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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Opéra, #Epoque moderne, #Mythe
Teatro Regio - Torino - Die Zauberflöte de Wolgang Amadeus Mozart ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Teatro Regio - Torino - Die Zauberflöte de Wolgang Amadeus Mozart ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Que le public l’adore ou la boude, la production de Die Zauberflöte de Wolgang Amadeus Mozart est toujours un événement. Succession d’airs que les mélomanes attendent, ces bijoux musicaux compensent le côté ésotérique qui en glace plus d’un ; conte initiatique, il attire également volontiers des spectateurs non musiciens. Je ne sais quelle partie du public le spectacle mis en scène par Roberto Andò a attirée mais la salle était bien indisciplinée à Turin : applaudissement mal à propos comme en plein milieu de l’ouverture ou bavardages en série !

Le problème de l’opéra de Mozart est qu’il joue sur les symboles comme le triangle ou les chiffre trois, les trois Knaben, les trois portes, les trois dames. Il faut donc une mise en scène qui sans gommer le côté symbolique en limite l’indigestion afin de ne pas trop surligner leur présence. A ce jeu là, le réalisateur Roberto Andò a prudemment opté pour une voie médiane entre symbolisme rituel et conte de fées comme l’apparition des trois Knaben aériens dans leur barque. Il est grandement aidé par les costumes de  Nanà Cecchi et le jeu de lumière, très important dans ce conte initiatique, de Giovanni Carluccio.

La direction d’orchestre d’Asher Fisch mène allègrement orchestre et chœurs du Teatro Regio. Et les premiers plans sont dirigés musicalement ou scéniquement de main de maître. Ekaterina Bakanova et Antonio Poli campent une Pamina et un  Tamino parfaitement crédibles, tour à tour drôles et émouvants. Olga Pudova ne se laisse pas piéger par le rôle de la Reine de la Nuit. Antonio Di Matteo qui ne devait assurer qu’une représentation se taille son petit succès dans le rôle de Sarastro qu’il aura tenu tous les soirs et, enfin,  Markus Werba est un Papageno magnifique accompagné d’une Papagena (Elisabeth Breuer) absolument bluffante dans sa métamorphose.

En résumé, la prestation musicale est de grande qualité, la proposition scénique sans être d’une grande innovation, tient tranquillement son rôle et, s’il est permis de rajouter que la proposition culinaire proposée pendant l’entracte est absolument divine, quelle bonne soirée à l’impolitesse d’une partie du public près.

Teatro Regio - Torino - Die Zauberflöte de Wolgang Amadeus Mozart ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com Teatro Regio - Torino - Die Zauberflöte de Wolgang Amadeus Mozart ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com Teatro Regio - Torino - Die Zauberflöte de Wolgang Amadeus Mozart ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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