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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Epoque contemporaine, #Europe
Monaco- Printemps des Arts - Deux récitals en un ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Monaco- Printemps des Arts - Deux récitals en un ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Avec une semaine de retard sur son lancement, festival Mémoires de Lyon oblige, petite incursion au Printemps des Arts de Monaco 2017. Le rendez-vous est donné salle Garnier pour un double récital avec les pianistes Ivo Kahánek et Jean-Efflam Bavouzet, précédés par cinq minutes de rencontre avec la musique contemporaine  et l’interprétation à la harpe de Stretto de Patrick Marcland par Aurélie Bouchard. Patrick Marcland, compositeur né en 1944, a composé Stretto en 1978 et le Festival du printemps des Arts s’honore à nous présenter des pièces d’auteurs encore vivants  soutenant ainsi la création d’aujourd’hui avec une interprète qui met parfaitement la pièce en valeur.

En première partie, le pianiste Ivo Kahánek nous réserve un programme consacré à l’Est européen avec trois des quatre scherzos de Frédéric Chopin (seul le Scherzo n°3 en do dièse mineur, opus 39 manque à l’appel), la Sonate 1.X.1905 From the Street de Leoš Janácek et Trois danses tchèques H154 de Bohuslav Martinů. L’interprétation des scherzos de Frédéric Chopin surprend. Le tempo est rapide et tranche nettement avec celui adopté lors d’une des soirées de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo à l’automne denrier avec celui adopté par Béatrice Rana (http://un-culte-d-art.overblog.com/2016/10/musique-auditorium-rainier-iii-orchestre-philharmonique-de-monte-carlo-monaco-des-parfums-d-italie-partages.html). Longtemps après sa disparition, Frédéric Chopin continue à diviser public et interprètes : la partie du public sortie fort contente de l’interprétation de Béatrice Rana n’a pu sortir que mécontente de l’interprétation d’Ivo Kahánek tant son tempo rapide peut devenir gênant à « bouffer les notes » comme un orateur trop pressé « bouffe les mots ».  En revanche ses interprétation de Leoš Janácek et a fortiori de Bohuslav Martinů pour lesquels le public a moins de références en oreille ont été nettement plus consensuelles même si le jeu rapide d’Ivo Kahánek ne s’est jamais démenti.

La seconde partie de la soirée avec Jean-Efflam Bavouzet est géographiquement et historiquement plus disparate.  Si le XXème siècle est toujours à l’honneur avec Douze notations pour piano de Pierre Boulez, En plein air, Sz. 81: Musiques nocturnes de Béla Bartók et quelques pièces de Miroirs de Maurice Ravel, le récital débute avec la Sonate n°6 en fa majeur opus 10 n°2 de Ludwig van Beethoven, comme un hommage au créateur des grandes pièces de piano adaptées à l'interprétation en salle de concert. Si l’interprétation de la sonate de Beethoven par Jean-Efflam Bavouzet est extrêmement plaisante, c’est dans le répertoire du XXème qu’il émeut le plus celui qui l’écoute et se laisse transporter. Mieux, son interprétation des quelques pièces de Miroirs de Maurice Ravel sont franchement de l’ordre de l’exceptionnel au point de rêver de ne l’entendre que dans un récital monographique qui lui serait consacré mais de l’écouter encore et encore !

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