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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Patrimoine, #Musique, #Arts plastiques, #architecture, #Moyen âge, #Religion
Abbaye de Silvacane ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Abbaye de Silvacane ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Protégée de la folie des hommes par son accès délicat, l’abbaye de Silvacane, troisième sœur cistercienne provençale est revenue en pleine lumière en partie grâce au festival de piano de la Roque d’Anthéron, commune qui assume désormais la gestion de l’abbaye.

Silva Cana signifie forêt de roseaux. C’est en 1144 que des moines venus de l’abbaye de Morimond, elle-même fille de Cîteaux, occupent le gué de Gontard sur la Durance, drainent le territoire et y développent l’agriculture. Florissante aux XIIème et XIIIème siècles, l’abbaye souffre à la fois de la folie meurtrière des hommes (Guerre de Cent ans et Guerres de religion), des cataclysmes (peste noire du XIVème siècle) et de l’évolution technique, l’imprimerie rendant illusoire le travail des moines copistes.

Déclarée bien national sous la Révolution française, l'abbaye redevient exploitation agricole évitant ainsi sa destruction par transformation en carrière de pierre. L'ensemble, classé au titre des Monuments Historiques, est acquis par l'État en 1945 avant d’être rétrocédé par décentralisation à la commune de La Roque d’Anthéron.

Ce qui surprend le plus à Silvacane c’est le silence, le calme et la sérénité qui se dégagent du site mais peut-être que l’heure et le jour furent propices : peu de visiteurs et juste un groupe en fin de visite.  Contrairement à Sénanque, Silvacane n’est plus occupée et se visite en continu avec ces éléments traditionnels propres aux abbayes : l’église abbatiale, le dortoir des moines, la salle capitulaire, le scriptorium, le chauffoir et le réfectoire.

Le réfectoire est le lieu dédié à l’art et notamment à l’art contemporain. L’exposition du moment est dédiée aux œuvres de Jacob Reymond qui se trouve être l’artiste idoine pour les lieux. Jacob Reymond travaille sur la métamorphose, l’empreinte, le signe. Il aime également la performance qui permet le croisement avec les autres formes d’expression artistique. Le travail présenté à Silvacane s’appelle partitions et exprime son ressenti  intime et sensible à l’écoute d’une œuvre musicale. Il transcrit ainsi sur toile ce que nombre d’entre nous sommes incapables de traduire : les vibrations que le son et la musique produisent en nous.

Silvacane, abbaye qui historiquement a résonné du chant des moines, accueille de manière récurrente des formations musicales et ouvre aujourd’hui ses portes à un artiste plasticien travaillant sur la transcription plastique des vibrations musicales qu’il ressent. Dans ce lieu l’exposition fait sens et raccroche intelligemment le patrimoine, le passé, les racines à des expressions artistiques d’aujourd’hui.  

"Vibrations" de Jacob Reymond à l'abbaye de Silvacane ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com"Vibrations" de Jacob Reymond à l'abbaye de Silvacane ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com"Vibrations" de Jacob Reymond à l'abbaye de Silvacane ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
"Vibrations" de Jacob Reymond à l'abbaye de Silvacane ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com"Vibrations" de Jacob Reymond à l'abbaye de Silvacane ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com"Vibrations" de Jacob Reymond à l'abbaye de Silvacane ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

"Vibrations" de Jacob Reymond à l'abbaye de Silvacane ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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