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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Opéra, #Musique, #Antiquité, #Politique, #Religion, #Proche orient
Monaco - Grimaldi Forum ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Monaco - Grimaldi Forum ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Rendez-vous annuel au Grimaldi Forum pour la représentation lyrique de la fête nationale monégasque, avec Nabucco de Giuseppe Verdi, ouvrage mettant doublement à l’honneur le sentiment national, celui des Hébreux dans le déjà très agité Proche-Orient et, par un effet miroir, celui des Italiens alors en voie d’unification au XIXème.

La mise en scène de Leo Muscato, tout en offrant quelques pistes intéressantes, a un air de « déjà vu ». Les décors de Tiziano Santi restent dans les teintes grises et rocailleuses qui semblent indissociables de l’ouvrage. Fort heureusement, la production joue cinématographiquement avec les profondeurs de champ et  transforme habilement le plateau en découpant différemment les espaces. L’impressionnant  trône central représente symboliquement pouvoir et ambitions. Les costumes de Silvia Aymonino semblent tout droit sortis d’un péplum et cadrent avec l’ensemble. Les Lumières  d’Alessandro Verazzi semblent au contraire déconnectés de la trame dramatique et finissent par souligner outrageusement l’interprète et non le rôle.

 La création de véritables puits de lumières sur les interprètes mettent en évidence une direction d’acteurs qui semble faire défaut. Les chœurs nombreux pèsent sur le propos plutôt qu’ils ne le renforcent et l’alignement systématique des solistes engoncés dans leur puits de lumières sur le devant de scène tient davantage du récital que de la production lyrique. A ce jeu là, Léo Nucci n’a aucun mal à se distinguer de l’ensemble incarnant son personnage, multipliant les effets de scène, tranchant véritablement avec l‘ensemble du plateau.

C’est d’autant plus fâcheux que les chœurs de l’Opéra de Monte-Carlo ainsi que l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo dirigés par Guiseppe Finzi font merveille. C’est d’autant plus dommage que le plateau est d’exception ! Anna Pirozzi campe une Abigaille ambitieuse et meurtrière et réussit, chose peu aisée, à animer la transformation qui la parcourt du début à la fin de la pièce. Béatrice Uria-Monzon rend toute la sobriété de la touchante Fenena.  Gaston Rivero (Ismael) met sa fougue au service du rôle tandis que Vitalij Kowaljow en grand prêtre à toute l’autorité naturelle et le timbre nécessaire qui siéent au rôle. Dès qu’il entre en scène… il est Zaccaria. Cependant, tout en portant vocalement l’œuvre, nul ne peut lutter contre Lui. Par une sorte de mise en abîme facétieuse, Nabucco interprété par Léo Nucci a été… le Roi de la soirée. Brillant vocalement, à l’aise scéniquement, il se joue de tous les pièges, et administre au public une véritable leçon de chant et de numéro d’acteur. Il n’a rien perdu de sa forme ni de sa force ; au contraire, sa seule présence suffit au ravissement du public. La classe !

Opéra de Monte-Carlo - Nabucco de Giuseppe Verdi Anna Pirozzi Vitalij Kowaljow Léo Nucci©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comOpéra de Monte-Carlo - Nabucco de Giuseppe Verdi Anna Pirozzi Vitalij Kowaljow Léo Nucci©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comOpéra de Monte-Carlo - Nabucco de Giuseppe Verdi Anna Pirozzi Vitalij Kowaljow Léo Nucci©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
Opéra de Monte-Carlo - Nabucco de Giuseppe Verdi Anna Pirozzi Vitalij Kowaljow Léo Nucci©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comOpéra de Monte-Carlo - Nabucco de Giuseppe Verdi Anna Pirozzi Vitalij Kowaljow Léo Nucci©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comOpéra de Monte-Carlo - Nabucco de Giuseppe Verdi Anna Pirozzi Vitalij Kowaljow Léo Nucci©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Opéra de Monte-Carlo - Nabucco de Giuseppe Verdi Anna Pirozzi Vitalij Kowaljow Léo Nucci©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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