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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Danse, #arts numériques, #Musique, #Patrimoine
Ballets de Monte-Carlo - « L’Été danse » - "Massâcre" de Jeroen Verbruggen - "Memento Mori" de Sidi Larbi Cherkaoui ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Ballets de Monte-Carlo - « L’Été danse » - "Massâcre" de Jeroen Verbruggen - "Memento Mori" de Sidi Larbi Cherkaoui ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Deux habitués des Ballets de Monte-Carlo proposent dans le cadre de L’Été danse deux créations mondiales avec une contrainte de plateau : base de scénographie unique : le carré du plateau contre un disque de lumière aérien. Cette scénographie en mode « quadrature du cercle », pose immédiatement l’opposition entre le carré représentant le monde créé, la matière, le savoir et le cercle symbolisant l’infini, les puissances célestes, la Connaissance. Mais comment combiner la quadrature du cercle ?  

Jeroen Verbruggen dans Massâcre revient aux fondamentaux avec une vision du Sacre du Printemps qui tranche avec les interprétations qu’ont pu en donner les grands chorégraphes de Martha Graham à Georges Momboye ou Marie Chouinard en passant par Maurice Béjart, Pina Bausch, Jean-Claude Gallotta ou Angelin Preljocaj. Le Centenaire des Ballets russes dignement fêté en 2010 en Principauté en avait proposé plusieurs interprétations.

Sur une interprétation de l’œuvre d’Igor Stravinsky arrangée par Benjamin Magnin, Jeroen Verbruggen donne le ton : il inverse la proposition et tente de faire revivre, dans d’autres conditions, la réception de l’œuvre à ses origines. Il bouscule donc les codes d’une œuvre qui les avait déjà profondément bouleversés cent ans plus tôt. L’arrangement musical de Benjamin Magnin saccade un peu plus la partition donnant aux gestes chorégraphiques cette apparente forme heurtée. A la scénographie organique, terreuse de Pina Bauch Jeroen Verbruggen opte pour une scénographie métallique, post-humanisée que l’on retrouve dans l’asepsie de certains jeux vidéos que les costumes édulcorés à la fois gomment et renforcent. L’accueil est plutôt frais pour une proposition pourtant innovante.

Memento Mori de Sidi Larbi Cherkaoui est en revanche suivie d’une ovation. Hormis le côté virtuel, tout oppose les deux propositions, ce qui explique sans doute la différence de réception. Sidi Larbi Cherkaoui joue à plein la dimension science fiction et l’imaginaire de la Guerre des Étoiles.  Contrairement à la conception de Jeroen Verbruggen, la danse se fait ici plus ronde, plus fluide, plus onctueuse. Les mouvements collectifs ou individuels s’enchainent sans heurts simplement interrompus à deux reprises par deux interventions parlées qui tombent à plat car peu audibles et en anglais… deux bonnes raisons de s’en passer ! La création musicale de Woodkid qui accompagne finit contrairement à la chorégraphie par délaisser l’onctueux pour le poisseux, elle n’offre aucun intérêt sinon de faire entendre quelque chose qui plaît à tout le monde et à personne et effectivement, vue l’ovation, ça fonctionne !

Ballets de Monte-Carlo - « L’Été danse » - "Massâcre" de Jeroen Verbruggen - "Memento Mori" de Sidi Larbi Cherkaoui ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comBallets de Monte-Carlo - « L’Été danse » - "Massâcre" de Jeroen Verbruggen - "Memento Mori" de Sidi Larbi Cherkaoui ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comBallets de Monte-Carlo - « L’Été danse » - "Massâcre" de Jeroen Verbruggen - "Memento Mori" de Sidi Larbi Cherkaoui ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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