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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Opéra, #Epoque contemporaine, #Danse
[Musique – Auditorium Rainier III - Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo – Monaco] Kazuki Yamada et la filiation monégasque

Afin d’affirmer la continuité et la pérennité de la création musicale en Principauté, Kazuki Yamada, désormais  entièrement dévoué à la direction de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo a décidé de frapper les esprits avec son concert inaugural intitulé « Nés à Monaco ».

Le concert « Nés à Monaco » a permis d’entendre ou de réentendre un certains nombre de pièces musicales qui ont vu le jour en Principauté. La Rondine de Giacomo Puccini, créée en pleine Première Guerre Mondiale  est la plus ancienne des créations présentées dans ce programme et la Dame de Monte-Carlo, dont la création remonte à novembre 1961, la plus récente. Pour ouvrir et clore chronologiquement parlant ce tour d’horizon des créations, la soprano Anne-Catherine Gillet a successivement interprété l’air de Magda Chi il bel sogno di Doretta et le monologue de la Dame de Monte Carlo. L’interprétation d’Anne-Catherine Gillet nous a immédiatement rappelé qu’à Monaco, l’opéra n’est jamais bien loin en même temps que la Dame de Monte Carlo nous renvoyait au bon souvenir de Denise Duval.

Si les deux premières pièces nous renvoyaient à la présence de l’opéra, la Suite des Biches de Francis Poulenc nous évoquait irrémédiablement les ballets russes et la création à Monte Carlo en 1921 de ce  ballet en un acte de Bronislava Nijinska sur une musique de Francis Poulenc et des décors et costumes de Marie Laurencin. Et s’il manquait dans ce programme une personnalité née à Monaco comme ses œuvres, Louis Abbiate, compositeur, violoncelliste et pédagogue monégasque était tout indiqué. Fort curieusement d’ailleurs, Le Songe d’Or, poème symphonique d'après Charles Nodier de Louis Abbiate créé en 1921, n’avait visiblement jamais été donné à Monaco confirmant au passage que nul n’est jamais vraiment prophète en son pays.

Enfin, pour achever de manière festive cette retrouvailles du public avec « ses œuvres »,  le  ballet Gaîté parisienne, œuvre la plus célèbre de Manuel Rosenthal, commandée par Leonide Massine et les Ballets russes de Monte-Carlo en 1938 a permis au public d’écouter en une ouverture et 23 mouvements, un savant montage des diverses œuvres de  Jacques Offenbach, feu d’artifice musical qui a bien entendu galvanisé une salle déjà conquise.

Ce concert inaugural, loin du mausolée, loin de la grande galerie de portraits redonnait soudain du sens à l’orchestre et à son public. Débuter une mandature en ancrant son arrivée dans l’histoire musicale de la Principauté tient d’ailleurs autant de l’hommage qui a séduit le public que du défi pour rappeler que cet orchestre a une histoire prestigieuse, une aura qu’il faut désormais assumer, poursuivre ou retrouver. Et Kazuki Yamada par la fougue qu’il a imprimée à sa direction, par son engagement physique personnel dans la direction que tout un chacun aura remarqué et par cette apparente idylle qu’il a su nouer avec les musiciens de l’orchestre semble effectivement et plus que jamais  l’homme de la situation.

 

Kazuki Yamada - Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comKazuki Yamada - Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comKazuki Yamada - Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Kazuki Yamada - Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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