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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Europe, #Epoque contemporaine, #Politique
[Cinéma – Le Rialto – Nice – Viva La Libertà  de Roberto Andò] Habemus … la Libertà !

Signe des temps en Italie, après le Pape qui se carapate, le Chef de l'opposition se débine. Prévoyant le poids de sa charge, le cardinal Melville (Michel Piccoli) dans Habemus Papam de Nanni Moretti ne parait pas au balcon et s'enfuit pour faire un tour dans la ville, dans la vraie vie. Donné perdant par les sondages, Enrico Oliveri (Toni Servillo) dans Viva La Libertà de Roberto Andò disparaît de la scène publique pour aller se réfugier en France auprès de son premier amour.

Dans les deux cas, fidèles et sympathisants attendent impatiemment l’élu, la presse harcèle le staff et les cadres cherchent désespérément LA solution. Dans les deux cas, le film joue sur deux espaces : la ville de Rome où déambule l'ex futur pape et le Saint Siège où ses coreligionnaires l’attendent pour le film de Nanni Moretti, l’arène politique de Rome où sévit un remplaçant tombé du ciel et la France où le futur ex-légitime a trouvé refuge pour le film de Roberto Andò.

Car suprême recours de la comédie, Enrico Oliveri (Toni Servillo) a un avantage que ne possède pas le cardinal Melville (Michel Piccoli) : il a un frère jumeau Giovanni Ernani (Toni Servillo… évidemment), philosophe de génie, heureusement atteint de dépression bipolaire pour corser le ressort comique. Symptôme de sa dépression bipolaire, Giovanni Ernani entonnera de manière récurrente les premières mesures de la Force du destin de Giuseppe Verdi (Pour les cinéphiles non lyriquement initiés, c’est le thème de Jean de Florette de Claude Berri).

C’est l’analyse de la politique qui fait la grande différence entre les deux films : si Nanni Moretti dépeint à petites touches les coulisses de l’élection d’un pape (lutte de factions entre les différents partis cardinalices, regroupement géopolitique des cardinaux, alliances pour dégager un consensus etc.), Roberto Andò ne donne à voir de la politique que la franchise et la bonne volonté comme ressorts du processus démocratique … c’est un peu court.

Le rythme du film est une deuxième différence de taille. Nanni Moretti passe allégrement de la Chapelle Sixtine et des appartements du Vatican aux bars et aux théâtres de Rome. Roberto Andò peine davantage à jouer sur le rythme lent imprimé par Enrico Oliveri dans les scènes nostalgiques parisiennes et sur la révolution menée à Rome par Giovanni Ernani provoquant d’ailleurs l’essoufflement de son secrétaire particulier (Valerio Mastandrea).

Malgré tout, le film est jubilatoire et Toni Servillo, même laissé en roue libre, se livre à un fabuleux numéro.

Viva La Libertà – Film de Roberto Andò – Comédie – Italie – 1 h 34

[Cinéma – Le Rialto – Nice – Viva La Libertà  de Roberto Andò] Habemus … la Libertà ! [Cinéma – Le Rialto – Nice – Viva La Libertà  de Roberto Andò] Habemus … la Libertà !
[Cinéma – Le Rialto – Nice – Viva La Libertà  de Roberto Andò] Habemus … la Libertà ! [Cinéma – Le Rialto – Nice – Viva La Libertà  de Roberto Andò] Habemus … la Libertà !

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Opéra, #Musique, #Amour
[Musique – Opéra de Monte-Carlo – Monaco] Tout mon amour dans cet élixir

« Il semblait inutile de rester à attendre près de la petite porte ; c'est pourquoi Alice revint vers la table, en espérant presque y trouver une autre clé, ou, du moins, un livre contenant une recette pour faire rentrer les gens en eux-mêmes, comme des longues-vues. Cette fois, elle y vit un petit flacon ("il n'y était sûrement pas tout à l'heure", dit-elle,) portant autour du goulot une étiquette de papier sur laquelle étaient imprimés en grosses lettres ces deux mots : "BOIS-MOI."

Dès mon entrée dans la salle, en observant la scénographie à vue de Christian Taraborrelli pour L’Elisir d’amore de Gaetano Donizetti mis en scène Adriano Sinivia, ma première pensée est allée non seulement à Lewis Carol mais aussi à L'Homme qui rétrécit de Jack Arnold : épis de blé s’élançant dans les cintres, roue de tracteur démentielle, tout concourt à nous penser lilliputiens. Ma deuxième pensée a été de me demander si ce parti pris allait tenir ou s’il n’était que gadget : partition de Wagner … version puzzle, arrivée roulante de soldat dans une boîte de conserve, lapins géants, poules gigantesques et autres animaux de cette ferme monstrueuse se poursuivant en ombre en fond de scène, le metteur en scène suit son idée et ne la lâche pas.

Le parti pris qui flirte avec le cinéma d’animation convient à une œuvre qui, admettons le, n’a pas grand-chose de réaliste et qui convoque allègrement des caractères aussi bien trempés que l’amoureux transi, le bellâtre attractif, la dulcinée inconstante, le charlatan sans vergogne. L’équipe artistique traduit ce « melodramma giocoso » en souvenirs d’enfances et s’en amuse réellement. Adina, reconstitue un méga-partition tombée du ciel, Belcore sculpte son extravagante chevelure, Dulcamara, sur ses drôles de machines, campe un médecin charlatan tout droit sorti d’une bande dessinée de Lucky Luke. Les chœurs-soldats sortant de leur "char d'assaut - boîte de conserve" titubent et s'en mêlent à leur tour.

Toute cette dynamique est-elle partie de la fosse d’orchestre ou l’a-t-elle gagnée ? Assurément, Nathalie Stutzmann a, elle aussi, pris le parti de la couleur et de l’amusement. Elle invite les musiciens de l'orchestre philharmonique de Monte-Carlo à entrer dans cette danse jubilatoire et les musiciens le lui rendent bien ; ils sont heureux de jouer (dans tous les sens du terme) ensemble … quel plaisir de voir, contrairement à d’autres moments de la saison, un orchestre enjoué mené de main de maître. Car, ne nous y trompons pas, pour sa première direction d’opéra, Nathalie Stutzmann confirme tous les talents qu’on lui connaissait déjà notamment dans la direction d’Orfeo 55.

J’avais déjà marqué mon enthousiasme pour les deux concerts d’Orfeo 55 à Monaco les années passées (voir article « Marivaudages à tous les étages » de février 2013), j’ai littéralement fondu au concert de Nathalie Stutzmann et Inger Södergren en octobre 2013 au 30ème Festival des Heures Musicales de Biot, je découvre avec le même plaisir ce soir Nathalie Stutzmann, chef d’orchestre … aurais-je goûté de cet élixir ? Serais-je un inconditionnel ? Assurément !

[Musique – Opéra de Monte-Carlo – Monaco] Tout mon amour dans cet élixir [Musique – Opéra de Monte-Carlo – Monaco] Tout mon amour dans cet élixir [Musique – Opéra de Monte-Carlo – Monaco] Tout mon amour dans cet élixir

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Théâtre, #Amour
[Théâtre – Théâtre Princesse Grace – Monaco] Embrassez qui vous voudrez …

Pierre Pradinas dans une interview à propos de son spectacle Embrassons-nous Folleville déclarait, « Pour qu’une comédie nous fasse rire, il faut qu’elle fasse référence à quelque chose qui nous concerne ». Je ne suis pas très concerné par le mariage en général et le mariage arrangé en particulier mais je doute que cela suffise à expliquer mon ennui. Quant au spectateur qui s’enflamme en affirmant dans sa critique que « Cette pièce vigoureuse est remarquablement mise en scène, les sautes d'humeur explosives des personnages surprennent le spectateur qui ne risque à aucun moment de s'endormir. », je suis au regret de lui annoncer que … je suis même allé jusqu’à piquer du nez.

Visiblement, je suis déçu de cette création pour ma première apparition au Théâtre Princesse Grace de Monaco alors je me suis longuement interrogé pour comprendre pourquoi la mise en scène de cette pièce de Labiche m’avait laissé plutôt de marbre.

Comme je ne suis pas très porté sur les quiproquos et les portes qui claquent, il faut que la mécanique soit particulièrement bien huilée, bien rythmée, bien dosée pour que je m’y intéresse. L’opéra Le Chapeau de Paille de Florence de Nino Rota d'après la comédie presqu’éponyme d'Eugène Labiche que j’ai vue au Teatro Carlo Felice de Genova en novembre 2007 en est le meilleur exemple. Le metteur en scène Damiano Michieletto avait transformé le chœur en farandole nuptiale et l’ingénieux dispositif scénique de Paolo Fantin avec sa maison-maquette en kit sur plateau tournant et murs amovibles nous livrait une version originale des portes qui claquent.

Pierre Pradinas nous offre son univers, ses lumières, ses costumes criards, ses perruques démentielles, ses maquillages outrés, sa troupe en grande forme. Le parti pris est d’abord burlesque et Romane Bohringer reprend la balle au bond et se lance dans un hilarant comique de répétition. Les vases se cassent, les lentilles volent entre Chatenay et Manicamp puis, soudain, Pierre Pradinas, oubliant la mécanique dynamique qui sied à ce genre théâtral, prend le parti de mettre en musique les situations à coup de chansons préenregistrées reprises … en play-back par les comédiens. Le comique de répétition aidant, il les multiplie jusqu’à l’excès.

Et tout s’écroule : loin de donner du rythme, la répétition de ces play-back le casse et finit par faire du parti pris de la pièce une sorte d’« attrape-tout » … qui m’a finalement coupé l’envie d’embrasser Folleville.

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #baroque, #Epoque moderne
[Musique – Opéra de Monte-Carlo] Max Emanuel Cenčić, cruelle désillusion !

Évidemment, je suis un peu binaire ! Lorsque mes sens atteignent la zénithale artistique, je le dis et j’essaie de vous faire partager cette plénitude, lorsque mes sens prennent juste de la hauteur ou, pire, quand ils ne décollent pas, je le dis sans me soucier de la notoriété des interprètes, des prouesses passées, du rouleau compresseur médiatique, du poids de l’opinion publique ou que sais-je encore. N’ayant rien à quémander, pas même une invitation, n’ayant rien à prouver, pas même mon incompétence, je mène ce blog comme mon journal, au rythme du quotidien de mes curiosités comme il s’intitule d’ailleurs. Je ne livre que mes impressions, je ne suis pas critique d’art.

La vedette du jour s’appelle Max Emanuel Cenčić, il est accompagné pour son concert Rokoko, par l’Armonia Atenae, nouveau nom international du Camerata d’Athènes, dirigé par George Petrou. Chez les contre-ténors et autres haute-contre, Max Emanuel Cenčić dispute la vedette, entre autres, au français Philippe Jaroussky ou à l’Argentin Franco Fagioli. C’est donc à juste titre que ce concert est présenté comme un événement.

Le programme de Rokoko aborde exclusivement les œuvres du prolixe compositeur allemand de musique baroque du XVIIIème siècle Johann Adolf Hasse, auteur de plus d’une cinquantaine d’opéras et de nombreux oratorios. Cela tombe parfaitement bien, je ne le connais pas. Le programme Rokoko est ponctué de quelques intermèdes orchestraux : ouvertures (« Artemisia », « Siroe, rei di Persia ») et le concerto pour mandoline en sol majeur, opus 3 no 11 interprété par Markellos Chrysikopoulos.

Et puisqu’il est question de Balkans, … « C'est là que les Athéniens s'atteignirent, que les Perses se percèrent, que les Satrapes s'attrapèrent, et que les Mèdes s'... » ; Max Emanuel Cenčić, connu pour ses vocalises dans le suraigu, reste cantonné dans le médium, semble avoir perdu ses aigus, est même carrément inaudible à certains moments. C’est seulement dans ses deux bis qu’il se « rattrape » et se promène dans le suraigu. Fort heureusement pour moi, l’orchestre baroque sauve la soirée quoiqu’en dise une de mes miennes amies, baroqueuse à souhait, peu impressionnée par la prestation dudit orchestre.

Entendons-nous bien, je ne suis pas venu assister à une performance de cirque, je ne suis pas venu pour une prouesse technique vocale, je suis venu écouter un concert baroque donné en particulier par un contre-ténor que je n’ai pas entendu.

A la sortie, une vague connaissance placée dans la salle peu loin de moi m’apostrophe : « c’était bien, non ? ». Comme je lui réponds que ça aurait pu être bien si j’avais entendu quelque chose, il me répond que, LUI, était TRÈS TRÈS bien placé. Et encore, j’ai eu beaucoup de chance, il était trop poli pour dire que j’étais sourd. Ce fut tout compte fait, à l’exception de l’orchestre baroque Armonia Atena (je persiste !), une soirée assez désolante.

[Musique – Opéra de Monte-Carlo] Max Emanuel Cenčić, cruelle désillusion !

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Amour, #Europe, #Opéra, #Lumière, #Musique, #Mythe, #Nature
[Musique - Opéra de Monte Carlo] Allo Rusalka ?

Dans Blue Velvet, David Lynch nous fait entrer et sortir de l’histoire avec un homme qui tond son gazon. Dieter Kaegi dans Rusalka de Dvorak nous fait entrer dans l’histoire avec un couple qui disparaît dans un marigot central et nous en fait sortir avec le même couple en visite autour de l’étang. Meilleure manière de nous rappeler la pérennité des contes et légendes dans notre quotidien.

Mai qui est Rusalka ? Rusalka, créature des eaux, avoue à son père l'Ondin qu'elle est amoureuse d'un prince. En présence de la sorcière Jezibaba, elle accepte d'être muette en échange de l’amour du prince. Malheureusement, celui-ci s'intéresse à une princesse étrangère et la délaisse.

Rusalka est donc une histoire d’amour aquatique que la scénographie et les créations lumières rendent particulièrement oppressante : omniprésence de l’étang circulaire, omniprésence de la lune entourée de brume en fond de scène qui sert de cadre aux amours avortées et apparitions régulières du bleu Génie des Eaux qui émerge de son marigot comme un diable de sa boite.

Dieter Kaegi réalise un équilibre permanent entre rêve et illusion, transforme tour à tour ce marigot en lieu de vie de créatures mythique et en lieu de pique-nique, joue sur les deux niveaux de l’histoire (la réalité terrestre et le fantastique aquatique) et accentue le trait en utilisant des marionnettes manipulées par des comédiens à vue.

Mieux ! Il maîtrise ses acteurs et nous présente un plateau équilibré avec des personnages possédant ce qu’il faut de caractère sans sombrer dans la caricature. Le Génie ondin au chant caverneux (Alexeï Tikhomirov), le Prince vraiment charmant (Maxim Aksenov), la Princesse étrangère aguicheuse et venimeuse (Tatiana Pavlovskaïa) formant une parfaite opposition avec les Nymphes ou Rusalka (Barbara Haveman) et une sorcière de luxe (Ewa Podleś) font de Rusalka une réussite pour ses débuts (enfin !) à Monaco 30 ans après ses débuts (enfin !) en France.

[Musique - Opéra de Monte Carlo] Allo Rusalka ? [Musique - Opéra de Monte Carlo] Allo Rusalka ?

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Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Opéra, #Amour, #Mythe, #Bad boys
[Musique - Opéra de Lyon] les (trois fois) quatre fantastiques

Avis à tous ceux qui pensent qu’il n’y a rien de fantastique autour des contes d’Hoffmann, je vais vous conter par le menu mon étrange expérience. J’avais très envie de passer un moment avec Laurent Alvaro que j’avais rencontré dans une production lyrique très étrange à Monaco. Je lui ai donc laissé un message mais comme il devait tenir le rôle des quatre diables dans la production que j’allais voir et que je l’avais sollicité tardivement, je ne me suis pas étonné de son silence me promettant d’aller en tong à l’opéra en signe d’expiation.

Dimanche soir, Lyon, veille de la dernière représentation des contes d’Hoffmann de Laurent Pelly à laquelle nous devons assister, nous décidons donc d’aller au restaurant. Choisir un restaurant à Lyon, c’est choisir une pâquerette dans un pré normand. Nous optons pour « Chez Léon », institution de Lyon, restaurant qui se compose d’une enfilade de salles qui forment autant de salons pour une vingtaine de personnes. Une fois installé … qui s’installe en famille à la table voisine ? … Laurent Alvaro. « Est-ce la main de Dieu ? Est-ce la main de Diable » fredonnait Barbara … c’est quadruplement de circonstance.

Le lendemain, retour aux choses sérieuses : la production des Contes D'Hoffmann, opéra en cinq actes de Jacques Offenbach dans une mise en scène de Laurent Pelly d'après la nouvelle édition de Jean-Christophe Keck dont je cherche désespérément le nom dans le programme. La dernière fois que j’ai assisté à une représentation des Contes d’Hoffmann, c’était au Teatro Regio de Turin dans une production de Nicolas Joël. M’étant largement ennuyé dans cette débauche scénographique envahissante qui masquait mal le manque d’inventivité, je m’étais carrément dispensé de la fin de la production… redoutant (à juste raison) pour la scène se déroulant à Venise de voir débouler la gondole grandeur nature.

Je dois vous avouer qu’Offenbach n’est pas ma grande passion, à moins de n’avoir vu jusqu’à présent que des interprétations et des mises en scène sans intérêt. Il faut pourtant que je trouve une solution, les spectacles d’Offenbach devenant de plus en plus les incontournables des fêtes de fin d’année.

A Lyon, la proposition de Laurent Pelly s’appuie sur le travail de Jean-Christophe Keck, grand « restaurateur » des œuvres d’Offenbach, qui donne à l’opéra inachevé une cohérence d’ensemble avec une fin entièrement retravaillée. La direction d’acteurs de Laurent Pelly fait mouche et les quatre diables brillamment interprétés par Laurent Alvaro, peut-être encore un peu trop en retenue, viennent en écho aux quatre rôles féminins (Olympia, Antonia, Giulietta, Stella) même si Patrizia Ciofi est par définition moins à l’aise dans le rôle de Giulietta. Cyrille Dubois, jeune ténor que toutes les productions lyriques semblent vouloir s’attacher en ce moment, remplit à merveille les quatre emplois bouffes et John Osborne ne compose qu’un Hoffmann mais quel Hoffmann !

Outre l’impeccable direction musicale de Stéphane Denève, le dispositif scénique imaginé par Chantal Thomas crée, par l’architecture fluctuante de ses panneaux amovibles, une atmosphère fantastique. Elle surprend le plus « Hoffmanophile » des spectateurs par quelques touches scéniques géniales comme l’élévation de la poupée Olympia qui finit par tourbillonner musicalement dans les airs comme une baudruche qui se déballonne ou encore le vol du reflet d’Hoffmann par un « miroir-vidéo ».

Promis ! Juré ! Je ne dirai plus que je déteste Offenbach … je me contenterai de dire que je n’aime pas Offenbach mal interprété !

[Musique - Opéra de Lyon] les (trois fois) quatre fantastiques[Musique - Opéra de Lyon] les (trois fois) quatre fantastiques

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