Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

un-culte-d-art.overblog.com

Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Epoque contemporaine, #Europe
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Deux pièces du XXème siècle au programme de Féérie, le concert proposé par l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo à l’Auditorium Rainier III. Petrouchka d’Igor Stravinsky dans la version de 1947, la plus jouée et L’Enfant et les Sortilèges de Maurice Ravel sous-titrée Fantaisie lyrique avec « sortilèges » animés sur les chanteurs. Cette production de l’Opéra National de Lyon, en partenariat avec l’Auditori de Barcelone sur un concept de Grégoire Pont paraissait particulièrement alléchante.

Pour l’Enfant et les Sortilèges de Maurice Ravel, le plateau relavait de la cour des grands rassemblant la soprano Camille Poul (L’enfant), la soprano Annick Massis (Le feu, la princesse et le rossignol), la mezzo-soprano Julie Pasturaud (La bergère, la chatte, l’écureuil, le pâtre), la contralto Élodie Méchain (La mère, la tasse, la libellule), le ténor François Piolino (L’arithmétique, la théière, le vieillard, la reinette), le baryton Alexandre Duhamel (L’horloge comtoise, le chat) et la basse Patrick Bolleire (Le fauteuil, l’arbre) sans oublier le Chœur de l’Opéra de Monte-Carlo sous la direction de Stéphano Visconti et le Chœur d’enfants de l’Académie de Musique Rainier III sous la direction de Bruno Habert.

Œuvres du XXème, mon cher Maurice Ravel, une proposition croisée arts visuels -art lyrique jusqu’à La Jambe de bois de Petrouchka, popularisée par mon idole Dranem en 1908, tous les ingrédients semblaient donc réunis pour me faire passer une soirée des plus magnifiques. Passée la mise en bouche de la première partie, allez savoir pourquoi, l’affaire ne s’est pas déroulée comme initialement prévue. Dans toute œuvre, il faut compter sur l’émetteur et le récepteur et c’est bien le positionnement des deux sur la même longueur d’ondes qui offre aux artistes comme aux spectateurs lorsqu’ils la vivent cette jouissance émotionnelle proche de l’absolu.

Visiblement, l’un des deux était en panne ce soir là. Au regard de la qualité intrinsèque du plateau, de la qualité maintes fois soulignée de l’orchestre philharmonique de Monte-Carlo, de la qualité exceptionnelle de son nouveau chef titulaire Kazuki Yamada, la piètre qualité du récepteur que je suis semblait une évidence. Jusqu’à ce que… Jusqu’à ce que je lise certaines critiques, non avares d’éloges à fort juste titre habituellement, ne marquer guère d’enthousiasme se contentant entre autres de disserter autour de l’œuvre et non de son interprétation.

Reprenant donc l’ensemble je me suis donc remis en introspection dans la représentation ou plutôt dans le ressenti quelques jours plus tard. Sont-ce les animations peu visibles sur les écrans et surtout très décalées par rapport au plateau qui ont perturbé mon écoute ? La somme des qualités vocales individuelles concentrées sur le plateau aboutissent-elles forcément à un résultat exceptionnel ? L’attente devant une offre artistique aussi alléchante a-t’elle perturbé mon entendement ?

Je poursuis mon interrogation sans heureusement trouver LA réponse. N’est-ce pas là le plus important en outre ? Analyser les ressorts du plaisir que l’on prend à entendre une œuvre, étudier le cheminement d’une incompréhension entre une œuvre et nous à un moment donné, lancer quelques hypothèses sur ces ruptures, n’est-ce pas cela aussi se confronter à une œuvre d’art ?

Féérie - Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comFéérie - Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comFéérie - Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Féérie - Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Commenter cet article