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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Epoque contemporaine, #Patrimoine, #Europe, #Amérique du Nord
Auditorium Rainier III - Monaco ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Auditorium Rainier III - Monaco ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Pour fêter, le printemps qui s’achève, l’été qui vient, les vacances qui approchent, la saison qui se termine, l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo a décidé de faire son show ! Le programme allie découvertes avec le Concerto pour percussion et orchestre de Friedrich Cerha et Tuning up d’Edgard Varèse pour deux premières exécutions à Monaco, musique festive très connue avec La Marche de Radetzky, opus 228 de Johann Strauss ou Mambo extrait de West Side Story de Leonard Bernstein et des œuvres festives plus rares comme les Œuvres orchestrales de Leroy Anderson ou encore la célèbre Symphonie n°45 en fa dièse mineur dite « Les Adieux » de Joseph Haydn.

Pour éviter la fuite du public les deux œuvres les moins connues sont placées en milieu de première partie et en début de seconde, le concert s’ouvre et se ferme par les deux « tubes » du classique : la Marche de Radetzky où le public qui se croit à Vienne le premier janvier peut taper (mal) dans ses mains ouvre le concert et Mambo où le public peut crier en toute impunité clôt le concert.

La Symphonie « Les Adieux » de Joseph Haydn véritable mise en scène de la rébellion de l’orchestre se taille toujours son petit succès. A l’origine ce fut pour suggérer subtilement au Prince Nicolas Esterházy que le séjour dans son palais d’été était un peu long que chaque musicien, l'un après l'autre, s'arrêta de jouer, souffla la chandelle de son pupitre et quitta la salle. O tempora ! O mores ! C’est désormais le technicien qui baisse l’intensité lumineuse à chaque départ de musicien jusqu’à ce que le noir tombe sur les deux violons muets.

Si l’orchestre s’est défoulé dans les Œuvres orchestrales de Leroy Anderson, chaque pupitre y allant de sa petite mise en scène et s’il a rendu hommage aux orchestres et au cinéma dans la courte pièce d’Edgard Varese, c’est bien la performance (plus que l’exécution) de Simone Rubino dans le Concerto pour percussion et orchestre de Friedrich Cerha qui a le plus impressionné.

Le Concerto pour percussion et orchestre de Friedrich Cerha est la plus récente des œuvres jouées ce soir et la plus originale. Il est en effet rare de voir autant de percussions différentes sur scène mais les voir devant l’orchestre est encore plus étonnant. Passé le premier étonnement, l’oreille s’intéresse à l’ensemble, à l’intégration des percussions dans l’ensemble harmonique, aux différentes sonorités des percussions. Après la découverte de La Boda de Luis Alonso, pour castagnettes et orchestre interprétée à la folle Journée de Nantes en 2013 par Lucero Tena1 et l’Orchestre Lamoureux dirigé par Fayçal Karoui, le public était ainsi convié à découvrir un autre type de concerto.

Mais l’Homme aux baskets rouges, Simone Rubino pour répondre à l’ovation du public a entrepris une autre performance en soliste laissant l’ensemble de la salle pantoise devant tant d’énergie, tant de technique et surtout tant de musicalité.

1 Lucero Tena se produira en concert dans le cadre de la programmation de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo le dimanche 18 février, à 11h00  à l’Opéra de Monte-Carlo - Salle Garnier

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