlo, cherchent à contrôler l’information, les images cinématographiques témoignent d’un art qui se diversifie entre la fiction et le documentaire et les images d’amateurs symbolisent l’irruption de la société de production et de consommation de masse.

En plus d’une heure et demie, les images retracent le parcours du « Prince bâtisseur » entrecoupées par les commentaires de Vincent Vatrican et de Thomas Fouilleron qui réussissent à doser leurs interventions respectives pour ne pas être redondants avec les images qui défilent, fournissant des explications courtes et précises pour ne pas détourner l’attention. La parole circule facilement de l’un à l’autre signe d’une grande complicité ou de longues répétitions ou d’un entrainement complice efficace.

Il fallait bien entendu pour satisfaire les attentes d’un public aussi varié doser les images, passer des images glamour aux images plus politiques, mêler le Monaco ancien, fantasmé par les nostalgiques au Monaco nouveau, objet de tous les fantasmes médiatiques. Le public s’en sera repu : images du Prince Rainier enfant, images inédites provenant des collections du Palais princier, images familiales, images de fictions jamais distribuées, images de la princesse Grace ; en près de deux heures, chacun dans le public aura communié avec son histoire plus ou moins récente, plus ou moins lointaine.

Loin des images convenus, des postures attendues, des anecdotes cent fois remontrées, l’œuvre artistique et patrimoniale (parler de simple montage est totalement inapproprié) créée par les archives audiovisuelles de Monaco et par les archives du Palais princier touche au cœur et remet en perspective ce long règne que chacun croyait connaître.

[Cinéma – Audiovisuel - Patrimoine - Archives audiovisuelles et Archives du Palais Princier -  Salle Variété - Monaco] Rainier III en films  questionne le statut de l’image

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Nature, #Amour, #environnement, #utopie
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Deux ans après Adieu Berthe, l'enterrement de Mémé, fantaisie funéraire hilarante, Bruno Podalydès revient sur les écrans avec Comme un avion. Pour sa nouvelle comédie, le réalisateur a convoqué, comme souvent, un plateau d’exception : Sandrine Kiberlain en épouse, Agnès Jaoui en amante, Vimala Pons en objet de désir, Michel Vuillermoz et Jean-Noël Brouté en joyeux déjantés. Même Pierre Arditi, dans son propre rôle, est de la partie. La principale nouveauté dans le casting est l’interversion des deux frères : Denis Podalydès en simple patron laisse le rôle principal à Bruno Podalydès qui se retrouve à la fois devant et derrière la caméra.

Comme un avion traite de la crise de la cinquantaine sous un mode jubilatoire autour du personnage de Michel qui, passionné par l'aéropostale et l’aviation sans avoir jamais piloté, se retrouve à errer les rivières de France… en kayak. Le ton est donc donné, le film se revendique clairement comédie et trace dans le sillage de la farce bucolique et champêtre.

Le spectateur qui découvre un film quel qu’il soit est confronté à un vrai choix : il peut lire synopsis et critiques avant la projection au risque de perdre en découverte comme il peut aller à l’aventure et confronter ses impressions après avoir vu le film. Il peut alors dans ce deuxième cas de figure baigner dans le bonheur avec une critique unanime, se retrouver au milieu du gué ou nager à contre courant, pour rester dans le ton fluvial du film. Autre élément important, comme une œuvre émet et qu’un spectateur reçoit, le niveau de perception est forcément aléatoire en fonction de la journée, l’état d’esprit, l’heure, le confort, etc.

Comme un avion réalise une quasi-unanimité parmi la critique professionnelle : « fable bienveillante et malicieuse » pour les Cahiers du cinéma, « Renoirien tendance Prévert : pour le côté communautaire, blagues à l’emporte-pièce, humour potache » pour Les Inrockuptibles, « comédie mille fois hilarante » pour Positif. Dans mon humble perception, le film s’était surtout enfermé dans son propre piège au point de tourner en rond comme son héros. L’ensemble était certes agréable à regarder sans pour autant emporter entièrement l’adhésion.

Tout l’intérêt de l’œuvre est là : elle questionne sans chercher à apporter de réponse toute faite et elle force à la réflexion, elle heurte, elle ennuie, elle divise et elle incite au débat argumenté, elle marque, elle séduit, elle transporte et il faut en rechercher les causes.

Il faut donc voir Comme un avion pour savoir si, comme Vincent Ostria dans l’Humanité, vous pensez qu’avec Bruno Podalydès « On tient peut-être notre meilleur auteur de comédie, tout simplement ».

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Opéra
Nice Matin - droits réservés
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Pour les mélomanes, Summer dream, outre son côté caritatif forcément louable, était l’occasion d’entendre le baryton russe Dmitri Hvorostovsky. Las ! Après l’annulation de l’opéra Iolanta de Piotr Ilitch Tchaïkovski en version de concert le 21 juin dernier en raison des problèmes de santé de la soprano Anna Iourevna Netrebko, Dmitri Hvorostovsky ne pourra pas non plus assurer sa venue, pour des raisons de santé également . L'ensemble du milieu musical lui envoie tous ses vœux de prompt rétablissement en espérant que cela ne soit que partie remise.

Déjà assommés par la nouvelle de la maladie de Dmitri Hvorostovsky, Monaco Matin du groupe Nice Matin vient de révéler aux mélomanes dans son édition du 2 juillet 2015 que celui qu’ils ont cru entendre comme baryton pendant des années était en fait un ténor (« ce ténor d’opéra reconnu pour être le plus grand chanteur de sa génération », « l’absence du ténor Dmitri Hvorostovsky » précise la photo). Évidemment, le mélomane de base qui a entendu Dmitri Hvorostovsky en scène aurait du avoir la puce à l’oreille : tenir des rôles comme le Comte Alamaviva dans Le Nozze di Figaro de Wolfgang Amadeus Mozart, Simon Boccanegra, le comte de Luna dans Il trovatore, Renato dans Un Ballo in maschera, Rodrigo marquis de Posa dans Don Carlos, Giorgio Germont (le père ! Surtout pas le fils !) dans La Traviata de Giuseppe Verdi ou encore Eugène Onéguine ou le Prince Yeletski dans La Dame de pique de Piotr Ilitch Tchaïkovski, seul un ténor pouvait relever ce défi !

Mais les mélomanes toujours sous le choc devaient boire le calice jusqu'à la lie. Ils ne s’attendaient sans doute pas à la nouvelle suivante, un véritable scoop : « Olga Peretyatko (…) viendra directement du Milan (sic) où elle interprète le rôle titre d’Otello à la Scala de Milan » poursuit l’article. Et là c’est tout un monde qui s’écroule ou plutôt un des deux mondes car, il faut se rendre à l’évidence, l’un des deux a changé de sexe mais lequel … Otello ou Olga Peretyatko ? Curieux que l’article n’ait pas dit qu’Othello (ou Otello pour l’opéra) était une œuvre de… Marivaux ! Cela aurait résolu l’équation. D’ailleurs, de quel Otello s’agit-il … celui de Giuseppe Verdi ou celui de Gioacchino Rossini ? L’article ne le précise pas… heureusement !

Pour les mélomanes qui, il y a quelques jours, avaient déjà appris par la même source, que Maria Callas avait donné des concerts après 1965 sans qu’ils en aient été informés, le chamboulement était total ! Apprendre qu’à la suite des concerts imaginaires de Maria Callas, un ténor russe à la voie de contrebasse était remplacé par une soprano sans doute transgenre pour jouer le rôle titre d’un célèbre opéra travesti d’on-ne-sait-qui, le comble était atteint.

Alors qu’un petit clic… même sur Wikipédia… eut évité un grand choc… aux gens cultivés ou avides de culture.

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