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un-culte-d-art.overblog.com

Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Europe
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Si la musique française avait déjà été à l’honneur lors du concert « Nés à Monaco », elle était reine pour « à la française »… comme son nom l’indique.  

L’orchestre dirigé par Yan Pascal Tortelier issu d’une des dynasties de musiciens français (son père Paul Tortelier était violoncelliste et ses sœurs Maria de la Pau Tortelier et Pomone Tortelier sont respectivement  pianiste et flutiste) devait accueillir Louis Lortie, pianiste québécois. Faut-il y voir un présage en ces temps de brexit, l’indisponibilité de Louis Lortie a profité au britannique Stephen Hough.

Trois des quatre œuvres du programme ont pour cadre la Méditerranée : Le Corsaire est une ouverture  composée dans sa version première à Nice, La Valse, poème chorégraphique pour orchestre de Maurice Ravel est l’histoire d’une commande ratée de Serge Diaghilev pour les Ballets russes à l’artiste tandis que le Concerto pour piano et orchestre n° 5 en fa majeur, opus 103 dit L'Égyptien a été composé, comme son nom le suggère, à Louxor. Dans ce programme, seules les Métaboles pour orchestre échappent à la règle commune de ce soir ayant été commandées par George Szell pour l’orchestre de Cleveland.

Les trois pièces pour orchestre sont vigoureusement dirigées par Yan Pascal Tortelier qui transmet à l’orchestre philharmonique de Monte-Carlo toute son énergie. L’interprétation de la Valse, œuvre musicale kaléidoscopique ne trompe pas et démontre le travail de fond qu’il a réalisé avec l’orchestre. Les Métaboles d’Henri Dutilleux  qui n’avaient pas résonné dans l’auditorium depuis l’époque de Marek Janowski, reprennent enfin leur place.

Le Concerto pour piano et orchestre n° 5 de Camille Saint-Saëns est le dernier composé par l’artiste. Débutant avec un premier mouvement aux sonorités très européennes, il se transforme dans le deuxième mouvement avec des sonorités plus orientales avant de conclure par une fanfare triomphale dans le troisième mouvement. Stephen Hough dont la biographie nous apprend qu’il a enregistré toute l’œuvre pour piano de Camille Saint-Saëns, était à l’évidence l’homme de la situation. Très à l’aise, il répond, notamment dans le troisième mouvement, à l’orchestre avec un jeu à la fois assuré et délicat qui transporte le public….une nouvelle fois.

Les « Parfums d’Italie » « nés à Monaco » « à la française » sont donc de très bon augure pour la poursuite de la saison de l’orchestre Philharmonique de Monte-Carlo.

Orchestre philharmonique d eMonte-Carlo - A la française ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comOrchestre philharmonique d eMonte-Carlo - A la française ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comOrchestre philharmonique d eMonte-Carlo - A la française ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Orchestre philharmonique d eMonte-Carlo - A la française ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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