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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Moyen âge, #Patrimoine, #architecture, #environnement, #guerre, #Tourisme
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Ce n’est pas que Rocamadour soit inintéressant, j’en conviens volontiers. Mais se retrouver début août à Rocamadour au milieu de bus déversoirs, de guides au drapeau, d’une horde touristique qui alterne magasins de souvenirs et magasins de produits régionaux, a de quoi faire fuir le pèlerin solitaire.

En revanche, à l’autre bout du département de la Corrèze, sur la rivière Maronne, à proximité du Cantal, au bout d’une dizaine de kilomètres de route sinueuse, se dressent fièrement les vestiges de la Cité médiévale Les Tours de Merle. Ici point de bus (difficulté d’accès), un nombre de touristes limité et surtout, des amoureux du patrimoine car il semble impossible d’atterrir ici par hasard.

Tout le monde a en tête les galeries de clichés sur le moyen-âge, les guerres seigneuriales, etc. Ici, la caractéristique du lieu tient dans l’agglomération de sept tours érigées aux XIIème et XIIIème siècles qui appartenaient chacune à un seigneur différent. Point de bataille me direz-vous ? Que nenni. L’ensemble féodal se trouve dans un méandre de la Maronne à une zone frontière entre grandes principautés.

La citadelle est assiégée pendant la guerre de Cent ans et si les Anglais réussissent à prendre une tour, ils doivent renoncer aux autres … et rendre la première. Le verrou porte donc bien son nom. Ce qu’Anglois ne purent réaliser, la bombarde le fit, la citadelle devint obsolète ne pouvant s’abriter de l’artillerie placée sur les hauteurs voisines. La ville servit de refuge aux Protestants pendant les guerres de religion du XVIème puis périclita.

Comme pour Bonaguil dans le Lot et Garonne (http://un-culte-d-art.overblog.com/-patrimoine-l-anachronique-bonaguil), l’immense chance des Tours de Merle (et la mienne au passage) se trouve dans son éloignement des voies de communication : isolé, le site ne servit pas ou peu de carrière avant qu’il ne soit classé au titre des monuments historiques par arrêté du 30 juillet 1927.

Le site en l’état laisse grand place à l’imaginaire. Accessible en visite libre, il vous laisse le temps de reconstruire, de réfléchir, de comprendre. Il propose des activités par énigmes au plus petit. Il ne pollue pas trop le contexte par excès de reconstitution. Il n’échappe pas hélas aux sempiternelles fêtes médiévales qui, à force de mélanger épisodes sortis de leur contexte (les éternels jongleurs, cracheurs de feu et chevaliers luttant à pied, à cheval ou en voiture), contribuent plus sûrement à la destruction du site par médiocrité qu’à sa valorisation.

Il reste donc une valorisation à confirmer, à assumer, à inventer pour ce site exceptionnel qui le mérite.

Les Tours de Merle - Corrèze ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comLes Tours de Merle - Corrèze ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comLes Tours de Merle - Corrèze ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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