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un-culte-d-art.overblog.com

Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Amérique du Nord, #Arts plastiques, #Littérature, #Violence, #mort, #Bad boys
Cinéma Mercurey- Nice - Nocturnal animals de Tom Ford ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Cinéma Mercurey- Nice - Nocturnal animals de Tom Ford ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Le film débute dans une galerie d’art avec une performance de vieilles majorettes bottées, bien en chair et nues. La performance et le vernissage qui l’accompagne sont filmés tantôt en plongée tantôt de face avec un ralenti sur chaque corps en mouvement et ses chairs qui se déplacent, qui en subissent le contrecoup. Face à la clientèle convenue des vernissages, les mannequins s’inscrivent aux antipodes des standards et des canons de la beauté.

Susan Morrow dirige cette galerie et sa vie serait un antonyme de sa galerie : joli mari, jolie petite vie, jolie maison, jolie galerie… joli ennui. Guère d’illusions sur les expositions contraintes par trop de paramètres, aucune illusion sur son mari volage, plus aucune illusion  jusqu’au jour où elle reçoit un colis.

Ce colis qui tombe à pic fonctionne au choix comme une boîte de pandore ou comme un révélateur, il contient le manuscrit de son premier mari. Ce roman violent qui le met en scène, entraine Susan Morrow dans les méandres de la fiction et de la réalité. Le film suit à ce moment trois pistes différentes : celle du roman qu’elle lit et les images visibles à l’écran sont les images mentales que la lecture fait naître en elle, celle de ses souvenirs et notamment de sa vie avec son premier mari et celle de la réalité à laquelle Susan Morrow revient constamment interrompue de manière récurrente dans sa lecture par un bruit insolite qui la ramène chez elle.

Si le montage du film rend bien les enchainements entre les mondes réel, fictionnel et mémoriel, il a les défauts de ses qualités : l’histoire fictionnelle est trop « léchée » pour représenter le monde du roman se déroulant à mesure de la lecture,  peut-être aurait-il mieux valu qu’il soit présenté comme le monde mémoriel par petites touches plus impressionnistes, moins formalisées pour se montrer davantage fidèle au cheminement et aux évocations mentales de la lecture.

Le film est en fait comme la vie de son héroïne : trop carrée, trop parfaite, trop standardisée mais fort heureusement contrairement à elle, nous ne nous y ennuyons pas !

 

« Nocturnal animals » - Drame, Thriller de Tom Ford avec Amy Adams, Jake Gyllenhaal, Michael Shannon – États-Unis - Date de sortie 4 janvier 2017 – Durée : 1h 57min

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