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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Religion, #Epoque contemporaine, #Epoque moderne
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Il s’en est fallu d’un cheveu mais les vacances aidant, certains ont tendance à oublier les manifestations culturelles estivales. Pourtant la qualité proposée par le Festival international d’orgues de Monaco est réelle. Wayne Marshall, Yves Castagnet, Eric Lebrun, David Titterington, Michel Bouvard et Albrecht Koch se sont succédé aux grandes orgues de la cathédrale de Monaco réalisées par Jean-Loup Boisseau en 1976 et restaurées en 2011.

Pour la clôture du festival, Hans-Ola Ericsson propose Création musicale au féminin… seule présence féminine de ce festival dans la mesure où pas moins de sept hommes ont été temporairement titulaires des grandes orgues cet été. Comme son nom le suggère, l'interprète du jour, Hans-Ola Ericsson est suédois mais sa carrière l’a conduit à Montréal où il est titulaire des orgues de l’Université McGill.

L’orgue est sans doute le premier instrument qu’il m’ait été donné d’entendre dans la mesure où toutes les messes de mon enfance ont été accompagnées par les grandes orgues XVIIIème de l’église paroissiale de mon village. Dès les premières notes d’ailleurs, surgit de ma mémoire Mademoiselle Rudelli, titulaire des dites orgues et soliste dominicale de mon enfance.

Le programme proposé par Hans-Ola Ericsson propose une balade dans trois siècles de composition féminine d’Elisabeth Jacquet de la Guerre et sa Suite en la mineur de la fin du XVIIème au très contemporain Kanesang de Lise Dynnesen en passant par les deux célèbres femmes musiciennes du XIXème siècle : Clara Schumann (Praeludium und Fuge opus 16, n°2) et Fanny Hensel-Mendelssohn et son prélude.

Est-ce l’instrument en lui-même, la capacité à le maîtriser, sa taille par rapport au bâtiment ? Est-ce l’esprit de Mademoiselle Rudelli qui s’est soudain rappelé à mon souvenir ? Sont-ce les souvenirs qui se sont enjolivés avec le temps ? Toujours est-il que l’interprétation de la partie classique du programme s’est révélée assez décevante. Difficultés dans les nuances, gène dans la modulation, le domptage des grandes orgues apparaissait soudain plus ardu que prévu d’autant que le souvenir de la maîtrise tranquille des grandes orgues fussent-elles mal en point par Mademoiselle Rudelli se faisait plus présent à mesure de l’avancée du concert.

C’est dans le contemporain en revanche que Hans-Ola Ericsson a montré toute l’étendue de son talent et pas uniquement pour une question de référence. L’interprétation des œuvres contemporaines semblait lui seoir davantage et de découverte en découverte, Hans-Ola Ericsson nous faisait entendre La Vierge berce l’enfant de Claire Delbos, Veni Creator de Demessieux, Nun ruhen alle Wälder (toutes les forêts se reposent désormais si je ne m’abuse) de Johanna Senfter pour soulever l’engouement du public dans le Sanctus de Maija Einfelde.

Bref, pour avoir fait ressurgir Geneviève Rudelli du tréfonds de ma mémoire et pour l’interprétation des œuvres du XXème siècle, merci Monsieur Hans-Ola Ericsson.

Festival international d’orgues de Monaco - Hans-Ola Ericsson ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comFestival international d’orgues de Monaco - Hans-Ola Ericsson ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comFestival international d’orgues de Monaco - Hans-Ola Ericsson ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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