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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Théâtre, #Europe, #Cinéma, #Epoque contemporaine, #Racines, #Afrique
"Esperanza" d'Aziz Chouaki - mes Hovnatan Avédikian - Théâtre national de Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

"Esperanza" d'Aziz Chouaki - mes Hovnatan Avédikian - Théâtre national de Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

A ma droite Brûleurs, court métrage réalisé par Farid Bentoumi en 2011 et à ma droite Esperanza écrit par Aziz Chouaki en 2013 et mis en scène au Théâtre national de Nice par Hovnatan Avédikian. Les spectateurs qui ont vu les deux œuvres ont d’abord cru à une version pour la scène du court métrage tant les similitudes sont évidentes mais rien dans le programme, dans la note de mise en scène ne laisse paraître une gémellité.

Le synopsis du court métrage Brûleurs nous annonce ce qui suit : Amine, un jeune Algérien, achète un caméscope dans une boutique d’Oran. Il filme des souvenirs de sa ville, de son appartement, et une dernière fois, des images de sa fiancée et de sa mère. Avec Malik, Lotfi, Mohammed et Khalil, ils embarquent sur une barque de fortune pour traverser la Méditerranée. Caméra au poing, Amine filme les traces de leur voyage.

La présentation de la pièce Esperanza nous annonce ceci : Un groupe de migrants s’embarque pour Lampedusa sur un modeste bateau, fuyant leur pays pour une terre nouvelle. À bord de l’Esperanza, ils tentent leur chance au gré de la Méditerranée, du passeur et des garde-côtes. En pleine mer, le groupe reste soudé en dépit des tensions. Chacun révèle ses attentes, ses peurs, ses espoirs fous...

Il n’y a certes rien d’étonnant à trouver des similitudes entre deux histoires de migrants traversant la Méditerranée sur un rafiot ; l’actualité nous le rappelle hélas tristement chaque semaine. Il semble donc normal que le groupe ait ses excès, ses moments de franche rigolade, ses moments de grande tension. Le plus troublant réside dans la construction même de l’histoire, dans ses choix.

Certaines  similitudes de la traversée se retrouvent quasiment à l’identique : les migrants renient leur pays d’origine et brûlent leur passeport, craignent tous les bateaux comme autant de garde-côtes, s’angoissent de la disparition de l’un  d’eux en mer et finissent seuls dans l‘immensité. Quelques éléments en revanche sont traités différemment notamment la présence féminine qui passe de celle qui reste au pays dans le court métrage à celle qui devient passagère clandestine dans la pièce.

Cela n’enlève rien aux qualités intrinsèques des deux œuvres. Le court-métrage donne un aspect réaliste à l’histoire et filme une fiction comme un documentaire. Les comédiens tiennent de bout en bout la pièce sans temps morts grâce à une direction d’acteurs efficace. Mais là encore, dans les deux cas, le même sentiment du « c’eut pu être moi » qui émerge des deux œuvres et des déclarations des créateurs renforce cette impression de déjà vu en adoptant le même parti pris esthétique.

Vous avez dit troublant ? 

"Esperanza" d'Aziz Chouaki - mes Hovnatan Avédikian - Théâtre national de Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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