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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Arts plastiques, #Epoque contemporaine
Nice 2017, Ecole(S) de Nice - MAMAC - Nice - A propos de Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Nice 2017, Ecole(S) de Nice - MAMAC - Nice - A propos de Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Comme les années passées, la Ville de Nice propose une exposition estivale et automnale d’envergure du 24 juin au 15 octobre 2017 intitulée Nice 2017, Ecole(S) de Nice dont le commissariat général est assuré par Jean-Jacques Aillagon. Cette exposition générique regroupe quatre expositions dans quatre lieux emblématiques de l’art dans Nice: Le MAMAC (Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain), le Musée Masséna, la Galerie des Ponchettes et le 109.

Si l’ensemble des expositions marque les 70 ans de l‘École de Nice, celle du MAMAC intitulée A propos de Nice constitue un double clin d’œil : clin d’œil à l’exposition A propos de Nice en 1977 à l’ouverture du Centre Pompidou qui fête ses quarante ans et clin d’œil à l’emblématique film éponyme de Jean Vigo lui-même source d’encyclies avec le film A propos de Nice, la suite réalisé par sept cinéastes en 1995.

Dans une exposition de ce type qui traite  de l’art réalisé sur le territoire de l’exposition, le public cherche souvent voire toujours  à reconnaître tel ou tel artiste, tel ou tel acteur qu’il a connus. Mais au fait ? Qu’est-ce que l’École de Nice ? Selon Wikipedia, L'École de Nice est un courant artistique qui s'est développé à Nice à partir de la fin des années 1950 et qui a regroupé de nombreux artistes devenus internationaux. Elle s'inscrit à la croisée de plusieurs mouvements comme le Nouveau réalisme, Fluxus, Supports/Surfaces...

Pour définir l’École de Nice, le choix s’est porté sur quelqu’un que nous sommes légion à avoir cherché en photo dans l’exposition,  Raphaël Monticelli.  Raphaël Monticelli a défini en son temps l’École de Nice par son inverse : elle n’est pas l’ensemble de tous les artistes qui œuvrent dans la région niçoise. En revanche elle regroupe tout artiste distant de tout académisme, de toute convention, qui a réalisé une partie significative de son travail à Nice ou dans sa région, qui est un initiateur ou moteur, et non suiveur d’un mouvement et, enfin, qui s’inscrit dans une problématique contemporaine.

L’exposition jongle avec tout cela. Dans une salle, les pin-up de Martial Raysse sur installation de plage dialoguent avec A propos de Nice de Jean Vigo et avec un extrait de Du Côté de la Côte d’Agnès Varda contemporaine du mouvement. Au centre les chaises bleues de la promenade permettent de méditer la formule d’Yves Klein : Bien que nous, c'est à dire artistes de Nice, soyons toujours en vacances, nous ne sommes pas des touristes. C'est là le point essentiel. Les touristes viennent chez nous pour les vacances, nous, nous vivons sur cette terre de vacances, ce qui nous donne cet esprit de folie. Nous nous amusons sans penser ni à la religion, ni à l'art, ni à la science.

De part et d’autres, les différents mouvements foisonnent. Le nouveau réalisme avec Martial Raysse, Arman ou le crucifix de Nikki de Saint-Phalle étrillent la société de consommation et la supermarchisation de la société. Qu’il soit en vidéo, en interview, sur plan avec son atelier légendaire ou présent dans sa maison de la collection permanente, Ben est omniprésent. Il occupe l’espace et les transports pour y venir(les stations du tramway) sans qu’il ait besoin d’apparaître. A lui seul, il est le chantre de Fluxus de cette exposition. Enfin, troisième courant Support-surface est présent à travers les œuvres de Noel Dolla même si une exposition spéciale lui est consacrée à la galerie des Ponchettes ou celles de Bernard Pagès ou encore de Claude Viallat dans la collection permanente.

Le lien entre collection permanente et collection temporaire pose justement question dans cette exposition. Les œuvres de la collection permanente sont étrangement restées à leur étage et n’ont pas été intégrées pour les plus emblématiques d’entre elles dans la collection temporaire. Certes chacun peut y voir comme une invitation à aller plus loin, plus haut mais cela crée une distorsion préjudiciable à l’ensemble d’autant que la collection permanente est suffisamment riches pour présenter en plus de la temporaire soit les inclassables, soit les rattachés tardivement à l’École de Nice, soit ceux comme Claude Vialat qui sans être rattaché à l’École de Nice appartiennent à un courant qui s’y rattache.

A ce détail près, l’ensemble de l’exposition par son esprit d’à propos mérite réellement plus que le détour.   

Nice 2017, Ecole(S) de Nice - MAMAC - Nice - A propos de Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comNice 2017, Ecole(S) de Nice - MAMAC - Nice - A propos de Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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